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Interviews et reportages sur Méricourt

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Publié par David NOËL

Les sept délégués de la section d'Hénin-Beaumont du PCF se sont retrouvés le samedi 11 mars, toute la journée, et le dimanche 12 mars jusqu'à 13h à l'hôtel de ville de Calais où se tenait la 40ème conférence fédérale de la Fédération du Pas-de-Calais du PCF.

Au total, 278 délégués venus de tout le département ont fait le déplacement jusque Calais.
Les débats ont été nourris et fraternels. Ils ont surtout porté sur la stratégie électorale : à un an d'élections majeures qui pourraient changer la vie de millions de Français, c'est le devoir des militants communistes que de pousser leur parti à adopter un positionnement clair, passant par une candidature communiste à l'élection présidentielle et la présentation de candidats communistes dans toutes les circonscriptions.

Les militants communistes du Pas-de-Calais ont majoritairement rejeté le texte de la base commune présentée par la direction nationale de notre parti qui entretenait le flou sur ces questions. Pour une très grande majorité de communistes du Pas-de-Calais, il est impensable de songer à réitérer la "gauche plurielle" aux côtés de partis, comme le Parti Socialiste et les Verts, qui n'ont pas tiré toutes les leçons du 29 mai.
Tout accord électoral ne pourra se faire que sur des bases clairement antilibérales et anticapitalistes, qui devront être en rupture avec la construction d'une Union Européenne capitaliste et impérialiste.

La conférence fédérale de Calais a été l'occasion de renouveler le comité fédéral, qui passe de 71 à 77 membres. C'est un comité fédéral rajeuni et féminisé qui a été élu ce dimanche.

La conférence fédérale a également désigné une délégation de 27 membres qui participeront au XXXIIIe Congrès national du Parti communiste qui se tiendra au Parc des expositions du Bourget, du 23 au 26 mars.
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L
David, je pense que c'est un erreur et même un contresens de présenter un candidat PCF qui n'a aucune chance d'être élu... Se rassembler à gauche dès le 1er tour, c'est empêcher la droite et surtout l'extrême droite d'avoir un vaste boulevard ouvert en face d'elle... Tu ne crois pas ???
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D
Salut Laurent, Pour te répondre sur ce sujet, je ne pense pas du tout qu'un ralliement à un candidat commun de la gauche pour battre la droite et l'extrême droite soit une solution. Quel serait ce candidat ? Un des présidentiables socialistes qui ferait campagne au centre, promettrait des baisses d'impôts aux catégories sociales les plus aisées et ne reviendrait pas sur les privatisations opérées depuis des années par les gouvernements de gauche comme de droite ? En réalité, je crois qu'il faut bien avoir en tête le contexte idéologique dans lequel les forces politiques de gauche évoluent. Disons que depuis le début des années 80, une certaine frange de la gauche, d'abord la CFDT d'Edmond Maire et les rocardiens du PS, la fameuse "deuxième gauche", appuyées par un certain nombre de publications amies comme Libération ou le Nouvel Observateur ont été les instruments de la victoire du capitalisme dans la gauche française. Serge July et Laurent Joffrin qui était le chroniqueur économique de Libération au milieu des années 80 s'en sont vantés...Partant de là, le PS , la CFDT, même une grande partie des Verts ont abandonné tout véritable projet de transformation sociale. Aujourd'hui, DSK, Hollande, Cohn-Bendit et consorts ne rêvent plus de "changer la vie". A la fin d' "Une saison en enfer", Rimbaud, ironiquement conclut en disant : "Il faut être absolument moderne". J'ai l'impression que le PS a troqué une formulation rimbaldienne pour une autre sans comprendre que la modernité à laquelle ils veulent préparer la France, celle de la mondialisation et du libre-échange est le fruit d'une contre-révolution conservatrice pensée par des intellectuels : Hayek, Friedman et ses disciples de l'école de Chicago... Si tu me permets une analogie historique, Hayek, Friedman et les autres penseurs du libéralisme ont pensé une contre-révolution qui mettrait à bas le compromis keynésien de la même manière qu'Edmund Burke, Joseph de Maistre et Louis de Bonald ont pensé en leur temps une contre-révolution ultra-royaliste qui mettrait à bas les conquêtes de 1789. La mondialisation, ce n'est pas une réalité à laquelle il faudrait s'adapter, c'est le produit d'une politique et d'une idéologie et je n'ai rien en commun avec les gens qui acceptent et cette politique, et cette idéologie, qu'ils soient cartés à l'UMP, à l'UDF ou au PS. Je suis convaincu qu'il y a deux gauches irréconciliables, comme le référendum du 29 mai l'a montré. Si la gauche sociale-libérale PS, Verts, PRG (je ne confonds pas les directions de ces organisations avec leurs militants de base, avec qui nous pouvons travailler) veut présenter un candidat commun, qu'elle le fasse, mais nous défendons des options politiques radicalement différentes. Présenter un candidat, c'est jusqu'à présent le meilleur moyen de faire passer des idées. Peu importe le nom du candidat, l'important, ce sont les idées : nous devons utiliser la présidentielle pour faire passer dans le débat public les idées communistes et convaincre les citoyens de nous rejoindre dans notre combat contre le capitalisme. Le PC est le mieux placé pour cela et je suis convaincu que la forme parti a encore de l'avenir devant elle ; on ne fait pas la même politique avec un PC de 130 000 adhérents qui fait 5 % aux élections ou avec un PC de 500 000 adhérents qui fait 20 %. De nombreux citoyens partagent nos idées, nous devons utiliser toutes les occasions que nous avons pour les convaincre de nous rejoindre et de se battre avec nous. Ne pas présenter de candidat, ce serait céder à la fatalité, renoncer au combat et accepter de se situer dans le cadre pré-défini par les libéraux.