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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Depuis quelques temps, un mouvement revendicatif semble prendre de l’ampleur au sein des universités françaises.

Et pour cause, la situation, déjà peu glorieuse, de l’enseignement supérieur dans le pays, risque d’être aggravée. Citons pêle-mêle : la mise en cause de l’avenir des jeunes docteurs, la casse du statut des universitaires, la liquidation du rôle des grands organismes publics de recherche, la suppression massive de postes d’encadrement technique, le financement public de la recherche et de l’enseignement supérieur transformé en casino, l’autoritarisme généralisé à tous les niveaux, la mise en cause des diplômes nationaux, etc.
Evidemment, l’objectif avoué de toutes ces attaques est clair : installer la concurrence généralisée entre individus, entre formations et entre cursus universitaires.

Le PCF condamne la casse des universités et soutient les enseignants, personnels et étudiants qui se mobilisent pour préserver leurs universités des logiques du libéralisme. Les communistes sont déterminés à empêcher Mme Pécresse de liquider les universités françaises.
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pcf 24/01/2009 13:39

L
e PCF est mort lorsque ses dirigeants ont commencé à parler comme des étudiants encartés à la LCR. En clair, lorsque les bons sentiments dégoulinants ont remplacé la dialectique et le matérialisme historique. Les deux fossoyeurs que sont Buffet et Hue n'ont eu de cesse de nous bassiner avec tous les "sans" (logis, papiers, etc...) au lieu de se concentrer sur leur véritable électorat, à savoir : la classe ouvrière et le petit salariat.

Comment le PCF a-t-il pu adopter les discours larmoyants et la rhétorique "gauchiste" des idiots utiles du parti de Besancenot? Comment peut-on embrasser, toute honte bue, celui qui fut (et qui devrait toujours être), votre ennemi irréductible?

Très simple : il suffit de céder aux oukases des ours savants de la social-démocratie.

Les "ours savants" en question vous sommant de prendre vos distances avec des positionnements jugés trop "nationalistes" ou des attitudes qualifiées de "xénophobes".

Les petits marquis du PS, sociaux-traîtres éternels, ont voulu étouffer les élans patriotiques du PCF, pour asseoir leur hégémonie à gauche et réduire à une simple peau de chagrin le vieux parti de la place du Colonel-Fabien.

Pourtant, les choses partaient bien. Marchais réclamait au tout début des années 80  "l'arrêt de l'immigration", comprenant sans-doute que celle-ci était une arme efficace au service du patronat le plus réactionnaire. Déferlante migratoire, dont les masses laborieuses allaient faire très rapidement les frais. Tant sur le plan des salaires que de la Sécurité sociale, mais aussi dans leur vie quotidienne, dans leur cité, à l'école, dans les transports, etc...

Depuis le funeste regroupement familial organisé par le duo Chirac-Giscard au milieu des années 70, l'immigration ne représentait plus une force de travail visant à reconstruire le pays comme au cours des "Trente glorieuses", mais elle avait pour seuls objectifs de peser sur les salaires (dumping social), de briser les grèves, la CGT et bien évidemment le PCF. Que le PS et la droite de l'époque s'en réjouissent c'est dans la logique des choses. Mais que le PCF ait emboîté le pas des "réformistes" et des "libéraux" dans cette sinistre affaire relève de l'hérésie pure et simple.

Mais comment en est-on arrivé là? Comment le PCF a-t-il abandonné les travailleurs au profit d'un prolétariat de substitution, électoralement sans impact et dont les intérêts sont parfois totalement opposés à ceux des couches populaires?

Le journaliste Hervé Algalarrondo dans son ouvrage Sécurité : la gauche contre le peuple apporte quelques réponses satisfaisantes à ces deux questions. Pour lui, le "Produisons français" courageusement défendu par le PCF à une époque, a permis à ses plus farouches adversaires de dépeindre le parti communiste en parti "rouge-brun". Accusation très commode et très efficace pour disqualifier un redoutable opposant.

Ajouter à cela, deux épisodes très largement exploitées par la Presse anti-communiste et maladroitement gérées par le PCF, en l'occurrence le foyer d'immigrés défoncé au bulldozer à Vitry et la famille marocaine de Montigny-lès-Cormeilles, et il n'en fallut guère plus pour que les "cocos" n'abordent plus les délicates questions "immigrées" et "sécuritaires". Laissant ainsi les ménages les plus modestes totalement désemparés. Ménages qui se tourneront d'ailleurs très largement vers le FN dans les années qui suivront.

Comme si cela ne suffisait pas, le PCF s'est avéré incapable de comprendre les mutations du néo-capitalisme et le visage du nouveau "précariat".

Où sont les communistes dans les combats des caissières, des livreurs, des ambulanciers privés, des employés des fast-food, des vacataires de la fonction publique, des stagiaires non-rémunérés, des chercheurs ? Pourquoi une telle absence? Evidemment, certains élus locaux se démarquent et font (sur)vivre ce qu'il est convenu de nommer le "communisme municipal", mais les ténors où sont-ils ? Ils sont tout simplement supplantés par le facteur démagogue, ami des chanteurs de rap, chouchou de Claire Chazal et de Michel Denisot et époux d'une papesse de l'édition. Pitoyable.

Dans le même ordre d'idées, un communiste n'a pas à se proclamer "anti-libéral" comme un vulgaire altermondialiste faucheur d'OGM, un communiste est "anti-capitaliste". Point final. User du terme "libéral" c'est déjà faire sien le langage de l'Ennemi.

Dans cette déroute du PCF, il ne faut pas oublier de mentionner comme l'a très bien fait Patrick Besson dans son texte J'accuse Robert Hue, la non-démission du ministre des Transports du gouvernement Jospin, Jean-Claude Gayssot, au moment des frappes de l'OTAN contre la nation serbe en 1999. Avec ce comportement capitulard, le PCF terminait de brader définitivement ce qui avait constitué un de ses "fondamentaux" historiques, dans le cas présent : l'anti-impérialisme US. Finissant ainsi de perdre ses quelques très rares derniers fidèles.