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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le projet de loi pénitentiaire provoque une immense déception. Mauvaise élève de la classe européenne en matière de respect des droits des prisonniers, la France resterait avec ce texte très loin de répondre aux préconisations de l’Europe.

Une personne détenue est d’abord une personne. À ce titre, elle mérite le respect de ses droits fondamentaux et de sa dignité. C’est même une condition essentielle pour préparer la réinsertion, et ainsi prévenir la récidive.

Avec une augmentation de plusieurs milliers de personnes incarcérées en 10 ans, la politique autoritariste et sécuritaire de l’ex-ministre de l’Intérieur devenu président fait déborder les prisons. Avec, de surcroît, l’inefficacité que l’on constate en matière de lutte contre la délinquance.

Encore une occasion manquée pour changer de politique pénitentiaire. La loi devrait garantir la réponse aux exigences aussi élémentaires que l’encellulement individuel, l’accès libre aux douches, les sanitaires respectueux de l’intimité, la possibilité d’une activité sociale.

Il faut sortir de la logique d’enfermement et ouvrir un débat national sur les meilleurs façons d’éviter la récidive. En Europe, notamment en Scandinavie, des exemples démontrent l’efficacité des alternatives à l’incarcération.

Le monde associatif et les professionnels expriment leur insatisfaction. Le Parti Communiste la partage. Le sort fait aux plus faibles et aux marginaux est un indicateur de civilisation. Avec Nicolas Sarkozy et Rachida Dati, c’est : en arrière toute.

Isabelle Lorand,
membre du Comité Exécutif National du PCF chargée des libertés et droits de la personne
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