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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le conseil communautaire se réunissait vendredi soir, dans la salle du Conseil de l'Hôtel communautaire.

Pour le groupe communiste, David Noël et Jean Haja sont intervenus pour s'étonner d'une délibération fixant la journée de solidarité au lundi de Pentecôte. Au moment où la crise financière emporte les belles certitudes des libéraux, David Noël a rappelé que l'arnaque de la journée de solidarité était une offensive contre le monde du travail, une opération de culpabilisation des salariés en même temps qu'un cadeau aux patrons notamment dans la grande distribution.
Dans son principe même, la journée de solidarité est inacceptable et il faut le redire avec force.

Si la loi oblige les collectivités à délibérer, les collectivités peuvent être des remparts et des forces de résistance pour défendre les intérêts de leur population.

Jean-Pierre Corbisez a fait part de son accord sur le fond, tout en indiquant que la délibération proposée avait reçu l'aval du CTP. En compensation de la perte du lundi de Pentecôte, les salariés de l'agglomération seront libérés à midi les 24 et 31 décembre. Jean Haja a fait remarquer que de nombreuses communes progressistes du secteur libèrent déjà leurs salariés les 24 et 31 décembre et a appelé Jean-Pierre Corbisez à revenir sur sa décision. Jean-Pierre Corbisez a finalement accepté de ne pas mettre au vote la délibération et de la retravailler avec le CTP.

Une autre passe d'armes a opposé les élus communistes au groupe socialiste de l'agglomération, à l'occasion de la présentation par Christophe Pilch, Maire de Courrières et vice-président en charge de la culture d'une délibération relative aux classes et ateliers musiques. En désaccord avec cette délibération qui passe outre l'avis unanime de la commission culture, Christophe Pilch a expliqué qu'il ne pouvait pas approuver la baisse de 32 000 € en fonctionnement de l'opération classes et ateliers musique, qui se traduit par le passage de 4 équivalents temps à 2,5. Moins nombreux, les professeurs de musique qui interviennent dans les écoles de l'agglomération ne pourront plus accéder aux demandes des écoles. L'année dernière, ce sont 56 projets qui ont pu avoir lieu, et 2 000 enfants qui en ont bénéficié. Combien seront-ils cette année si on ne remplace pas les intervenants ? Il est clair que des centaines d'enfants qui profitaient de cours de musique à l'école primaire ou dans les structures de la petite enfance n'en bénéficieront plus.

Pour le groupe communiste, Bernard Czerwinski et Yves Coquelle ont regretté le choix de sacrifier une fois de plus la culture, alors même que le coordinateur musique de l'agglomération avait présenté des propositions d'économies qui permettaient de préserver les 4 équivalents temps plein. Les élus communistes ainsi que les élus socialistes de Courrières ont voté contre la délibération qui a été adoptée par le groupe majoritaire.

Si chacun sait bien quelles sont les difficultés financières de l'agglomération, les élus communistes continueront de se battre pour que nos populations n'en paient pas le prix.
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BOUQUILLON 10/11/2008 09:51

C'est bien pire que sous le mandat précédent mais il faut quand même reconnaître que dans les dernières années d' Albert Facon la culture et le sport commençaient à être sérieusement délaissés.BOUQUILLON