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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL



Jeudi, le PCF a organisé, avec le MODEF, des ventes solidaires de fruits et légumes. Plus que les mots du « Président du pouvoir d’achat », une action concrète : solidaires en ces temps de vie chère, aux côtés des producteurs locaux, le PCF et le MODEF montrent qu’une autre voie est possible face à « une concurrence libre et non faussée ».

La question du pouvoir d’achat ne prend pas de congés :

- On limite ses trajets pour éviter les coûts de pompes ;
- On pique-nique à la mer, pour éviter les additions trop salées ;
- On voyage dans la famille, on rappelle les vieux copains, pour plus d’exotisme ;

« La France va mal et les caisses sont vides, serrez-vous la ceinture », voilà les propos du gouvernement et de l’UMP depuis l’élection du président Sarkozy.

Vacances, fruits et légumes deviennent des produits de luxe que beaucoup de français ne peuvent plus se permettre.

Les petites combines que nous ressasse la propagande gouvernementale – pour acheter moins cher et faire du neuf avec du vieux – ne nous donnent que peu d’air. Alors, la vente des fruits et légumes organisée par le PCF et le MODEF, c’est d’abord des solutions concrètes pour se nourrir au juste prix.

Soutenir la production locale

Des deux côtés de la chaîne, il y a des gens qui travaillent, et des deux côtés les gens n’arrivent plus à vivre.

Depuis trois ans, les prix des producteurs n’ont pas augmenté. Ils sont même contraints de vendre à perte. Magie du capitalisme : un melon payé 35 à 40 centimes d’euros dans le sud-ouest atteint 2 euros dans les grandes surfaces.

Ceux qui ont organisé la pénurie alimentaire pour les besoins de la spéculation sont responsables.

La mise en friche de bonnes terres, les réductions de productions, les destructions orchestrées de stocks alimentaires ont bien été décidées par les instances de l’Union Européenne, de concert avec les dirigeants nord-américains et les institutions internationales.

En France, comme dans le monde, la logique de concentration des coûts et des profits conduit simplement à la destruction des cultures locales et à l’explosion de la pollution liée aux transports des denrées alimentaires. Alors la vente des fruits et légumes organisée par le PCF et le MODEF, c’est aussi des solutions concrètes pour l’essor d’une production agricole respectueuse de l’environnement, rémunératrice pour les agriculteurs.

Un développement durable

A l’OMC, non content de constater la crise alimentaire mondiale et les « émeutes de la faim », une poignée de grandes nations et de représentants des plus grandes puissances agricoles ont tenté de pousser plus loin encore les politiques de déréglementation, de privatisation, de spéculation.

Leur tentative a échoué sous la pression des pays émergents, ceux-là même qui souffrent le plus de ces politiques.

Il est urgent d’agir désormais pour définir un nouveau rôle pour l’OMC, dans le respect de grands principes multilatéraux :

- la souveraineté et la sécurité alimentaire
- la lutte contre le gaspillage
- le développement durable

Il faut des engagements précis et un calendrier pour résorber la famine, dire sans ambiguïté que la fonction de production des denrées alimentaires est une mission d’intérêt public.

Cette mission ne peut donc être inscrite dans les tables de la loi du marché capitaliste. Elle doit reconnaître l’indispensable souveraineté alimentaire des peuples.

Alors la vente des fruits et légumes organisée par le PCF et le MODEF, c’est aussi planter les premières graines d’un développement équitable de la planète.
 
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