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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Jusqu'au bout, la direction nationale du Parti Communiste a cru pouvoir mener une campagne présidentielle unitaire, à plusieurs voix, derrière un candidat commun (communiste ou pas) soutenu par le PCF, la LCR, les Alternatifs...

Dans le Pas-de-Calais, de nombreuses sections, comme la section d'Hénin-Beaumont, ont jugé cette stratégie dommageable pour la visibilité de notre Parti, le renforcement de notre organisation et la diffusion des idées communistes et anticapitalistes dans la société.

L'annonce de la candidature d'Olivier Besancenot est logique : malgré toutes les précautions oratoires, il est maintenant clair que la LCR ira jusqu'au bout en présentant son candidat aux élections présidentielles. Les sondages d'opinion qui créditent Olivier Besancenot de 6 % d'intentions de votes contre 3 % à Marie-George Buffet n'ont pu que conforter les dirigeants trotskistes dans leur analyse et dans leur volonté de présenter leur propre candidat.

L'échec de la stratégie unitaire dans laquelle s'est engagée la direction du Parti Communiste est désormais patent. Malgré les signes de bonne volonté et d'ouverture que le PCF a multipliés en direction de ses éventuels partenaires d'une coalition de la "gauche de gauche", les logiques d'appareil ont repris le dessus.

Lors de leur dernier comité de section, les militants communistes héninois ont pris acte de l'échec prévisible de la stratégie de rassemblement de la direction nationale du Parti Communiste.

Sans plus tarder et avant même l'annonce désormais probable de la candidature de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle, les communistes doivent faire connaître leurs propositions.
Ce que les citoyens attendent, ce sont des mesures immédiates pour répondre à l'urgence sociale !

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xav 04/07/2006 11:46

Salut David,Je suis d'accord avec toi sur le principe de "soutien critique".De la même manière, je voulais te dire que le fonctionnement des collectifs unitaires ne remet absolument pas en cause l'organisation du PCF en sections et cellules. Il est hors de question  de les substituer.  Pour ma part, je suis à la fois actif en cellule et dans le collectif.

XAV 29/06/2006 13:58

Cher David,Je n\\\'ai aucunement l\\\'intention de "parasiter" ton blog (que je visite régulièrement et avec plaisirs par ailleurs), pourtant je ne peux rester insensible devant un telle mauvaise foi. Je suis d\\\'autant plus surpris de te voir jouer le jeu des médias que j\\\'ai trouvé très pertinente ton analyse du traitement médiatique du dernier congrès, publié sur le site "www.acrimed.org."Contrairement à ce que tu prétends, la dynamique unitaire est bien vivante. Je ne nie pas qu\\\'elle rencontre quelques difficultés, du fait de la réticence des appareils politiques notamment. Je fais parti du "collectif  unitaire" de la métropole lilloise, s\\\'y retrouvent des militants de la LCR du PCF, des Verts, du PS, des syndicalistes (CGT, Sud, Snes-Fsu...), des membres d\\\'"éducation sans frontières". Nous sommes tous animés par l\\\'envie de faire perdurer cette dynamique unitaire pour "changer vraiment la vie " ,pour reprendre l\\\'expression de MG Buffet. Ce combat unitaire est à mes yeux le seul moyen de concrétiser nos revendications. Ensemble la victoire est possible.Alors bien sûr il y a l\\\'annonce d\\\'Olivier Bensancenot. Contrairement à ce que tu annonces, il n\\\'est pas du tout clair que la LCR présente son candidat. Il ne sont pas du tout opposés à la lutte unitaire mais ils posent leur condition (d\\\'ailleurs légitime): pas de participation à un gouvernement "social-libéral". Si la dynamique unitaire aboutie, il retirera sa candidature. Comme tu l\\\'as montré à propos du 33ème Congrès, les médias ont beau jeu de ne souligner que nos divisions, quitte à en trouver là où il n\\\'y en a pas parce que c\\\'est vendeur.J\\\'espère que tu comprendra l\\\'intention de mon intervention ici. Que tu sois hostile au rassemblement, je le conçois, même si je pense sincèrement que c\\\'est une grave erreur, par contre je ne tolère pas cette désinformation. Cela dit, je concluerai comme toi! Il ya urgence socilae!

David NOËL 04/10/2007 14:30


Pas de problème, on est là pour débattre.

J'admets que je suis allé un peu rapidement dans mon article. Il est vrai que la déclaration de candidature d'Olivier Besancenot laisse la porte ouverte à une éventuelle candidature de
rassemblement, mais le fait est que le résultat du scrutin interne à la LCR est sans appel : 58 % pour la plate-forme 1 (Krivine-Besancenot) et 2 (proches des positions de LO) pour une candidature
Besancenot, 36 % pour les plate-formes 3 et 4 (Christian Picquet et ses amis) pour une candidature de rassemblement.
Sur les forums internet trotskistes que je suis allé visiter par curiosité, la très très grande majorité des intervenants étaient pour une candidature LCR et rejetaient avec véhémence le PCF et les
forces altermondialistes accusées de réformisme.
A croire que la majorité des intervenants de leur forum étaient des membres de la PF2 de la ligue...
C'est peut-être une image trompeuse, j'en ai bien conscience (la plupart des copains de la LCR que j'ai rencontrés sur la fac étaient plutôt proches de la PF3), mais les chiffres du vote laissent
présager à mon sens une candidature Besancenot, en dépit des précautions oratoires prises pour plaire à la PF3.

Sur le mot d'ordre "pas de participation à un gouvernement social-libéral", moi, ça me va parfaitement. Mais j'ai eu l'impression que la direction de la LCR
voulait nous entraîner vers "pas de désistement en faveur du candidat de gauche le mieux placé" et "pas de soutien à un
gouvernement dominé par le PS". Et là, ce sont des choses objectivement différentes et qui ne vont pas de soi.
On peut fort bien soutenir par principe un gouvernement de gauche dominé par le PS tout en prévenant haut et fort que notre soutien sera un soutien critique et qu'à la première privatisation, qu'à
la première participation à une expédition otanesque, qu'à la première mesure antisociale, on dépose une motion de censure. Je crois qu'il faut être clair là-dessus : soutien critique, sur la base
d'une politique antilibérale.

Pour l'immédiat, en matière de stratégie, je ne suis pas hostile par principe au rassemblement ou au travail dans des collectifs unitaires, ce que je refuse, c'est le saut dans le vide et le
sabordage de l'organisation en sections/cellules au profit d'une organisation plus lâche et (peut-être) moins efficace.

En fait, je crois qu'il faut s'adapter à la sociologie du Parti. Dans les grandes villes et dans les villes universitaires, va pour des collectifs, mais là où existent encore des sections actives
et des cellules de quartier, il faut les garder et c'est là que le travail doit se faire.


eldiablo 28/06/2006 19:26

A propos de la présidentielle vous prendrez connaissance avec intérêt de l'article ci-dessous:
LA Vème AU CLOU, LA VIeme C’EST NOUS !
 

Cette exigence qui monta de la rue en mai 68, revient à l’ordre du jour. Après 48 ans d’existence, la malfaisance des institutions de la Ve République, est avérée. Chirac n’en finit pas de bafouer l’électorat qui l’avait élu massivement. Sa fin de règne tourne au désastre mais c’est le peuple et la nation qui en font les frais. Conscients de l’impasse, certains parlent de toilettage de la Constitution, mais d’autres voix s’élèvent pour appeler à l’instauration de la VIe République et pour que cesse l’élection du Président au suffrage universel. Rappelons qu’en 1989 (fait passé sous silence par les dirigeants actuels du PCF), le Parti communiste avait élaboré un projet de Constitution qui écartait cette pratique antidémocratique en dépit des apparences. En 1958 l’instauration de la Ve République relève d’un coup de force fomenté par l’armée française en Algérie, favorisée par la guerre qu’elle y mène et les menaces qu’elle fait peser sur la démocratie. Favorisée aussi par l’application sous la IVe République d’une majorité dit, un temps, de troisième force qui reniait ses programmes Exemplaire à cet égard est le PS qui, élu le 2 janvier 1956 sur son engagement de paix en Algérie, relance la guerre et aggrave le divorce entre le gouvernement et le peuple. Lors de son 14e congrès (Le Havre, juin 1956), le PCF avait mis en garde sur le danger d’une telle situation. Il dénonçait aussi la campagne en faveur du régime présidentiel qui allait de pair avec l’agitation des bandes factieuses. Sous la IVe République l’instabilité ministérielle est venue non d’un défaut des institutions mais du mauvais usage qui en était fait, de l’ostracisme visant le PCF et qui faussait le jeu normal de la démocratie. Un gouvernement fort n’est pas celui qui se sépare du peuple, c’est celui qui en respecte les exigences. En 1958, le retour de de Gaulle à la tête de l’État s’accompagne de l’adoption d’une nouvelle Constitution qui lui confie un pouvoir sans contrôle L’Assemblée nationale est une contrefaçon du parlement au rôle seulement consultatif. Le Président peut prononcer sa dissolution sans qu’en retour sa destitution puisse être envisagée. Il n’a pas à s’expliquer devant le parlement, il lui adresse des messages. Rien n’est prévu pour déposer le monarque qui n’est remplacé que si la vacance est constatée, par la mort, la démission, ou l’empêchement. La Constitution de 1958 est foncièrement monarchique. Dès l’origine le PCF s’est prononcé contre, il appelle à voter Non le 28 septembre1958, il est suivi par 20% du corps électoral. Pour conforter le caractère autocratique de son pouvoir, en 1962 de Gaulle instaure par référendum l’élection du président de la République au suffrage direct. Le PCF appelle encore à voter NON. La réforme Constitutionnelle visait aussi à la bipolarisation de la vie politique. Avec de telles institutions, les citoyens et leurs représentants sont privés de la plénitude de leur souveraineté et les forces de la finance et du capital renforcent considérablement leur emprise sur la vie nationale. L’intégration de la France à l’Europe de Maastricht à porté gravement atteinte à la souveraineté nationale et populaire. La démocratie est à reconstruire de fond en comble en restituant au peuple sa pleine souveraineté. Il doit l’exercer avec ses représentants, et par de nouveaux droits et pouvoirs d’intervention, tout particulièrement sur le lieu de travail où il s’agit de mettre fin aux diktats des directions et des actionnaires
 

Source : « combat communiste »