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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Au printemps, nous étions ensemble dans la rue, enseignants, élèves, parents, pour nous opposer au plan d’austérité éducative imposé par le gouvernement.

Nous avions raison ! Les mesures de Darcos / Sarkozy vont aggraver les inégalités scolaires dès cette rentrée.

Alors que les effectifs augmentent c’est toujours moins d’enseignants : près de 100 000 postes supprimés depuis 2002, 13 500 cette année et des milliers d’autres en perspective pour les prochaines rentrées. C’est une véritable saignée.

Ces suppressions de postes sont loin d’être « une goutte d’eau » comme le prétend le ministre… Elles auront des conséquences sur le terrain : réduction des possibilités de choix de filières, fermeture d’options et de classes, augmentation des effectifs par classe, absence de remplaçants…

L’école Maternelle est particulièrement touchée : le ministère veut progressivement éliminer la scolarité avant 5 ans. Pourtant, la scolarisation précoce est un gage de réussite pour préparer le CP.

Une privatisation rampante de notre système éducatif : la suppression de la carte scolaire et les réformes sur « l’autonomie des établissements » servent à mettre en concurrence, à favoriser une élite au détriment d’une formation de qualité pour tous. L’encouragement aux officines privées de soutien qui prospèrent sur l’échec scolaire tourne le dos à l’égalité. Au nom d’un retour aux fondamentaux ce sont des programmes au rabais qui favoriseront une école à plusieurs vitesses avec des contenus différenciés selon les établissements.

Une contre-réforme exigée par le capital

Ces décisions ne sont donc pas seulement guidées par un économisme étroit. Elles sont l’expression d’un choix politique délibéré. Celui de se conformer à la volonté des classes dominantes d’accélérer la mise en oeuvre de la feuille de route tracée par la Commission européenne dans le cadre de l’agenda de Lisbonne en 2000 : construire un système éducatif qui facilite le façonnage des esprits et la fabrication d’une main-d’oeuvre adaptée aux besoins du capital.

L’école doit avoir pour objectif la réussite de chacun

Mais un tel objectif appelle au contraire à redoubler d’efforts. L’éducation est un investissement décisif pour notre pays. La jeunesse, les parents, attendent autre chose de leur école. Pour assurer le plein développement de ses capacités et se construire comme citoyen, pour accéder à des emplois épanouissants et rémunérateurs, nous avons besoin d’un système éducatif qui permette d’amener tous les élèves au plus haut niveau de formation scolaire. Cela suppose un effort sans précédent dans l’éducation. L’aide aux élèves en difficulté ne doit pas être transférée hors de l’école. Il faut augmenter sensiblement le budget de l’éducation nationale, la proportion de la richesse nationale que la France consacre à l’école aujourd’hui est la même qu’il y a 50 ans. La France a les moyens de s’offrir un système éducatif de qualité pour tous. Cette année, les profits des seules entreprises du CAC 40 sont le double du budget de l’éducation nationale.

Dans l’immédiat, les communistes proposent un plan de lutte contre les inégalités scolaires :

● Le recrutement de 150 000 enseignants et 45 000 personnels par une programmation pluriannuelle des postes qui soit accompagnée de prérecrutements rémunérés, encourageant l’orientation d’un nombre important d’étudiants vers les concours de l’enseignement.

● La mise en place d’un plan ambitieux de développement de la formation initiale et continue des maîtres, en relation avec un plan de recherche en éducation, ce qui suppose aussi de préserver et de revaloriser les IUFM aujourd’hui menacés.

● La création d’un fond national de lutte contre les inégalités scolaires afin de favoriser de suite des mesures de gratuité. Parce que nous considérons l’éducation comme un droit fondamental, nous proposons d’engager une démarche vers la gratuité.

Le Parti communiste met ses propositions en débat, au service des luttes, de tous ceux qui veulent construire une autre école pour une autre société. Pour en discuter nous vous donnons rendez-vous à la fête de l’Humanité.

Tract fédéral rentrée 2008
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U
DALLONGEVILLE torpille le service public à henin ?Et là très peu de commentaire ou d'ecrit venat de votre part ? On prend des gens et on les jette comme des papiers ....
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D


Je condamne le clientélisme. Je n'ose pas croire que Gérard Dalongeville ait pu le pratiquer... Il est parfaitement inutile de chercher des responsables, ce n'est pas en tirant à boulets rouges
sur les gens qu'on fait avancer les choses.

Si des promesses d'embauche mensongères vous ont été faites, je vous invite à vous rapprocher de la CGT, qui m'a déjà transmis des dossiers. 

Lorsqu'on me transmet un dossier, je l'étudie et dans la mesure de possible, je l'appuie. 



Y
un oubli certainement : http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b59a_1920ta prestation d'hier sur france 3. à moins que tu n'en soit pas fier ?
Répondre
D


Les autres blogs se sont déjà chargés de mettre ce lien en ligne. Je n'ai pas de raison particulière d'éprouver une quelconque "fierté".

Pour tout vous dire, je fais du théâtre à l'Escapade depuis trois ans et je prends mon pied, j'ai pris mon pied de jouer dans l'Assemblée des Femmes, pour notre restitution d'atelier en juin
dernier. J'ai joué une fois dans un court-métrage et ce n'est pas la première fois que je suis interviewé par la télévision. C'est toujours un exercice très difficile de se voir, ça engage
beaucoup de choses. Plusieurs de mes amis de l'atelier théâtre ne tenaient pas à commander le DVD de la restit' d'atelier parce qu'ils ne supportaient pas l'idée de se voir et ça se comprend, je
vous assure que c'est "hard" comme exercice.

Ceci étant, sur le fond, j'assume bien évidemment ce que j'ai déclaré aux journalistes de France 3. J'ai reçu les journalistes chez moi, ils sont restés une demi-heure. Ils souhaitaient faire des
plans sur les feuilles d'imposition, ils m'ont posé une série de questions. Dans un sujet d'1 minute 43, il en reste 20 secondes, c'est la règle du jeu.
Le reportage de France 3 est bien construit, avec un plan en 3 parties :
1) le point de vue du "pôle critique" de la majorité
2) l'avis de la CRC
3) les réponses de la majorité

On aurait tout aussi bien pu imaginer un autre plan avec :
1) le point de vue de l'opposition
2) l'avis de la CRC
3) a. le point de vue du "pôle critique" de la majorité
    b. les réponses de la majorité

Pour ma part, ma position est très claire ; je suis dans une majorité dont je suis solidaire, je ne cherche à démolir personne, mais à travailler pour rétablir une situation difficile. La
solidarité majoritaire s'arrête là où commence ma liberté de parole de responsable communiste et je continuerai d'en user, comme c'est la volonté des militants de la section. Je vous renvoie à ce
que j'avais déclaré à L'Humanité le 4 mars dernier : "Nous serons un allié exigeant et lucide,
pas un vassal."