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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

David Noël, secrétaire de la section d'Hénin-Beaumont du PCF et membre du Secrétariat Fédéral du PCF 62 était vendredi soir à Beaurains pour la projection d'un film sur la révolution vénézuélienne organisée par la section PCF de l'Arrageois. L'occasion pour Jean-Jacques Guillemant et ses camarades de la section de tenir une conférence de presse dont le compte-rendu est paru hier matin dans l'édition d'Arras de La Voix du Nord.


Les communistes arrageois en ordre de marche

Forte d'une centaine d'adhérents, la section arrageoise du PCF a gagné une vingtaine de membres depuis 2007.


| ÉLECTIONS EUROPÉENNES |

Ils sont prêts, le mors aux dents, à partir en campagne pour les élections européennes. La section communiste du PCF d'Arras s'est réunie, vendredi, pour présenter ses lignes d'action pour les mois à venir.

Semaine politique oblige, les communistes arrageois sont en piste. Fort occupés ces prochains jours, ils se sont réunis vendredi pour donner un aperçu de leurs grandes dates. Il y a, d'abord, le week-end des 14 et 15 mars. Tout tombe en même temps. La fête de la section, d'abord, organisée à la salle des fêtes de Saint-Laurent-Blangy. «Cela marque surtout notre entrée dans la campagne pour les élections européennes. Derrière la tête de liste du front uni de gauche, le député sortant Jacky Hénin», note Jean-Jacques Guillemant, secrétaire de section.

Dans le même temps se tient justement le meeting régional, le 14 mars, à Lille. De tous les fronts ce week-end-là, les communistes comptent venir serrer les rangs de la manifestation arrageoise contre la venue du Front national à Arras, samedi prochain. «L'extrême-droite fascisante n'est pas la bienvenue ici, sur les terres ouvrières du Nord-Pas-de-Calais.», rappelle David Noël, du secrétariat fédéral, élu à Hénin-Beaumont. Membre du comité Le FN à Arras, nous disons non, le PCF rentre dans le débat : «Le maire était forcément au courant. Expression démocratique ou pas, il faut savoir que certaines villes se sont opposées à la venue d'un parti extrémiste.» C'est dit.

Le PCF entend profiter de la vague politique des semaines à venir pour se faire entendre. Et gagner du terrain. «Nous entendons être plus présent sur Arras Nord-Saint-Laurent-Blangy. Sur les secteurs Ouest et Sud, nous sommes déjà bien organisés. Nous sommes présents sur le marché. Nous allons inviter Jacky Hénin. Et faire du porte à porte, à partir de mai.» L'objectif ? Rogner sur les franges abstentionnistes des Européennes pour nourrir la liste Front de gauche. «On veut refaire le grand mouvement du non au référendum de 2005. L'Europe, oui, mais pas celle, néfaste, des délocalisations, du capitalisme à outrance.»


• S. NICOLLE

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DIABLO 09/03/2009 10:30





Mais qu'est cette "gauche" qu'on nous promet dans le "front de gauche", le "parti de gauche", le "parti de gauche européen" ?
Allons-voir ce qu'elle dit là ou elle s'exprime sans contrainte, dans les textes du PGE auquel adhère la direction du PCF.
Les choses sont claires. Alors que jamais l'affrontement entre capital et travail n'a été aussi violent et aiguisé qu'aujourd'hui, la déclaration politique du PGE nous dit :
« La "vieille" contradiction facilement comprise entre le Capital et le Travail est balayée par de nouvelles aspirations et contradictions entre les sexes, les générations, les cultures, les groupes ethniques et surtout par une conscience nouvelle de l'interrelation entre l'humanité et l'environnement »
Bien sûr, si l'histoire n'est plus celle des luttes de classe, les peuples n'ont pas besoin de souveraineté populaire ! Pire, les peuples sont suspects de "populisme".
C'est ainsi que le PGE analyse les tensions de plus en plus grande entre les peuples qui disent NON et l'Union Européenne qui impose toujours plus ses directives :
« Les choix néolibéraux définis par Maastricht ont provoqué une érosion des conditions matérielles de vie de larges secteurs de la population, conduisant à une crise de rejet de l'intégration Européenne. Cette crise est due à la non-viabilité d'un modèle économique, écologique, patriarcal et social qui produit des inégalités intolérables, un désastre environnemental, la précarité au travail et dans la vie. Elle n'est pas en mesure de dénouer les nœuds politiques qui se trouvent à la base de la crise de cohésion sociale et politique sur le Vieux Continent. Cela crée un vide politique. Les vieux pouvoirs politiques ne peuvent résoudre ces problèmes parce qu'ils continuent à mettre en pratique les politiques de Maastricht. Cela est en train de créer un vide politique. Ce vide et l'absence de perspectives de changement pourrait engendrer la victoire de projets néo-populistes basés sur un mélange d'éléments xénophobes et racistes avec le néo-libéralisme. »
Résumons-nous :
« Le processus de l'intégration Européenne devient plus lent et plus contradictoire. La crise de légitimité des politiques met en danger le processus d'intégration Européenne ».
L'Union Européenne a trouvé son fidèle soutien... le PGE combattra tout ce qui met en danger l'intégration européenne. Il a bien mérité de sa forte subvention !
 

Texte publié initialement sur le site des Communistes de Vénissieux