Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

Publié par David NOËL

Les communistes héninois ont toujours combattu les politiques libérales de l'Union Européenne (au contraire du Front National dont les députés ont voté l'Acte Unique en 1986...).

Pour autant, depuis le 1er mai 2004, l'Union Européenne compte 25 pays, c'est un fait. Les élections européennes de juin 2004 et le référendum du 29 mai 2005 l'ont rappelé aux plus étourdis...

A Hénin-Beaumont, il aura pourtant fallu attendre cette semaine pour que le rond-point de l'Europe soit enfin orné des drapeaux des dix nouveaux pays entrants (Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Lituanie, Lettonie, Estonie, Malte et Chypre).

Un oubli fâcheux, heureusement réparé...
Pourtant, il faut croire que le sort s'acharne sur ces malheureux pays dont les drapeaux, pour des raisons protocolaires qui nous échappent sont non seulement moins hauts que les quinze autres drapeaux, mais sont aussi enserrés au milieu d'une végétation touffue qui les cache à la vue des passants.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

eldiablo 23/06/2006 21:59

Les "nouveaux espaces" (région, communauté d'agglo.) ne sont pas "apparus". ils sont la conséquence de la stratégie du capital qui veut casser le cadre national et créer un nouvel empire au niveau du continent de l'europe (et au delà) ...Quant au forums sociaux européens je n'ai pas le sentiment qu'ils "accrochent "beaucoup dans le monde du travail...

eldiablo 23/06/2006 20:22

Effectivement  ce n'est pas de l'appropriation c'est du rejet ...Cette question de l'UE n'est pas secondaire.Ce serait une faute historique de considérer l'Etat-Nation comme archaïque...malheureusement je crains que les dirigeants nationaux du PCF en soient là, ralliant en quelque sorte les théories troskystes sur l'internationalisme. Ainsi les fascistes qui confondent volontairement nationalisme et patriotisme ont la voie ouverte...on risque de s'en rendre compte , encore une fois et en plus grand, en 2007...

David NOËL 23/06/2006 21:25


Je ne considère pas l'Etat-Nation comme archaïque. Jusqu'à preuve du contraire, l'Etat-Nation reste (avec la commune) un des espaces politiques les plus structurants.
De nouveaux espaces politiques sont apparus (la région, la communauté d'agglomérations), d'autres ont perdu de leur visibilité (le département) et d'autres sont peu à peu en train de se
structurer.

A mon sens, même si les élections européennes restent encore largement des élections "nationales", on a vu lors des manifestations contre la guerre en Irak et à l'occasion des Forums Sociaux
Européens de Gênes, Saint-Denis, Londres et Athènes émerger une opinion publique européenne.

La municipalité de Rouvroy organise par exemple régulièrement des "mardis de la colère". Rappelons quand même que les premières initiatives de ce type sont parties du Douaisis en solidarité avec
nos camarades allemands du Wasg et du PDS qui luttaient contre la réforme Harz IV et manifestaient chaque lundi... Quelque part, il y a bien un espace politique européen qui est en train de se
structurer.

On peut regretter la propagande européiste délirante à laquelle les citoyens adhèrent de moins en moins lorsqu'ils voient la réalité des politiques menées.
Aujourd'hui, c'est dans les luttes contre les politiques libérales que s'organise la solidarité européenne...


eldiablo 23/06/2006 19:10

Les nouveaux pays de l'UE (suite) LA LETTONIE
Révisionnisme et néonazisme d’Etat
dans un Pays de l’Union européenne
Pourquoi les nazis sont considérés
comme des héros en Lettonie
Depuis plusieurs mois, des informations inquiétantes arrivent de Lettonie, ex-République de l’ancienne URSS, aujourd’hui totalement indépendante de Moscou et membre de l’Europe des 25. Au programme politique de cette « nouvelle Nation » : révisionnisme de son passé nazi, réhabilitation honorifique des nazis lettons régnant en maître durant l’occupation allemande du pays et répression à l’égard de ceux qui dénoncent ce retournement de l’histoire. Pour mieux comprendre cette situation paradoxale et les dérives d’un nouvel Etat membre de l’Union européenne, RésistanceS reproduit ci-dessous, avec l’aimable autorisation de son diffuseur, un article de Vladimir Simonov, commentateur politique du média RIA Novosti (A. Vick).
Les autorités de Riga, capitale de la Lettonie, autorisent régulièrement le défilé d'anciens légionnaires de la Waffen SS. Des dizaines de nazis lettons d'un certain âge, mais bien valides, défilent solennellement en grand uniforme sous les drapeaux à croix gammée du centre de la ville vers le monument de la Liberté.
C'est ainsi qu'ils célèbrent le 16 mars 1943, date de la création de la légion des SS lettons. L'idée du défilé appartient aux chefs de l'organisation d'extrême droite "Club 415" et ils la mettent en oeuvre depuis cinq ans avec la bénédiction officielle des autorités municipales de Riga.
On connaît les actions de la Waffen SS pendant les années de guerre. Ces hommes exterminaient tous les non-Allemands et les non-Lettons, ils ont construit des camps de concentration où ils ont brûlé dans les fours crématoires les Russes, les Polonais, les Juifs : tous les représentants des "races inférieures".
Aujourd'hui, ces anciens bourreaux touchent une pension militaire confortable, alors que les anciens détenus des camps fascistes ne peuvent pas obtenir de compensation.
Une brève excursion à Riga avec un bon guide ne fera qu'accroître le désarroi éprouvé par un observateur étranger en voyant le déchaînement de l’ état d'esprit nazi dans ce pays balte.
Des inscriptions antisémites apparaissent parfois sur les monuments des cimetières juifs. Des tapis avec des croix gammées sont présentés dans les vitrines des magasins. On voit des passants portant des croix métalliques hitlériennes à la poitrine.
Faisant preuve d'une étonnante amnésie historique, Riga s'indigne contre le prétendu "génocide" commis après la guerre en Lettonie par la faute d'un "empire totalitaire étranger", mais passe sous silence la catastrophe ethnique de 1941. Au cours de la brève période entre le départ des autorités soviétiques et l'arrivée des unités hitlériennes, les nationalistes lettons ont eu le temps d'exterminer et de dépouiller des dizaines de milliers de Juifs lettons. Génocide monstrueux commis par des citoyens de la Lettonie contre d'autres citoyens de la Lettonie.
Une extermination des Juifs aussi féroce qu'en Lettonie n'a probablement eu lieu dans aucun autre pays d'Europe. Sur les 85.000 Juifs qui vivaient dans ce pays, seulement 500 ont survécu après la guerre. La localité de Rumbola est devenue pour toujours le symbole de l'histoire tragique de la Lettonie : en deux semaines, 30.000 Juifs y ont été transférés du ghetto de Riga, placés devant les tranchées et fauchés par les mitrailleuses. Certains de ceux qui sont considérés aujourd'hui en Lettonie comme des héros se trouvaient peut-être parmi les bourreaux.
Il n'est pas étonnant que la protection accordée par l'Etat au nazisme s'accompagne aujourd'hui de manifestations de plus en plus ostensibles d'antisémitisme. Ainsi, les membres du parti "Aïzsargui", qui avaient aidé les hitlériens à lancer les pogroms contre les Juifs à Riga pendant la guerre, commencent à jouer un rôle important dans la société. Qu'est-ce donc qui pousse les autorités lettones à soutenir aujourd'hui une idéologie nazie pourtant incompatible avec l'époque et le lieu : le troisième millénaire et l'Europe unie ?
Ce n'est pas un mystère. De nombreux hommes politiques lettons de tendance nationaliste radicale vivent toujours dans un monde mythique d'humiliations historiques, rassemblées sous le terme "d'occupation soviétique", qui les pousse à exiger des excuses, ainsi qu’une compensation matérielle pour ce mystérieux "préjudice" subi à l’époque de leur appartenance.
Cela rappelle les douleurs fantômes que ressentent parfois les amputés à l'endroit du membre disparu. L'Union soviétique n'existe plus depuis longtemps, et la Russie constitue, pour la Lettonie indépendante, ce membre détaché. Mais les douleurs fantômes et les offenses qui subsistent depuis l'époque soviétique tourmentent toujours les hommes politiques lettons qui se vengent de leurs complexes en pratiquant une politique d'apartheid à l'égard des russophones et en érigeant les nazis au rang de héros.
Vladimir SIMONOVCommentateur politique du média RIA Novosti

© Diffusé en mai 2005 par le site Combat http://perso.wanadoo.fr/echanges, cet article peut être reproduit à volonté, ou être redirigé vers vos relations. Mis en ligne sur le site belge RésistanceS (www.resistances.be) le 19 mai 2005.

David NOËL 23/06/2006 20:03


Salut El diablo.

Merci d'avoir posté cet article très instructif.

Pour te répondre, je ne doute pas que les anciens pays de l'Est, par anticommunisme, soient aujourd'hui le théâtre de réactions nationalistes nauséabondes.

Là n'est pas la question. D'un point de vue purement esthétique, les nombreux automobilistes qui passent à cet endroit préfèrent sans doute emprunter un rond-point bien entretenu...
D'ailleurs, je note que ce matin, des agents du service des espaces verts ont scrupuleusement mis bon ordre à tout ça.
Dont acte.

Au delà de l'anecdote, je te rejoins lorsque tu dis que l'élargissement a été le "fait du prince". Ce qui est intéressant à constater, justement, c'est le "degré d'appropriation" par les citoyens
de l'UE et de ses symboles, en l'occurence, ici, les drapeaux des dix nouveaux pays accueillis en grande pompe en 2004.
Ce "degré d'appropriation" n'est pas très élevé, à juste titre.


el diablo 23/06/2006 11:10

Franchement je ne perçois pas l\\\'utilité de cet article...(enfin si...) Personnellement,  que le drapeau , par exemple , de la Lituanie ne flotte pas au vent dans ma commune ne me gène guère : un pays où le secrétaire général du PC est en prison depuis 10 ans et où les nazis s\\\'affichent librement doit-il être honoré? Quant au "fait" que l\\\'Europe est élargie à 25 pays c\\\'est le "fait du prince"  car le peuple de France n\\\'a pas été consulté. Je n\\\'ai pas de leçon à vous donner mais si vous voulez que le PCF retrouve un peu de crédit  dans le monde du travail,  changer de politique par rapport à l\\\'UE . Il n\\\'y a pas , il n\\\'y aura pas d\\\'UE progressiste. Aujourd\\\'hui le bon combat communiste c\\\'est dire : NON A TOUTE CONSTITUTION EUROPEENNE et à un nouvel empire capitaliste en Europe -OUI AUX COOPERATIONS ENTRE LES NATIONS EUROPENNES  LIBRES ET INDEPENDANTES. Salut et fraternité EL DIABLO