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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

Les syndicats se retrouvent unis comme aux plus beaux jours pour empêcher la privatisation de la Poste. Ils feront grève le 23 septembre. Les partis de gauche trouvent enfin la voie d’une riposte forte au projet du gouvernement appuyée sur une pétition commune. Quelque chose se lève en cette rentrée qui pourrait bousculer l’autosatisfaction présidentielle et enrayer l’offensive libérale conduite par l’UMP.

Cette conjonction des forces peut faire plier le gouvernement parce qu’elle vise en premier lieu l’opinion publique. La Poste est inscrite au plus profond dans la vie du pays. Elle est toujours celle qui relie les hommes, celle dont on s’inquiète quand elle déserte un village et qu’elle prive d’un coeur battant, celle qu’on réclame quand, habitant un grand quartier populaire, on la veut près de chez soi.

C’est toujours elle qui distribue au coin de la rue les maigres pensions des personnes âgées, où l’on va garnir le livret d’épargne d’un petit ou retirer les paquets de Noël. Elle reste porteuse de missions de service public, même si elle les écorne parfois, destinées à tous, donc garanties d’abord aux plus modestes.

Qu’en resterait-il si elle était privatisée avec pour tâche première de garantir des dividendes copieux à des actionnaires ? Rien ou des apparences tout au plus, des fantômes. A force de tailler dans les coûts et les effectifs, de « regrouper » et de « rationaliser », elle désertera des territoires. L’égalité tarifaire sera battue en brèche et la majorité des usagers devenus des clients paieront toujours plus cher.

Toutes les privatisations de services publics se concluent de la même façon. Le dernier exemple est celui de l’énergie avec l’irrésistible ascension des tarifs du gaz et, à proportion, des bénéfices...

On pourrait faire le bilan de la privatisation de France Télécom, de celui des banques... Il y a loin des berceuses qui nous sont fredonnées avant l’entrée des actionnaires privés aux refrains des marchés financiers, devenus décideurs.

Le sujet met sur le tapis des enjeux majeurs pour l’avenir. Doit-on se soumettre aux impératifs capitalistes dans la mondialisation, avec les déréglementations en tous genres, le primat de la concurrence ou du profit, ou bien faut-il oser réclamer la disposition commune des biens communs vitaux, l’accès égal pour tous aux droits à l’éducation, à la santé, à la communication, à la connaissance, le partage des richesses et des savoirs ? Faut-il choisir comme moteur de la société l’intérêt général ou le profit des multinationales ? Ce débat secoue la gauche.

L’hésitation parcourt en souterrain le Parti socialiste. Comment prétendre changer la vie et améliorer le sort du plus grand nombre sans contredire les dogmes principaux des marchés financiers ? De là naissent les gymnastiques de positionnement, les artifices sémantiques sur le mot libéral et les querelles de boutiques.

La gauche de transformation sociale n’est pas épargnée par l’impératif de renouvellement. Le PCF ne peut plus penser une société et un monde si profondément bouleversés durant les vingt dernières années avec les logiques d’hier.
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L
DES NOUVELLES DE HENIN BEAUMONT ! C'est POSSIBLE ?
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D


Aux dernières nouvelles, il y avait trois Postes à Hénin-Beaumont... Je ne vois pas au nom de quoi il faudrait subitement cesser de défendre le service public quand on est à Hénin.