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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Il y a quelque chose de pourri au royaume capitaliste. La crise des jeunes, leur mal vivre est sans précédent. Nous sommes la génération qui allons vivre moins bien que celle de nos parents. Le sens de l’Histoire comme progression des conditions de vie est brisé. C’est pour nous une période de régression qui s’annonce. Petit boulot, mal logement, discrimination… sont d’autant de coup porté à nos vies auquel s’ajoute la perte progressive du pouvoir d’achat, auquel s’ajoute une précarité grandissante avec son lot de mal vivre et d’aliénation. Cette situation fait des jeunes une cible plus facile pour les tenants du pouvoir, une cible qu’il s’agit de compresser, de pressurer. Depuis 2002, la jeunesse a été une des principales cibles de la droite au pouvoir. Contrat jeunes, LMD, loi Fillon, CPE, LRU, rapport Pochard…

Une des logiques poursuivies par toutes ces réformes : précariser les jeunes au maximum, les modeler à accepter le système capitaliste dans sa version néolibérale. Et cela avec l’idée de se servir dès maintenant des jeunes comme appui pour précariser l’ensemble de la société. Mais aussi de gagner la bataille dans la durée, car en habituant les générations successives à l’idée de vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens. En habituant les générations successives à accepter la logique du chacun pour soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. Heureusement, si les jeunes sont parmi les plus touchés par la politique libérale, ils sont aussi ceux qui ont marqué le plus leur résistance à ce projet.

Le volet bac de la réforme Fillon et le CPE en sont les meilleurs exemples. Cela prouve que les jeunes réussissent à faire reculer le gouvernement quand ils arrivent à faire partager leur préoccupation à l’ensemble de la société. C’est-à-dire que lorsque les jeunes font la démonstration que les attaques qui leurs sont faites servent a attaquer l’ensemble de la société elle-même, ils sont en capacité de lancer des mouvements victorieux. Comme nous l’écrivions lors de notre congrès : « La jeunesse est une période de formation de la personnalité d’un individu. C’est une période où l’on essaie des choses, on se trompe, construit des projets. La jeunesse, c’est aussi une nouvelle génération qui entre en société, avec ses propres aspirations, son propre vécu. Elle a constitué par le passé, et continuera dans l’avenir à être ce groupe social qui plus que les autres renouvelle la société. Il faut donner les moyens aux jeunes d’inventer ce qu’ils seront demain, et quelle société ils veulent construire. »

Notre ambition n’est pas l’accompagnement des besoins du marché. C’est de « commencer par les fins », mener une politique qui réponde aux besoins et aux aspirations concrètes des jeunes et des citoyens. Donner les moyens à la jeunesse, c’est lui donner les moyens de s’épanouir, de se projeter dans l’avenir, mais aussi de bâtir la société de demain.

Lire la suite sur le site des Jeunes Communistes
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