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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le PCF a qualifié mardi de "révoltante et proprement scandaleuse" la décision du gouvernement de ne pas faire appel de la sentence arbitrale rendue dans le dossier Tapie.

Le PCF estime, dans un communiqué publié au lendemain de cette décision, qu'"après un recours inédit à la justice arbitrale, en lieu et place d'une procédure classique, Christine Lagarde dépose la cerise sur le gros gâteau offert à Bernard Tapie".

La ministre "pousse même le cynisme jusqu'à faire rentrer Tapie dans le livre des records, en lui accordant le montant le plus important jamais constaté pour préjudice moral", affirme le parti, pour qui "nul doute que l'ombre de Nicolas Sarkozy plane dans cette affaire nauséabonde".

"Depuis 2004, Nicolas Sarkozy a tenté plusieurs fois d'intervenir en faveur de Bernard Tapie", affirment les communistes, jugeant que "la fonction présidentielle semble avoir eu raison des dernières résistances".

Pour le Canard Enchaîné qui a révélé les dessous de l'affaire Tapie, Nicolas Sarkozy qui partage avec Bernard Tapie une même fascination pour l'argent et la réussite compte bien utiliser Bernard Tapie pour affaiblir à la fois le PS et le MODEM.

Figure du PRG, Bernard Tapie avait appelé à voter pour Nicolas Sarkozy aux dernières élections présidentielles. Il est aujourd'hui récompensé de sa trahison intéressée et pourrait revenir dans le jeu politique à la tête d'une liste unique radicale PRG / Parti Radical valoisien aux élections européennes de 2009.

La réunification de la famille radicale, ardemment souhaitée par Jean-Louis Borloo et les dirigeants du Parti Radical valoisien, mais aussi par certains dirigeants du PRG se ferait contre le PS et placerait de fait le Parti Radical dans l'orbite de l'UMP, dont le Parti Radical valoisien constitue un parti associé. Courtisés par le Président de la République pour qu'ils votent la réforme de la constitution, de nombreux parlementaires PRG ont cédé aux ouvertures de Nicolas Sarkozy. Le PRG rompra-t-il ses alliances de gauche à la faveur d'une réunification avec le Parti Radical valoisien ? Au Parti Socialiste, l'hypothèse ne fait plus sourire.

Le PRG et le Parti Radical valoisien pourraient être rejoints par les clubs des ministres sarkozystes d'ouverture, les Progressistes d'Eric Besson et la Gauche Moderne de Jean-Marie Bockel.

Pour Nicolas Sarkozy, la constitution d'un pôle "de gauche" allié à l'UMP autour de Bernard Tapie et d'un Parti Radical réunifié constitue une réserve de voix et une machine de guerre contre François Bayrou et le MODEM, privés d'espace politique au centre et qui représentent un danger pour l'UMP depuis que les amis de Bayrou ont renoncé à jouer les supplétifs de la droite.

Ces manoeuvres politiques sont bien dérisoires. De la droite du PS au Parti Radical valoisien en passant par le PRG et le MODEM, elles opposent des hommes et des partis pro-européens et libéraux qui sont d'accord sur l'essentiel.

Elles en disent long sur le fonctionnement clanique d'un pouvoir UMP sourd aux attentes de la population et qui fait payer les contribuables pour renflouer le portefeuille des riches amis du Président.

Pour le PCF, cette affaire où se mêlent calculs politiques et intérêts personnels "apporte encore la preuve que la France de Sarkozy se divise en deux catégories : ceux qui doivent faire des sacrifices, et ceux qui ont le pouvoir".
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L
Je respecte le PARTI COMMUNISTE MAIS POUR HENIN BEAUMONT CEST MARINE LE PEN QUI NOUS FAUDRAIt
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D


Pourquoi donc ? Il faut vous expliquer. Moi, je veux bien débattre avec vous, mais pour débattre, il faut autre chose que des slogans.

Je vous donne une première piste de réflexion : vous me dîtes : "C'est Marine Le Pen qu'il nous faudrait". Très bien. Analysons un peu ce slogan. C'est Marine Le Pen qu'il nous faudrait
pour quoi faire ? Au nom de quoi ce serait Marine Le Pen ? A quoi rime cette personnalisation du débat politique ? Marine Le Pen n'est après tout qu'une militante frontiste comme les autres, ni
plus ni moins. Ce n'est pas un être extraordinaire.

Pourtant, dans votre slogan, Marine Le Pen apparaît comme un sauveur. Le mythe du sauveur, de l'homme (ou de la femme) providentiel est un mythe politique et relève d'une idéologie qui a
un nom dans l'histoire politique contemporaine : on appelle ça du bonapartisme, parce que Napoléon Ier et Napoléon III ont joué dessus.

Les partis de droite et d'extrême droite mettent en avant un chef supposé charismatique capable de sauver la nation : au choix, ça peut être un roi, ça peut être le général Boulanger, le maréchal
Pétain, ça peut être De Gaulle qui a joué sur ce mythe en 1958, ça peut être Poujade, ça peut être Jean-Marie Le Pen, ça peut être Sarkozy.

Moi, je ne crois pas aux mythes politiques. Un sauveur qui défendra la France et les Français (contre quoi et contre qui d'ailleurs ?), ça me heurte.

Au Parti Communiste, on ne croit pas à un sauveur suprême. C'est la classe ouvrière organisée dans les partis, dans les syndicats, dans les assemblées générales qui construira une société plus
juste.