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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Plusieurs centaines de lycéens des lycées Darchicourt, Pasteur et Senez se sont à nouveau mobilisés ce matin et ont manifesté à Hénin-Beaumont pour exiger le retrait du CPE, véritable contrat léonin qui met les jeunes salariés à la merci des employeurs qui pourront les licencier sans motif pendant une période de deux ans !

Comment se syndiquer, oser revendiquer, quand le pouvoir du patron est arbitraire ? Comment construire sa vie, prendre le risque d'acheter une maison, sous le régime du CPE ? C'est une véritable épée de Damoclès qui restera pointée au dessus de la tête des jeunes salariés.

Le CPE organise la casse du Code du Travail sans résoudre le problème du chômage. Ce n'est pas la précarité, l'incertitude devant la toute-puissance patronale qui créeront plus d'emplois.
Il faudrait au contraire augmenter fortement les salaires pour relancer la croissance, embaucher massivement les professeurs, les infirmières, les postiers dont nous avons besoin dans nos services publics !

Les communistes d'Hénin-Beaumont se félicitent de l'ampleur de la mobilisation. Ce matin, les militants communistes héninois étaient aux portes des lycées Pasteur et Darchicourt pour distribuer 800 tracts. Le succès de la manifestation lycéenne de ce matin est le signe que les jeunes n'en peuvent plus de la précarité à laquelle on voudrait les condamner.

6 autocars emmèneront cet après-midi les lycéens héninois à Lille pour participer à la grande manifestation régionale.
La victoire est à portée de mains ! Les manifestations de samedi seront décisives. C'est maintenant aux salariés du public comme du privé de rejoindre les lycéens et les étudiants en lutte.

Tous ensemble pour l'abrogation du CPE !

Le tract distribué par les communistes héninois et les photos de la manifestation de ce matin sont en ligne.

Tract CPE Hénin
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paul 29/03/2006 21:05

comme vous le dites le front national qui est le relai de cette vieille pétiniste et raciste extreme droite est toujours aussi pitoyable , minable , ils nient l'holocauste , dans les rues lorsque l'on rencontre leurs militants ce ne sont que conversations niveau égouts sur le racisme et sur la gloire de leur heros local , les femmes au foyer , retour d'une religion integriste , écoles privées , droits syndicaux reduits a néant  etc etc ... Tel est le FN  à Hénin comme en France  lisez tous pour etre rassurés le site internet qui est le leur  SOSFRANCE  Vous allez etre sidérés mais en meme temps informés sur ce que sont ces gens et cette idéologie  bon courage a vous   pas à eux

David NOËL 30/03/2006 16:38



Je partage l'essentiel de ce que vous dîtes, mais j'y mettrais quelques bémols. Que le Front National soit l'héritier d'une certaine extrême droite vichyste, je suis d'accord, mais cela mérite
d'être explicité de manière autre qu'allusive, par contre, sur le racisme (entendu comme la croyance en la supériorité d'une race sur les autres) et le fait qu'ils nieraient l'holocauste, il faut
faire attention aux mots, je ne les reprendrai pas à mon compte.

Je crois qu'il faut dépassionner le débat et analyser froidement le Front National comme expression d'une culture politique. Comment la définir, c'est toute la question...

René Rémond, le grand historien des droites distingue trois droites qui se mettent en place au XIXe siècle : une droite libérale et orléaniste, une droite conservatrice, catholique et légitimiste
et enfin une droite bonapartiste et plébiscitaire.
Zeev Sternhell a quant à lui essayé de montrer qu'avec le boulangisme et l'affaire Dreyfus émerge ce qu'il appelle une "droite révolutionnaire", celle des ligues (Ligue des Patriotes de
Déroulède, Ligue Antisémitique de Vincent Guérin...) qui recoupe plus ou moins la droite "bonapartiste" de René Rémond. Sternhell parle d'une "droite révolutionnaire"  parce qu'il veut
mettre en évidence le rôle d'un antisémitisme "anticapitaliste" incarné par quelqu'un comme Edouard Drumont et le goût de cette droite révolutionnaire pour l'action. Un journaliste comme Jean
Rochefort, ancien communard devenu un des principaux conseillers de Boulanger a été l'un des instruments de l'intégration des préoccupations sociales dans le corpus idéologique de l'extrême
droite.

Quoi qu'il en soit, que l'on parle de droite "bonapartiste" ou de "droite révolutionnaire", nous sommes en présence d'un courant politique qui va se maintenir sous la Troisième République et
reprendre une certaine consistance au début des années 30. En 1936, avant leur dissolution, les Croix de Feu du colonel de La Rocque comptent 600 000 adhérents et le PSF, fondé après leur
dissolution dépasse vraisemblablement un million d'adhérents en 1937-38. Le premier parti de masse à droite de l'échiquier politique est un parti d'extrême droite, de type bonapartiste, qui
milite pour une République plébiscitaire et qui développe une certaine xénophobie propre à toute l'extrême droite, sans qu'on puisse identifier clairement chez eux un racisme et un antisémitisme
comparable à celui du parti nazi.

Il est clair que les gens qui participent à la Révolution Nationale autour de Pétain se situaient pour beaucoup d'entre eux avant guerre dans la mouvance de l'extrême droite : PSF de De La
Rocque, PPF de Doriot... 
Après la seconde guerre mondiale, ces courants politiques sont marginaux et discrédités et c'est le gaullisme qui reprend à son compte la tradition bonapartiste. Des études ont montré qu'un
certain nombre de cadres du RPF en 1947 faisaient déjà partie du PSF en 1937. Le gaullisme incarnant la droite plébiscitaire et bonapartiste, l'extrême droite reste confinée dans de petits
cercles privés d'audience et s'organise autour de journaux révisionnistes.

La culture politique de l'extrême droite n'a pas disparu pour autant... Le mouvement poujadiste, par son anti-communisme, son hostilité à l'impôt, son culte du chef, sa critique du
parlementarisme rejoint d'une certaine manière les ligues des années 30. C'est dans ce contexte que Jean-Marie Le Pen émerge, d'abord comme député poujadiste, puis membre du CNI avant de fédérer
autour des anciens d'Ordre Nouveau (issu du mouvement Occident), des anciens de l'OAS et des héritiers de Vichy, toute l'extrême droite dans un même parti.
Que le FN soit donc l'héritier de la vieille extrême droite pétainiste et révisionniste, c'est une évidence historique, à condition de préciser que les courants politiques qui les portaient à
l'intérieur du FN encore groupusculaire des années 70 ont été marginalisés à partir du moment où le FN est devenu un parti de masse.
D'ailleurs la transformation du FN en parti de masse (qui est relative, le FN ne compte que 60 000 adhérents d'après son site officiel) va de pair avec la "giscardisation" de la droite gaulliste.
Le mouvement gaulliste a perdu pour l'essentiel son caractère plébiscitaire et bonapartiste pour devenir un parti conservateur-libéral comme les autres, c'est-à-dire un parti de la droite
"orléaniste" pour reprendre la typologie de René Rémond. Le FN occupe l'espace politique laissé vacant par la disparition de la droite "bonapartiste", mais je ne pense pas qu'on puisse en faire,
à l'heure actuelle, un parti de la "droite révolutionnaire". Sa sociologie, son programme économique l'en empêchent.

La lecture de sites internet trustés par des militants identitaires parfaitement racistes fait peur, je suis tout à fait d'accord avec vous, mais le militantisme sur internet n'est (heureusement)
pas représentatif de la réalité de l'électorat FN.

Je crois qu'en la matière, il faut s'efforcer de dépassionner le débat et de ne pas diaboliser outre mesure le FN. Un certain nombre d'électeurs populaires sont sensibles aux idées du FN, parce
qu'ils croient, sans doute en toute bonne foi, aux préoccupations "sociales" du FN. C'est une tendance lourde depuis le boulangisme... 
Le FN est social à la manière dont l'était Boulanger qui recevait des fonds de la duchesse d'Uzès et des royalistes tout en laissant Jean Rochefort  se revendiquer de la Commune et mettre en
avant une doctrine sociale à laquelle Boulanger ne croyait pas lui-même... Cette hypocrisie, ce mensonge, il faut les dénoncer sans relâche.
Sur le CPE, sur le syndicalisme, sur l'impôt, les idées du FN, les idées de Steeve Briois et de ses amis ne sont absolument pas sociales !
Si le FN a pu apparaître comme un parti "social", c'est en raison de nos propres abandons et notamment, il faut bien le dire, de la conversion de larges franges du du Parti socialiste au
libéralisme à partir de 1983, conversion que nous n'avons pas su empêcher, y-compris quand nous étions au gouvernement avec les socialistes.

Ma réponse était un peu longue, mais votre message appelait une réponse un peu détaillée pour éviter tout malentendu.

Cordialement,



El national 22/03/2006 16:45

Oua zy va je parle trop bien la France moi. Trop bien la manif financé par l'argent du contriuable Heninois sé trop cool d'etre au PCF pour défiler avec l'appui de notre ami Dalongeville ,ouai faut dire koi ke on a une part du gateau ,nous on fait pas de la duplicité Monsieur Briois mais de la complicité , la jeunesse je l'instrumentalise avec mes camarades moi zyva on a été au manif sé trop de la balle mais ya les CRS sa sé pas cool pour nous la gauche on est contre toute forme d'autorité qu'elle nik sa mère.
Malheureusement pour vous les héninois et Héninoises voteront en 2008 et aussi en 2007 et les villers ,le pen and co créeront une nouvelle fois la surprise face au partisan de l'immobilisme . Ils ont des acquis oui , comme les marchés truqués de Paris , l'affaire de la mnef un acquis social cher aux elus de gauche et de la droite molle qu'il ne faudra pas leur enlever eux dans leur tour d'ivoire. Mais je vous rassure vous qui espérer le changement il viendra staliniste ,gauche caviar et droite soumise s'en iront les pieds devant.

David NOËL 22/03/2006 19:14



N'importe quoi, comme d'habitude avec l'extrême droite.
Manifestement, vous méprisez la jeunesse... Comment pouvez-vous croire que les centaines de milliers de lycées et d'étudiants qui se mobilisent contre le CPE et la précarité sont
"instrumentalisés" ?
C'est toujours la même théorie inepte qui ressort à chaque mouvement étudiant. La droite et l'extrême droite crient systématiquement à la manipulation politicienne et ne veulent pas voir que les
jeunes qui manifestent depuis un mois sont dotés de libre arbitre et conscients de la gravité des attaques qui les visent.
Je vous laisse à vos rêves de victoire, mais nous vous barrerons la route... Les Héninois ne sont pas dupes, ils savent bien d'où vient l'extrême droite, quelle est son histoire et quel est son
projet politique. Nous serons toujours là pour le rappeler...



méhdi 17/03/2006 15:43

sérieu tro bien la manif ge sui a droite de la banderole
géspére ke cette réforme va tétre aboli .De plus ge sui fiére détre intégré ds le parti communisme !!! et NON AU CPE
on lacherra pa vs pouvé compté sur les éléves du lycée Darchicourt