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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Les salariés de France Soir sont en grève depuis le 12 avril, date de l'annonce de la décision du tribunal de commerce de Lille qui avait à choisir entre le dossier d'Arcadi Gaydamak, milliardaire soupçonné de trafic d'armes dans l'affaire Elf et celui de Jean-Pierre Brunois et d'Olivier Rey.

Ce sont ces derniers qui ont été choisis par le tribunal de commerce de Lille. Contrairement à Arcadi Gaydamak, ils n'envisagent de garder que 65 salariés sur les 130 que comptait encore France Soir. Aussitôt la décision connue, les salariés de France Soir se sont mis en grève.
L'historique de la grève et les déclarations des principaux intéressés figurent sur le blog des salariés de France Soir en lutte : http://www.francesoirenlutte.com/.
Les salariés de France Soir redoutent que leur journal, privé de moyens humains, ne se transforme en tabloïd à l'anglo-saxonne. Les premières déclarations de Jean-Pierre Brunois et d'Olivier Rey sont, à cet égard, très inquiétantes.

Pour les communistes, l'information est un bien trop précieux pour qu'elle soit bradée à des industriels sans scrupule. Dès le 13 avril, Marie-George Buffet a d'ailleurs écrit aux salariés de France Soir pour leur faire part de son soutien dans leur lutte pour sauver leur journal.

Depuis longtemps, France Soir n'est plus un quotidien de "référence", selon la terminologie généralement utilisée lorsqu'on parle du Monde ou de Libération. France Soir ne peut pas être considéré comme un journal proche de nos idées, loin de là : chacun garde en mémoire des unes "anti-grève" violemment hostiles au mouvement social et aux salariés en lutte.

Pour autant, la disparition d'un titre phare de la presse écrite, qui vendait plus d'un million d'exemplaires par jour dans les années 60 (contre 35 000 actuellement...) ne peut nous réjouir.
France Soir est aujourd'hui devenu le journal symbole d'une presse écrite en crise.

Dans quelques jours, ce sont La Voix du Nord et Nord Eclair qui passeront au format tabloïd. Si La Voix du Nord va relativement bien, il n'en va pas de même pour Nord Eclair dont la survie est aujourd'hui posée. Après la disparition de Nord Matin et celle de Liberté et de la Croix du Nord comme quotidiens, ce serait à nouveau un terrible drame pour la diversité et le pluralisme de la presse dans notre région.

La fête de l'hebdomadaire communiste du Pas-de-Calais, Liberté 62, aura lieu comme chaque année à Harnes les 20 et 21 mai prochain. Notre fête devra aussi être l'occasion de réfléchir sur la place de la presse écrite et les moyens d'enrayer un déclin qui n'est pas inéluctable.
Les communistes demandent depuis longtemps que l'Etat revoie le dispositif d'aide aux quotidiens nationaux et régionaux et notamment les aides versées aux journaux à faibles ressources publicitaires.
Mais le meilleur moyen de garantir l'existence et le développement d'un journal, c'est encore de l'acheter ou de s'y abonner.

Pour un quotidien militant comme Liberté 62, l'abonnement est le seul moyen de nous permettre de continuer à vous offrir chaque vendredi une information de qualité !
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