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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Nous vivons l’une des plus graves crises économiques de notre histoire. Aux États-Unis, les pertes du système de retraites privées avoisine 2 000 milliards de dollars (20% des retraites sont parties en fumée) et deux millions d’américains se retrouvent à la rue.

Et la crise s’étend, elle est mondiale. L’effondrement des bourses et de grands établissements financiers vont avoir des conséquences redoutables. Si l’on ne fait rien, c’est toute l’économie qui va être touchée, les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, l’accès à la santé, les services publics. En bref, c’est la vie quotidienne et l’avenir de chacun d’entre nous qui est en jeu.

Face à cette situation, il est clair que les gouvernements ont perdu le contrôle : le mini sommet de Sarkozy n’a pas calmé la fureur des marchés. Pire, pour renflouer quelques spéculateurs, ils dilapident des milliers de milliards d’euros, et continuent d’alimenter l’incendie financier. L’ampleur de cette catastrophe est telle que les héros du libre-marché parlent maintenant de moraliser, de réguler le capitalisme. Mais c’est le système lui-même qui est en bout de course. Un système qui choisit d’alimenter la spéculation plutôt que l’emploi. Un système obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement sans limite de quelques uns au détriment du développement de chacun. Un système qui va de crises en crises – sociale, alimentaire, écologique, financière… – et nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.

Dans ces conditions, il faut avoir le courage d’avoir des réponses à la hauteur. Des mesures d’urgence pour stopper la crise, combattre le capitalisme financiarisé. Et des réformes de fond pour que ça ne recommence plus jamais.

Des mesures d’urgence énergiques

- Rétablir la confiance. En France, et en Europe, il faut une garantie absolue des dépôts des petits et moyens épargnants. Il faut que Nicolas Sarkozy le propose au Conseil européen du 15 octobre.

- Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier, comme Dexia, l’Etat doit pouvoir maîtriser sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains contribuant ainsi à construire un grand pôle public du crédit.

- Couper le robinet de la spéculation. Il faut cesser de favoriser les profits, qui alimentent l’incendie financier. Mettre fin au bouclier fiscal des plus riches. Refuser de livrer nos retraites aux fonds de pension.

S’attaquer par des réformes de fond à la logique folle du capitalisme

- Orienter l’argent vers l’économie réelle. Il faut s’attaquer aux profits qui nourrissent la spéculation pour augmenter les salaires, retraites et allocations, défendre et développer la protection sociale, le logement, les services publics, financer l’éducation, la recherche, les investissements utiles. C’est le seul moyen pour que l’économie reparte.

- Créer un grand pôle public du crédit. Les privatisations ont livré la quasi totalité de notre système financier aux intérêts privés. Pour financer les investissements utiles, il faut, autour notamment de la Caisse des dépôts et consignations, créer un pôle public puissant du crédit.

- Assurer la transparence du système bancaire. L’argent géré par les banques est celui des salariés : il doit être géré de façon limpide. La monnaie et le crédit sont un bien commun, ils doivent être maîtrisés par les citoyens.

- Refonder l’Europe. Aujourd’hui, la Banque Centrale Européenne est l’esclave des marchés financiers. Il faut la mettre au service du développement de l’industrie et des services. Non seulement en remettant en cause son « indépendance » et ses missions, mais aussi en menant bataille pour un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de « la concurrence libre et non faussée », et au choix du dumping social et fiscal.

Dans une situation aussi grave, la gauche doit être au rendez-vous, rassemblée autour de propositions réalistes et audacieuses. C’est la condition pour sortir de la crise, et ouvrir enfin une véritable alternative aux ravages du capitalisme. C’est à cela que les communistes consacrent tous leurs efforts.
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