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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

En guadeloupe, le LKP et la population savourent une victoire qui fera date. Le Parti Communiste Français, qui a soutenu depuis le début ce mouvement, partage cette joie qui intervient après plus d’un mois de lutte.

La stratégie du pourrissement, de la violence et du mépris du gouvernement et du patronat n’a pas eu raison de la lutte des guadeloupéens. Elle ne parviendra pas davantage à briser l’élan en Martinique et à la Réunion.

Cette victoire est celle d’un large rassemblement au sein du LKP, regroupant syndicats, partis, associations et mouvements avec une forte implication de la jeunesse. C’est la victoire d’un rassemblement autour d’exigences élevées, à la hauteur des besoins réels de la population dans un département frappé de plein fouet par le chômage massif et les bas revenus. Les résultats sont impressionnants en matière salariale et de revenu, mais aussi concernant l’emploi public, le logement, le prix de l’eau, les prix des denrées de première nécessité, etc.

Une brêche est ouverte, les dogmes patronaux et gouvernementaux de pression sur salaires sont battus en brèche. Satisfaire les besoins de la population, ce n’est pas affaiblir, mais au contraire muscler l’économie frappée par la récession, faute de consommation populaire. La Guadeloupe ouvre la voie à de nouvelles conquêtes au moment où le COSPAR à la Réunion engage un mouvement social de grande ampleur et qu’à la Martinique les accords peuvent être définitivement ratifiés si le MEDEF cesse de bloquer la négociation.

La principale leçon que l’on peut tirer de la lutte victorieuse en Guadeloupe est que la force du mouvement rend possible ce qui, hier, ne l’était pas.

Jean-Louis Le Moing,
membre du Comité Exécutif National chargé des DOM/TOM
Paris, le 5 mars 2009.
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cimares 10/03/2009 15:46

Pour bien connaître l'outre-mer français , notamment les Antilles et la Réunion, j'ai souvent comparé des situations qui ne se ressemblent pourtant pas, mais qui ont quand même quelques points communs à savoir qu'une immense majorité de la polpulation s'est trouvée exploitée par une toute petit minorité -qui plus est blanche aux Antilles, héritière directe des grandes familles des colons.J'ai eu l'occasion de comparer le revenu moyen par habitant il y a 5 ou 6 ans alors que je travaillais sur les indicateurs de la politique de la ville . Le revenu moyen par habitant est inférieur sur le territoire d' Hénin-Carvin à celui de la Martinique, de la Guadeloupe ou de la Réunion. Voilà où nous en sommes: mais les domiens ont conservé intact leur sentiment d'exploitation, surtout lorsque cela se double de phénomènes raciste auxquels on les sait extrêmement sensibles. Alors, on peut comparer la fraîcheur d'un mouvement collectif outre-mer qui amène à une lutte collective et une certaine réserve, voire un embrigadement à lancer ces mêmes luttes sur un territoire qui souffre tout autant et que l'on connait bien. L'analyse pourrait être menée de façon beaucoup plus approfondie et on s'apercevrait peut être que le système en place en métropole et tout particulièrement dans le Pas de Calais a amené à la soumission des populations. Peut être que les partis de la gauche traditionnelle y ont leur part de responsabilité puisqu'ils dirigent tous les leviers de cette région depuis 1946.