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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

La tempête qui a balayé le Sud-Ouest a déchiqueté près de trois millions d’hectares de forêt dont cinq cent mille appartiennent au domaine public. Le massif landais et détruit à plus de 60%.

C’est une catastrophe pour l’environnement et pour l’ensemble de l’activité économique liée à la forêt.

L’élan de solidarité des populations, l’investissement des maires et élus, est à saluer. La démonstration de réactivité des services publics de l’État et des collectivités territoriales, notamment en direction des ruraux est aujourd’hui une réponse d’efficacité. Le démantèlement des services publics est lui une catastrophe au passif du gouvernement.

Les déclarations empressées du président de la République, à peine 19 millions d’euros pour les communes sinistrées, les promesses d’un retour à la normale avant la fin de semaine, tout cela ne saurait masquer l’insuffisance des moyens financiers mobilisés : la forêt, ses communes et ses populations valent-elles moins que quelques banquiers ? Le Parti Communiste Français demande solennellement au gouvernement de débloquer les fonds nécessaires à la hauteur des dégâts subis. L’Union Européenne ne peut s’exonérer d’abonder le fonds d’indemnisation non couvert par les assurances.

Les cinq millions annoncés par le ministre de l’agriculture, de la pêche et de la forêt Michel Barnier ne peuvent être la seule accalmie lâchée au coeur de la tempête.

Des mesures d’urgence s’imposent pour la valorisation du bois. Des centres de stockage doivent être réactivés et créés. Des moyens de transport efficaces doivent être mis en place par la SNCF. Le prix du bois doit être garanti : cette catastrophe ne peut s’ajouter à celle du tout marché, le prix du stère de bois ayant chuté de 7 à 3 euros la semaine précédant la tempête !

Le Parti communiste français pose d’ores et déjà la question du devenir de la forêt française : ce sont les moyens de son développement pour plusieurs décennies qui sont aujourd’hui posés. Les conditions de la replante doivent être immédiatement envisagées, pour une relance d’une filière bois française, rémunératrice, durable, enracinée dans son savoir faire.
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