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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Hénin-Beaumont : démission de Mme Lienemann pour provoquer des élections

LILLE, 25 mai 2009 (AFP) - 20h21

Marie-Noëlle Lienemann, première adjointe PS au maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Gérard Dalongeville (ex-PS), écroué dans une affaire de fausses factures présumées, a démissionné de ses fonctions avec neuf conseillers municipaux pour pousser à l'organisation de nouvelles élections, selon un communiqué publié lundi. Deux suivants de la liste socialiste ont également démissionné, "de façon à ce que le conseil municipal soit incomplet au cas où il faudrait élire en son sein un nouveau maire", est-il précisé dans le communiqué. "La gravité de la situation, la confusion qui règne dans la ville exigeaient cet acte de responsabilité (..) conforme aux principes républicains", a encore souligné Mme Lienemann. Les autres membres socialistes du conseil municipal et de leur liste de 35 membres "n'ont toutefois pas souhaité prendre leurs responsabilités", a précisé un porte-parole de Marie-Noëlle Lienemann.

En revanche, l'élue du Modem a également rendu son mandat avec ses colistiers, et les partenaires de gauche (PRG, PC, MRC) se sont associés à la démarche de Mme Lienemann.

Le maire d'Hénin-Beaumont a été suspendu de ses fonctions par le ministère de l'Intérieur mais aussi bien Marie-Noëlle Lienemann que le Front national - qui a cinq élus - souhaitent sa révocation et l'organisation de nouvelles élections. M. Dalongeville, son premier adjoint de 2001 à 2008 Claude Chopin et un homme d'affaires, Guy Mollet, avaient été mis en examen et écroués le 9 avril pour détournement de fonds publics, faux en écriture et favoritisme. Trois gérants de sociétés de sourveillance ont également été mis en examen.



Des élus sortent de l'impasse à Hénin-Beaumont
Créé le 26.05.09 à 07h07 | Mis à jour le 26.05.09 à 07h07 |

Il va y avoir du sport à Hénin-Beaumont. Et de la politique, enfin.

Huit conseillers municipaux (dont trois adjoints) de la liste majoritaire ont annoncé leur démission du conseil hier soir, tout comme la totalité de la liste d'opposition Alliance républicaine. Les élus démissionnaires souhaitent l'organisation de nouvelles élections à la suite du placement en détention provisoire du maire Gérard Dalongeville dans une affaire de détournement de fonds publics.

En réalité, la démission des élus des deux groupes anticipe la révocation probable du maire, mercredi en conseil des ministres. « Le préfet du Pas-de-Calais nous a informés que c'était à l'ordre du jour », expliquait hier à 20 minutes l'un des élus démissionnaires. Dès lors, l'enjeu consistait à provoquer la dissolution du conseil municipal en l'empêchant de choisir un nouveau maire dans ses rangs. Pour cela, il suffisait d'éviter que le conseil ne puisse se réunir au complet. Sur la liste majoritaire notamment (27 élus sur 35 au total), il ne reste plus suffisamment de remplaçants potentiels pour compenser le départ des huit démissionnaires. « Nous sommes satisfaits car nous avons obtenu la démission de certains élus qui avaient soutenu Gérard Dalongeville jusqu'au bout, même si ça n'a pas été facile », se félicitait l'un des conseillers de la liste majoritaire. « C'est une première étape pour sortir Hénin-Beaumont de cette situation malsaine », a renchéri Daniel Duquenne, tête de liste de l'Alliance républicaine.

D'autant que l'entente entre les deux listes préfigure peut-être la fin de la « gué-guerre » civile chez les opposants au maire et au FN : « Cette démission concertée est un acte fort, cela montre que nous sommes capables de nous rassembler pour Hénin-Beaumont », insistait hier Christine Coget, élue MoDem sur la liste Alliance républicaine. Directrice d'école à Hénin-Beaumont, Christine Coget subit d'ailleurs directement les effets du blocage de la ville depuis l'arrestation du maire : « Nous ne pouvons plus passer de commandes de fournitures alors que la rentrée 2009 approche à grands pas. » Si des élections ont lieu dans les trois mois suivant la révocation, la rentrée pourrait pourtant être un bon cru.

Olivier Aballain



LIBE LILLE - 26/05/09

Hénin-Beaumont, démissions en masse à la mairie


POLITIQUE - Actualisé le 26/05 - Marie-Noëlle Lienemann, adjointe de l'ex-maire Gérard Dalongeville - ex-PS, et en prison pour détournements de fonds présumés -, annonce par communiqué qu'elle démissionne, et avec elle huit conseillers municipaux et adjoints à gauche, plus deux suivants de liste. La liste divers-gauche-Modem-Verts de l'Alliance républicaine fait pareil. Le but : provoquer de nouvelles élections à Hénin-Beaumont, pour le cas où le maire serait révoqué par la ministre de l'Intérieur, comme le Préfet l'a demandé.

Si le maire est révoqué mercredi en conseil des ministres, il faudrait en effet un conseil municipal au complet pour élire un nouveau maire, au sein du conseil. Or les socialistes, autour de Pierre Ferrari et Marie-Noëlle Lienemann, comme les communistes autour de l'ancien adjoint à la culture David Noël souhaitent un retour des habitants aux urnes.

Même souhait à l'Alliance républicaine de Daniel Duquenne, qui a demandé à toute sa liste de démissionner : les élus, mais aussi et les suivants de liste, pour empêcher que par le jeu des chaises musicales, le conseil municipal puisse siéger quand même.

"Il faut repartir aux élections le plus tôt possible pour le bien d'Hénin-Beaumont. Rien n'avance, il n'y a pas de perspective", insiste Pierre Ferrari, qui reconnaît qu'il a été "compliqué pour certains", parmi les conseillers municipaux proches de Gérard Dalongeville, d'accepter de démissionner. "Les journées ont été chargées".

Avant les élections, qui interviendront au plus tard trois mois après la révocation du maire, le Préfet nommera trois administrateurs pour gérer les affaires courantes à Hénin-Beaumont et organiser le scrutin.

Gérard Dalongeville, 38 ans, avait été réélu en 2008 malgré un bilan contesté, à la faveur d'une coalition de gauche pour faire barrage au Front national mené par Steeve Briois et Marine Le Pen. L'ex-maire, mis en examen et écroué depuis le 9 avril à la maison d'arrêt de Longuenesse est suspendu jusque fin mai. La décision de le révoquer est entre les mains de la ministre de l'Intérieur.

Le maire de la petite ville du Pas-de-Calais a été mis en examen dans une affaire de détournements de fonds publics par un système de fausses factures qui implique, selon le Parquet de Béthune, autour de 900.000 euros, et pourrait aller jusqu'à 4 millions.

Le paysage politique de la petite ville de l'ancien bassin minier se résume aux partis de gauche, le centre, et le Front national. L'UMP n'a remporté que 5 % des suffrages aux municipales.

H.S.



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