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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Prétextant de vouloir maintenir le déficit de la sécurité sociale en dessous de 9 milliards d’euros, l’équipe de Nicolas Sarkozy repousse insidieusement l’âge de la retraite à 70 ans. Comme pour le travail du dimanche, le pseudo-volontariat est avancé pour justifier ce scandale. Comme si, les retraités qui vivent aujourd’hui si nombreux sous le seuil de pauvreté, et même ceux aux revenus si modestes, pouvaient avoir le choix.

Pour les personnels Air France, cet âge de la retraite est également repoussé à 65 ans pour les pilotes, et à 60 ans pour les autres personnels navigants. Toujours sous couvert de pseudo volontariat ! Cette absence totale de prise en compte de la pénibilité des métiers, où les variations d’altitudes et le décalage horaire entrainent des conséquences sur la santé, sans compter l’éloignement récurrent du domicile et de la famille. Autant d’éléments ayant permis de fixer l’âge de la retraite à 60 ans pour les premiers, à 55 ans pour les seconds.

Le Parti communiste soutient pleinement les organisations syndicales qui expriment leur refus catégorique de cette mesure.
Comme le craint la CGT, si la mesure ne "modifie pas pour le moment les repères de 60 et 65 ans en matière de retraites", elle "traduit bien la réalité d'aujourd'hui : de moins en moins de salariés auront la totalité de leurs droits à 60 ans et une retraite suffisante à 65 ans. Ils devront donc chercher à poursuivre leur travail voire à cumuler emploi et retraite".

Côté recettes, aussi c’est le peuple qui trinque. Avec un milliard d’euros de taxes sur les complémentaires-santé, c’est autant de transferts sur les cotisants aux mutuelles.
En revanche, le gouvernement a fait pression sur le parlement pour protéger ses amis milliardaires et actionnaires : pas de taxes visant les stock-options, les actions gratuites et les retraites chapeaux… Bien entendu, les 30 milliards d'euros d’exonération de cotisations patronales restent protégés.

Nicolas Sarkozy a mis trois jours pour débloquer plus de dix milliards d’euros, sans contrepartie pour les banques, mais quant il s’agit de défendre la sécurité sociale, les très chers amis de Sarkozy ne seront pas mis à contribution. La droite est décidément plus prompte à sauver les banques et la finance que la sécurité sociale.
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