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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

La crise financière et industrielle actuelle est la conséquence de l’avarice de l’infime minorité de capitalistes qui contrôlent l’économie. Elle sera lourde de conséquences pour les travailleurs, les jeunes et les retraités.

Même pendant les années de « croissance », la précarité de l’emploi et la pauvreté se généralisaient. Désormais, la situation est encore plus alarmante.

Chaque semaine, on nous annonce de nouvelles délocalisations, fermetures et restructurations d’entreprises au détriment des salariés. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés, tandis que les prix et les loyers ne cessent d’augmenter.

Suivant l’exemple de Bush, Sarkozy promet de soutenir le système bancaire. Cela signifie que l’Etat prendrait à sa charge les pertes dues aux pratiques spéculatives et frauduleuses des banquiers.

Mais d’où viendra l’argent de l’Etat, dont les caisses, rappelons-le, sont vides ? Soit d’une augmentation des impôts, soit d’un endettement accru de l’Etat - et sans doute des deux à la fois.

Ainsi, l’Etat empruntera massivement à des banques… pour pouvoir payer les dettes d’autres banques ! Quelle escroquerie ! Cet endettement supplémentaire servira de prétexte pour réduire les budgets de l’éducation, de la santé et des services publics.

Il n’y a pas d’argent pour financer la Sécurité Sociale ou les retraites, mais il n’en manque jamais quand il s’agit de renflouer les caisses des capitalistes du secteur bancaire !

Pendant de longues années, les politiciens, les médias et tous leurs « spécialistes » nous ont expliqué que le socialisme était mort, que le capitalisme avait triomphé, que c’était un système efficace qui assurerait le progrès social et un avenir meilleur. Il fallait tout privatiser, tout soumettre à la loi du profit et du « marché ».

Nous en voyons aujourd’hui le résultat. Les soi-disant « plans » pour « moraliser » et « réguler » les marchés ne sont que de la poudre aux yeux. Le système capitaliste est spéculatif par sa nature même. L’idée de réguler les marchés financiers est absurde.

Les répercussions de cette crise ne nous laisseront pas d’autre choix que de lutter bec et ongle pour défendre nos salaires, nos emplois, nos retraites, nos écoles et notre système de santé.

Mais aussi longtemps que nous laisserons l’économie et le système financier entre les mains d’une minorité capitaliste, il n’y aura pas d’issue. Il faut arracher au secteur privé le contrôle de l’économie en nationalisant les banques, les assurances, les organismes de crédit, l’industrie et la grande distribution – sans indemnisation pour les grands actionnaires.

Lorsque les principaux leviers de l’économie seront sous le contrôle de la collectivité, il sera possible d’établir un plan de production socialiste rationnel, où les décisions seront prises dans l’intérêt de la majorité, et non plus d’une poignée de riches parasites.

Telle est l’idée fondamentale du socialisme.

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E
En effet, merci Makhno pour ces "petits" rappels; comme toi je me méfie des phrases toutes faites et du dogmatisme de certains. Le problème c'est que le PCF n'a jamais fait une analyse communiste de l'échec du "socialisme réel" pour en tirer des enseignements positifs pour son propre projet de société. Il s'est plus ou moins rallié au discours idéologique de l'ennemi de classe et en est resté au "plus jamais çà" s'engageant dans une dérive droitière dont on voit les resultats aujourd'hui. Pour ma part, quand je parle des fondamentaux : propriété collective des grands moyens de production et d'échange et pouvoir au peuple travailleur, je pense à ce qui n'a pas fonctionné en URSS et j'ai ma petite idée sur ce que cela veut dire concrètement. Ma longue vie miltante m'a appris à me méfier du "pouvoir" de tous les pouvoirs et pour moi le peuple travailleur ce ne sont pas quelques "apparatchiks" sensés le représenter. Il nous faut beaucoup inventer dans le domaine de la démocratie. De même , il ne faut pas confondre, comme je le constate trop souvent en ce moment, "étatisation" et "nationalisation": c'est en effet la meilleure façon de discréditer les nationalisations. La bataille idéologique je vous dis: il n'y a que çà de vrai pour se refaire une santé politique. Les combinaisons politiciennes c'est du pipeau et çà ne fait pas avancer la condition ouvrière d'un iota, c'est moi qui vous le dit! Salut et fraternité.
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M
"Lorsque les principaux leviers de l’économie seront sous le contrôle de la collectivité, il sera possible d’établir un plan de production socialiste rationnel, où les décisions seront prises dans l’intérêt de la majorité, et non plus d’une poignée de riches parasites.Telle est l’idée fondamentale du socialisme."Sur le fond, on est évidemment d'accord. Quand même, quelques petits détails."sous le contrôle de la collectivité " comment ?" les décisions seront prises " par qui ?Au passage, c'est ce genre de "détail" qui a fait qu'il n'y a pas si longtemps (à l'échelle de l'Histoire), dans ce que nous appelions alors "la patrie du socialisme", le peuple s'est senti totalement  exclu  du "mouvement" et pour finir peu concerné par la disparition d'une "révolution confisquée".Une suggestion "Monsieur la Riposte", à la place de "collectivité" (terme bien vague), si on mettait "contrôle direct des travailleurs" (j'ai pas dit des syndicats, voire du syndicat).Dans cette éventualité (et seulement dans cette éventualité), on serait tout à fait d'accord.Cordialement
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D
 
L’enjeux du Nouveau Breton woods est sur la table!

L'économiste Jean-Luc Gréau dans un interview donner au Nouvel Obs du 30 octobre, dénonce le Faux Nouveau Bretton Woods de la City.

« N. O.

Face à la situation historique et révolutionnaire que nous sommes entrain de vivre, il ne faut pas céder à la tentation de certains agitateurs qui pensent que du chaos naitra une plus belle société. Du Chaos sortira qu’une autre loi de la jungle ou le plus faible sera toujours le perdant.
Nous devons aussi dire non au faux nouveau bretton woods proposé par Gordon Brouwn et ses amis, qui essayent d’imposer brutalement un contrôle totale sur l’économie par la haute finance international de la City et Wall street.
Nous devons au contraire nous mobiliser autour de la mise en faillite du système actuel.
Pour aiguiser vos convictions politiques et économique afin de rentrer dans la bataille, je vous propose la lecture du dernier tract de solidarité et Progrès, L’indispensable rupture avec l’empire financier, par Jacques Cheminade :

« L’avantage des crises est qu’elles changent les règles du jeu. Il dépend de nous que ce ne soit pas pour le pire, mais pour le meilleur. »

La France doit peser sur le G20, et nous, citoyens, devons tout faire pour influencer nos élites.
La révolution passera par une réforme profonde du système monétaire et financier international, et non par de vaines révoltes violentes.
David C.david.cabas.over-blog.frleretourdusillon@gmail.com
http://solidariteetprogres.org/IMG/pdf/TRACT_2008_11_03_NBW_1_.pdf - Que peut-on attendre d'un nouveau Bretton Woods ? Quels rôles peuvent jouer les pays émergents ?J.-L. Gréau. - De deux choses l'une. Ou bien le nouveau Bretton Woods s'inscrit dans la lignée du précédent, qui tendait à stabiliser le monde du point de vue économique, monétaire et financier pour favoriser la prospérité, l'emploi et le progrès matériel, intellectuel et moral des populations. Ou bien il procède d'une tentative de soumettre, plus encore que ce n'était le cas au moment où la crise a surgi, les entreprises et les populations aux exigences maintenues des opérateurs financiers préalablement sauvés par les Etats. Les pays émergents ont un rôle à jouer dans la mesure où ils favoriseront la naissance de ce monde multipolaire, plus équilibré et plus stable, dont nous avons besoin. »
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