Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

Publié par David NOËL

Le gouvernement ne pouvait pas indéfiniment ignorer le coût exorbitant que représente la rentrée universitaire pour la grande majorité des étudiants.

Avec la hausse en moyenne de 4,9 % des frais d'inscription tous cycles confondus en septembre (des frais d'inscription qui avaient déjà augmenté de 4 % en septembre 2005...), les étudiants devront payer cette année 162 € pour s'inscrire en licence (+ 3,8 %),  211 € pour s'inscrire en master (+ 6 %) et 320 € pour s'inscrire en doctorat (+ 4,9 %).
Sans compter une hausse de 3 € de la cotisation obligatoire au régime étudiant de sécurité sociale (de 186 à 189 €), ainsi que l’augmentation à venir du prix du ticket restaurant universitaire (+ 5 centimes d’euro). Si les étudiants souscrivent en plus à une mutuelle complémentaire et prennent un abonnement SNCF, c'est en moyenne 600 € qu'il faut débourser dès la rentrée de septembre pour entrer à l'université.

Pour des familles aux revenus modestes ou moyens, c'est une somme très importante, qui grève lourdement le budget.

Pour pouvoir payer leur rentrée universitaire ou pour pouvoir louer un logement dans une résidence universitaire ou ailleurs en ville, tant les places manquent en résidence universitaire, de nombreux étudiants sont obligés de travailler pendant leurs années d'études.

Près de 800 000 étudiants travaillent pour payer leurs études et 100 000 étudiants vivent sous le seuil de pauvreté.

Autant dire que l'annonce de la création d'une allocation de rentrée universitaire de 150 à 200 € qui serait versée à 500 000 étudiants, sur le modèle de l'allocation de rentrée scolaire, est une bonne nouvelle, mais qu'elle ne répond pas totalement aux enjeux.

Depuis longtemps, nos amis de l'UNEF et de SUD Etudiant réclament ce qu'ils appellent une "allocation d'autonomie" ou un "salaire social étudiant".

Le Parti Communiste est favorable à ce type de mesure.
Aujourd'hui, seuls 3 % de fils d'ouvriers et d'employés accèdent au Master 2 (les anciens DEA et DESS). Dans ces conditions, il est clair que l'autonomie financière des étudiants conditionne toute réelle démocratisation de l'enseignement supérieur.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Camille 19/07/2006 19:09

Retrouvez le point de vue des communistes de Paris 14ème:
http://pcf-paris14.over-blog.org

Jean-Eric 19/07/2006 13:55

Tu peux ajouter la  Cé qui, après le combat mené  contre le CPE,mérite d'être citée.
Amicalement Jean-Eric.