Patrick Piret nous avait manqués… Habitué à distiller quotidiennement son venin, l’animateur du blog Alter Echo était en vacances… On imagine sa frustration.
Retranché derrière le confortable anonymat de ses initiales, Patrick Piret anime depuis maintenant plusieurs mois le blog Alter Echo. Militant de l’Alliance Républicaine, Patrick Piret est devenu
au fil de la campagne des élections municipales, un interlocuteur familier dont les commentaires sagaces (sic) inondaient les blogs politiques héninois (surtout ceux du MJS et du
PCF).
A l’époque, Patrick Piret avait un postulat et une stratégie. Le postulat de M. Piret tient en peu de mots : « Gérard Dalongeville est un démagogue incompétent et populiste et Daniel Duquenne
un honnête homme entouré d’une équipe aussi sympathique que talentueuse ».
Fort de ce postulat, Patrick Piret ne veut pas entendre parler de politique : ne lui parlez pas de valeurs de gauche, de valeurs de droite… Ne lui parlez pas d’altermondialisme, d’anticapitalisme
ou de lutte contre le fascisme. Les évolutions du PS l’indiffèrent, de même que la recomposition de la gauche : antilibéralisme, social-libéralisme, mondialisation… Pour Patrick Piret, les
Héninois n’ont que faire de ces gros mots.
Obsédé par Gérard Dalongeville, Patrick Piret est adepte de la personnalisation de la vie politique. L’union de la gauche est un principe qui lui est totalement étranger. Pour lui, on est «
pro-Dalongeville » ou « anti-Dalongeville ».
Durant la campagne municipale, Patrick Piret, en bon centriste, s’est efforcé sans succès de nous vendre l’Alliance Républicaine comme une alternative crédible au Front National. Car Patrick
Piret avait une stratégie particulièrement originale : monter une liste de la société civile, une liste de rassemblement des hommes et des femmes de bonne volonté par delà la gauche et la droite
pour abattre Gérard Dalongeville.
Ne dîtes pas à Patrick Piret que cette "stratégie" vieille comme le monde fleure bon le centrisme et la "troisième force", remixée à la sauce de l'ouverture sarkozyste, Patrick Piret est persuadé
de son génie stratégique. Visiblement, le centriste Patrick Piret fait de la politique politicienne comme M. Jourdain fait de la prose, sans le savoir...
Du rassemblement des hommes et des femmes de bonne volonté au poujadisme du centre, il n’y a qu’un pas, que Patrick Piret et ses amis ont allègrement franchi. S’ils étaient les seuls à vouloir
rassembler les hommes et les femmes de bonne volonté par delà les partis, c’est forcément que les autres étaient des sectaires, des apparatchiks, des idéologues ou des lâches complices d’un Maire
populiste… Tous pourris : Gérard Dalongeville, Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Ferrari, la direction fédérale du PS, la direction fédérale du PCF et moi, nous sommes tous les acteurs d'un vaste
complot destiné à ruiner Hénin-Beaumont !
Illusoire, la stratégie centriste de l'Alliance Républicaine était politiquement insensée : elle faisait disparaître les partis politiques à l’heure où nous nous efforçons de reconstruire un
Parti Communiste puissant au service du monde du travail, elle entretenait la confusion politique à l’heure où la droite casse les acquis sociaux, elle confortait le Front National qui surfait
sur le rejet des partis politiques et de Gérard Dalongeville, elle nous conduisait tout droit à une triangulaire lourde de dangers.
Devant le ferme refus du PCF et de ses alliés de gauche de s’engager dans une Alliance confusionniste, ouverte à la droite et soudée par la seule ambition de démolir le Maire sortant, Patrick
Piret a changé son fusil d’épaule et ne cesse depuis lors de nous reprocher une trahison qui n’existe que dans son esprit.
Venant d'un homme qui n'est pas de gauche, la critique prête à sourire... Il est vrai que pendant la campagne, Patrick Piret s'était efforcé, sans succès de nous démontrer qu'il nous fallait nous
affranchir de l'union de la gauche et abandonner le principe de la discipline républicaine entre partis de gauche pour adopter celui de l'alliance avec le Modem et l'UMP.
Patrick Piret, qui feint parfois de professer le plus grand respect pour le Parti Communiste et n'en a aucun pour moi a rencontré, à l'en croire, des "vrais" communistes qui n'auraient pas hésité
une seconde à suivre ses préconisations. Je ne sais pas quels militants communistes Patrick Piret a bien pu fréquenter dans sa jeunesse, mais pour ma part, j'en connais peu qui soient de chauds
partisans de l'alliance avec le Modem et l'UMP contre le PS...
Pour Patrick Piret, Marie-Noëlle Lienemann, Pierre Ferrari et moi-même sommes donc des traîtres. Notre simple présence sur une liste aux côtés de Gérard Dalongeville fait de nous des traîtres,
complices d’un démagogue clientéliste, traîtres à la gauche et traîtres à nos partis. Quel réquisitoire…
Qu’importe que quotidiennement, je défende ma délégation et je soutienne les équipements culturels et les acteurs de la culture. Patrick Piret mesure mon action à l’aune de mon appartenance –
quel crime ! – à la majorité.
Adepte du dénigrement systématique, Patrick Piret s’indigne lorsqu’on relève ses arguments de poujadiste contre les forces de gauche. Mais on ne compte plus les articles mesquins qu’il nous a
consacrés à Pierre Ferrari et à moi-même.
En taxant la majorité municipale d’être un « clan », le Maire un populiste incompétent, ses adjoints des lâches et des complices, en quoi Patrick Piret fait-il avancer le débat citoyen ? Les
électeurs préfèreront toujours l’original à la copie et sur ce créneau, Patrick Piret ne réussira qu’à gonfler les adhésions au FN.
Les habitants d’Hénin-Beaumont me connaissent. A qui fera-t-il croire qu’il y a une once de vérité derrière ses accusations grotesques et lassantes ?
Avec le SNES, j’ai participé à toutes les grèves, à toutes les manifestations. Je suis allé en tant qu’élu soutenir les salariés de STAF, j’ai manifesté avec les sans-papiers. Mais Patrick Piret
n’a qu’un seul critère de jugement, une seule obsession et elle se nomme Gérard Dalongeville. Croyant que je souffre de la même maladie que lui, il ironise à longueur d’articles sur nos actions
forcément destinées à cacher les turpitudes supposées de Gérard Dalongeville. Sur toutes les grandes questions, Patrick Piret, lui, a choisi l'inaction, comme beaucoup de ceux qui font dans le
dénigrement systématique.
Désolé de le décevoir, mais Gérard Dalongeville n'occupe pas toutes mes pensées. Lorsque je me bats contre la casse des retraites ou contre la dérive atlantiste du pouvoir sarkozyste, je le fais
par conviction.
A la lecture de ses articles pleins de fiel, on comprend que Patrick Piret nourrit une fierté démesurée de ne jamais parler d’autre chose que de Gérard Dalongeville et de notre supposée
complicité. Drôle de fierté... Patrick Piret confond ses attaques personnelles haineuses et mesquines avec ce qu’il croit être de l’analyse locale.
Si Patrick Piret veut continuer ce petit jeu des attaques journalières sur son blog, grand bien lui fasse, mais les militants communistes ont autre chose à faire que de répondre aux élucubrations
fantaisistes dont il abreuve ses lecteurs.
Au service de la population, les élus et les militants communistes sont là pour défendre le monde du travail, par l’action et dans la lutte, et pour mener la bataille idéologique contre la droite
libérale et le patronat.
En réduisant la lutte politique locale à la question du soutien à Gérard Dalongeville, en combattant les partis de gauche et en dénigrant l'action militante, Patrick Piret a choisi son camp,
celui du ressentiment, de la volonté de salir, du renoncement à faire de la politique et, in fine, de la capitulation devant toutes les injustices.
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