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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Liberte62Elie Cohen est désespéré… L’économiste préféré des plateaux de télévision se lamentait mardi soir, sur le plateau de « C dans l’air » : « Qu’est-ce que c’est que cette idée nouvelle que l’Etat devrait désormais définir une politique industrielle ? C’est une immense régression à laquelle on est en train d’assister ! »

Le petit monde d’Elie Cohen est en train de s’effondrer. Depuis vingt ans, Elie Cohen et ses amis ont été les principaux artisans du désarmement idéologique de la gauche. Leur credo libéral tenait en peu de mots : ouverture du capital, privatisation, déréglementation…

Martelés sur toutes les chaînes de télévision, dans les tous les journaux, ces dogmes sont devenus le quotidien des millions de citoyens du monde entier.

Elie Cohen, Jacques Attali et une flopée d’économistes médéfisés étaient les invités préférés des émissions de débat d’Yves Calvi, d’Arlette Chabot ou de Christine Ockrent. Ces économistes « de gauche » ont tout justifié : privatisation de France Télécom, ouverture du capital d’EDF, fusion GDF-Suez, mise en concurrence de La Poste et demain, privatisation totale de La Poste ou de la SNCF. A chaque fois, ces attaques contre les travailleurs ont été présentées comme des réformes inéluctables et de bon sens.

Aujourd’hui, c’est un monde qui s’écroule pour Elie Cohen… Pensez-donc ! Le premier ministre anglais, Gordon Brown, l’artisan du virage centriste du New Labour, l’adepte des privatisations vient d’accoucher d’un plan de sauvetage des banques. Gordon Brown qui nationalise ! Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la verte Angleterre…

Le drame, c’est qu’une partie de la gauche française a suivi ces professeurs en renoncement. A la recherche d’une modernité fabriquée, les leaders du Parti Socialiste se sont lancés dans une course au centre débridée : Bertrand Delanoë s’avouait il y a quelques mois « socialiste et libéral », Ségolène Royal et son bras droit, Vincent Peillon, ne juraient que par l’alliance avec le Modem quand Manuel Valls ne rêvait que de débaptiser le Parti Socialiste.

Oui, mais voilà, depuis l’éclatement de la crise économique, le socialisme n’est subitement plus une idée ringarde. « La gauche vire à gauche » titrait Libération lundi, au grand dam, on l’imagine, de Laurent Joffrin. Il y a un an, ce même quotidien titrait avec délectation « La gauche vire-t-elle à droite ? ». D’après le sondage réalisé pour Libé, la gauche anticapitaliste (PCF, LCR, altermondialistes) voit son influence passer de 15 % l’an dernier à quelque 25 % quand la gauche libérale autoritaire incarnée par Royal, Valls et les autres perd plus de 10 points.

C’est le signe que quelque chose est en train de changer. La crise économique agit comme un formidable révélateur de l’hypocrisie de nos gouvernants, qui nous ont répété pendant des années que « les caisses sont vides » et qui signent aujourd’hui des chèques de plusieurs centaines de milliards d’euros pour venir en aide aux banques menacées de faillite.

Le désarroi d’Elie Cohen n’est pas prêt de s’arrêter. Les salariés, les chômeurs, les précaires, les retraités vont être les premières victimes de la récession et ce ne sont pas les promesses de Nicolas Sarkozy de « moraliser le capitalisme » qui les rassureront, pas plus que le spectacle d’un Parti Socialiste livré à une guerre des chefs qui n’augure rien de bon  pour l’avenir de la gauche si le PS en reste au réformisme sans réformes qui caractérise son programme.

Alors, Elie Cohen a de quoi être inquiet et avec lui tous les apôtres du capitalisme. Les idées communistes prouvent chaque jour leur justesse. Nos populations nous attendent, elles attendent des propositions concrètes pour améliorer le quotidien et rompre réellement avec le capitalisme. Nous n’avons pas le droit de les décevoir.

Raison de plus pour réussir notre 34ème Congrès. Un Parti Communiste renforcé, fier de ses valeurs, porteur d’un discours de classe peut ouvrir de nouvelles perspectives, et tant pis pour Elie Cohen…

Le désarroi d'Elie Cohen
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T
On verra bien si la gauche du PS tirera parti de cette crise mondiale du capitalisme. Mais quand je vois la fragmentation de cet espace politique, avec le Parti de la Gauche, comme nouveau venu, et peut-être le futur Parti d'un certain Robert Hue, je me dis que quelque chose ne tourne pas rond dans la gauche anti-libérale !
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H
http://www.dailymotion.com/steevebriois/video/12215782en exclusivité le lynchage de Ferrari par le groupe majoritaire d'hénin beaumont
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