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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Chaque jour de nouveaux plans sociaux sont annoncés. Le chômage connaît une hausse record. Le pseudo « plan de relance » de Nicolas Sarkozy est un échec complet. D’ailleurs les Français ne lui font plus confiance. Le 29 janvier dernier, une journée de grève et de manifestation interprofessionnelle a rassemblé plusieurs millions de personnes, d’autres se préparent. Et pourtant, Sarkozy ne veut rien changer à sa politique.

Dans ce contexte, les élections européennes du 7 juin 2009 représentent une étape dans la résistance à la politique de Sarkozy et pour construire une Europe sociale, démocratique et pacifiste.

L’enjeu est clair. Soit rien ne change en Europe avec la poursuite des politiques libérales actuelles et c’est l’enfoncement dans la crise du système capitaliste. Soit nous nous rassemblons sur des grandes orientations résolument à gauche pour changer d’Europe.

En 2005, nous avons dit NON à l’Europe de la concurrence libre et non faussée.


Non à l’Europe des technocrates, du dumping social et fiscal, de la dictature de la Banque européenne, de l’alignement sur l’OTAN…

En 2009, nous voulons construire l’Europe dont nous avons besoin :


- Une Europe sociale, écologique et démocratique.
- Une Europe efficace contre la crise.
- Une Europe de l’égalité notamment entre les femmes et les hommes.
- Une Europe débarrassée des dogmes libéraux et des réflexes capitalistes.
- Une Europe force de paix.

C’est l’objectif du Front de Gauche initié par le PCF et le Parti de Gauche. Par-delà nos différences, nous savons que la crise du capitalisme que nous traversons est porteuse de tragédies si nous n’apportons pas d’alternative face à l’urgence sociale, démocratique, écologique et pour la paix sur notre continent.

Le Front de Gauche s’adresse donc à tous ceux qui veulent construire une autre Europe en rupture avec l’orientation libérale du traité de Lisbonne : aux partis politiques comme aux citoyens pour qu’ensemble nous changions vraiment la donne.

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D
Je pense que la campagne électorale des européennes est le cadet des soucis et des questions immédiates que les travailleurs se posent.Suite à l'appel de la conférence nationale pour l’unité du 7 décembre 2008, le POI (Parti Ouvrier Indépendant) a lancé une campagne début janvier 2009 : POUR SAUVER LES TRAVAILLEURS, PAS LES SPÉCULATEURS, TOUT DE SUITE : INTERDICTION DES LICENCIEMENTS ! voir http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article124
Suite aux manifestations du 29 janvier, le POI a posé la question : Après le 29 janvier ...
http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article189
Après le succès du meeting régional le 8 février il lance : Les propositions du POI après le rassemblement du 8 fevrier à Montreuil
http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article193
Lettre au Parti communiste francais, Parti socialiste, Parti de Gauche, Nouveau parti anticapitaliste, Lutte ouvrière
http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article194
90 000 chômeurs de plus en janvier ! Il y a urgence à organiser la marche unie pour interdire les licenciements
http://www.parti-ouvrier-independant.com/spip/spip.php?article210
La question de l'unité se pose sur une base claire et adaptée à l'urgence de la situation. Faire croire que l'issue politique du mouvement de grève du 29 janvier c'est le Front de gauche aux européennes, où d'attendre les élections de 2012, c'est se moquer des travailleurs. Oui, il y a urgence ! Oui il faut l'unité ! c'est le sens de la campagne engagée par le POI pour l'interdiction des licenciements. Comme le rappel le communiqué du 25 février 2009 "Le POI en présence de 4 000 travailleurs et jeunes rassemblés à Montreuil le 8 février dernier a adressé une lettre aux responsables de tous les partis de gauche pour que soit organisée une marche unie afin que soient interdits tout licenciement, toute suppression d’emploi.Dans plusieurs régions, des élus, des responsables et militants de toutes tendances ont commencé à répondre favorablement à cette proposition. Ainsi, en Moselle, les élus et militants du PS, du PCF, du POI qui refusent la suppression de 2 075 emplois à Arcelor-Mittal Gandrange, et qui constituent ensemble en Moselle un comité pour l’organisation de la marche unie pour interdire les licenciements et suppressions d’emplois. Ainsi, dans les Yvelines, des élus PS, PCF, POI et syndicalistes de Renault-Flins et PSA Poissy s’unissent contre la suppression prévue de 20 000 emplois dans l’automobile et appellent à organiser la marche unie. Ainsi dans l’Hérault, la cellule du PCF et le comité du POI de Saint-Pons, ainsi à Amiens, militants du PCF, du POI, du Parti de gauche, syndicalistes font de même." http://www.parti-ouvrier-independant.com/s....php?article210Cette campagne que je soutien (bien que n'étant pas trotskiste) met au premier plan l'unité sur des bases claires, permet au-delà des discours et des divergences entres partis et organisations de proposer un axe politique immédiat aux travailleurs et pour finir met les dirigeants et les militants de ces partis et organisations devant leurs responsabilités. N'attendons pas 2012 ! Front unique pour l'interdiction des licenciements !
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D




Le 7 juin prochain les électeurs français sont appelés à voter pour envoyer des députés au parlement européen. Dans un bel ensemble les partis politiques du système, majorité comme opposition, s'apprêtent à organiser entre eux le partage de ce gâteau. Les forces sociales et politiques engagées dans une démarche de résistance républicaine, patriotique et de progrès doivent prendre position face à cette échéance.
Le parlement européen est-il un organe démocratique ?
Dans sa nature comme dans son action, le parlement européen est un des instruments de la domination atlantiste et capitaliste sur le continent. D'une part, ne représentant aucun corps politique, car les peuples résident dans les nations et non dans une chimère bureaucratique, il n'a aucune légitimité démocratique, ne sert qu'à isoler encore un peu plus les citoyens des instances dirigeantes et à supprimer pour les peuples le droit à disposer d'eux-mêmes. D'autre part, jamais en retard d'une résolution attaquant les droits sociaux ou l'indépendance des nations européennes, cette assemblée croupion est, malgré son fonctionnement ubuesque, un efficace rouage d'un système à vocation totalitaire. Les parlementaires qui s'y font élire choisissent donc la voie de la collaboration, à moins de s'y présenter - paradoxe aussi rare que suprême - en tant qu'ennemis affichés de ce système et de réclamer explicitement sa destruction.
La construction européenne est-elle amendable ?
Il est singulier de constater que, de toutes les listes en cours de formation, qu'elles soient eurobéates ou eurocritiques, aucune n'ose soutenir pleinement le bilan et la continuité de l'Europe telle qu'elle est, mais toutes proposent des changements de fond de plus ou moins grande ampleur, changements dont un demi-siècle d'intégration à sens unique démontre la stricte impossibilité.
En effet, depuis les "pères fondateurs" jusqu'à ses derniers développements contemporains, la construction européenne confirme sa nature néolibérale de vecteur des intérêts impérialistes états-uniens et de rempart contre la volonté souveraine des peuples. Ainsi, proposer une "autre Europe" est une tromperie ; on ne peut décemment débattre de contenus sociaux, démocratiques ou pacifiques dans le cadre d'une organisation dont les fondements et les actions sont l'expression constante du contraire, comme en témoignent la casse industrielle et sociale, les délocalisations, la concurrence inhumaine ou la soumission à l'OTAN.
Évidemment, devant la colère montante des citoyens des 27 pays de l'UE prison des peuples, les partis politiques représentés en sont réduits à jouer les illusionnistes et à proposer des modifications de l'intérieur. De l'extrême gauche à l'extrême droite, la fonction des tenants d'une "autre Europe" est la même : il s'agit d'agréger les justes colères visant l'Europe pour les neutraliser sur une voie de garage. L'Union européenne n'étant pas réformable, le débat ne devrait plus porter sur les changements à y apporter mais sur les modalités à mettre en œuvre pour en sortir dans les meilleures conditions. Pour cela, la prochaine élection du parlement européen n'est d'aucune pertinence.
Le choix de l'abstention
L'éventuelle présence de listes dénonçant tous les traités européens, appelant à la sortie de l'UE (Union Européenne) et au refus de la supranationalité mériterait toutefois que les électeurs les soutiennent. Or, l'organisation du système politique français, notamment le mode de financement des partis et l'omerta planifiée sur les moyens de communication de masse, rend pour le moment impossible la constitution de telles listes, et cela alors que l'aspiration à la rupture avec l'UE est potentiellement majoritaire dans le pays.
En l'absence contrainte de listes avançant sous la bannière de la sortie de l'UE, le Comité Valmy propose donc de lancer une campagne civique pour une abstention populaire massive le 7 juin. Dans l'action pour tracer, avec d'autres forces, une perspective de rassemblement populaire et d'espérance nouvelle, nous appelons tous les citoyens et les organisations qui se réclament de la résistance : les communistes patriotes et internationalistes, les gaullistes authentiques, tous les républicains qui se reconnaissent dans la défense de l'indépendance nationale, de la souveraineté populaire, de la laïcité, du progrès social et de la paix, à se mobiliser pour le boycott de ces élections européennes inutiles, trompeuses et perverses.
L'abstention ne s'oppose pas au civisme : les dirigeants euro-atlantistes et leurs complices nationaux ont suffisamment montré leur mépris de la souveraineté populaire en refusant à répétition le résultat des référendums pour qu'on puisse, en toute conscience, surmonter le chantage à la beauté et au respect du suffrage universel.
En foi de quoi, comme, à la différence du vote blanc ou nul, la non-participation pure et simple est le seul acte comptabilisé dans les statistiques, nous n'irons pas voter ! En hausse constante à chaque élection du parlement européen depuis 1979, l'abstention montrera le rejet des Français à l'égard de cette dictature masquée.
Comité Valmy
Le 23 février 2009
 
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