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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Libération consacrait samedi un article à l'arrêté pris par notre camarade Daniel Dewalle, maire de Houdain, contre les pratiques abusives de Poweo. C'est à lire sur Libé Lille.

ÉCO-TERRE
- Poweo est carrément interdit de démarchage à Houdain, dans le bassin minier du Pas-de-Calais. L’arrêté municipal n’y va pas de main morte, parle de «mensonge» et d’«usurpation d’identité» de la part du fournisseur d’énergie alternatif. Le maire, Daniel Dewalle (PCF), assume, ravi de son coup de gueule : «Je m’attends à une annulation rapide de mon arrêté, je sais bien que je suis sorti de mes compétences, mais je ne veux rien laisser passer.»

Annuaire. En deux jours, lundi et mardi, trois de ses administrés l’ont appelé, tous avec la même histoire, et le sentiment de s’être fait «arnaquer», dit Dewalle. «Deux personnes ont sonné à leur porte, "bonjour, nous sommes deux contrôleurs EDF, nous venons voir si vous avez profité de la baisse de 10 % de votre facture". Ils montrent une carte professionnelle, avec une photo, et demandent à voir les factures. "Ah non, vous ne bénéficiez pas des 10 % de réduction, est-ce que cela vous intéresse ?" et les personnes se retrouvent à signer un contrat sans savoir qu’ils rejoignent un concurrent d’EDF.» A Poweo, on essaye de calmer le jeu. Sans nier les faits, mais en évoquant des cas isolés. Selon la société, seules deux personnes auraient exercé leur droit de retrait. «Nous avons vérifié l’ensemble des contrats passés à Houdain. Sur les 42 personnes, aucune ne nous a dit être mécontente ou ne pas savoir qu’elle avait signé avec un opérateur alternatif.» Pas de chance, Brigitte, piochée dans l’annuaire, une des signataires Poweo, avoue «n’y comprendre plus rien». Elle a été rappelée par Poweo, mais s’inquiète. «Moi, ce que je voudrais, c’est arrêter tout ça.» Elle est au dernier des sept jours où elle peut exercer son droit de retrait. Personne ne lui a expliqué la faveur de Poweo : selon l’attaché de presse, on a dix jours pour se désister. Le scénario que décrit Brigitte confirme celui du maire : «J’ai mal compris qui ils étaient. C’était un homme et une femme, mais c’était surtout elle qui parlait. Elle m’a demandé mes factures, puis elle m’a rempli tout de suite le dossier. Moi, je suis à Direct Energie [un autre concurrent d’EDF, ndlr], je veux le quitter pour retourner à EDF. J’ai cru que c’était ce que je faisais.»

Factures. «Poweo ? Je suis scandalisé de leur façon de procéder !» Christophe Dessoly, habitant d’Houdain, n’a pas avalé la visite de deux commerciales du fournisseur d’énergie. «Elles m’ont dit qu’elles venaient de la part d’EDF, qu’il fallait que je leur montre mes factures, que c’était obligatoire, que j’avais été prévenu par courrier. Mais je savais que je n’avais rien reçu, à part ma facture.» Il les a mises dehors, pour les retrouver, à l’étage du dessus, chez son beau-frère. «Elle était déjà en train de remplir le contrat. J’ai vu l’en-tête Poweo et j’ai compris. J’ai dit à mon beau-frère, "fais gaffe, c’est un concurrent d’EDF".»

 

Stéphanie Maurice
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