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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le premier conseil municipal de l'ère Duquenne avait lieu dimanche, dans les salons d'honneur de l'Hôtel de Ville. 3h30 de conseil municipal et beaucoup de déceptions pour les spectateurs, venus nombreux assister à ce qui aurait pu être le début d'une nouvelle ère pour Hénin-Beaumont et ses habitants épris de sérénité.

Au lieu de ça, Daniel Duquenne a multiplié les erreurs.

Comme sous l'ère Dalongeville, il manquait des chaises dans les salons d'honneur pleins à craquer et des dizaines de spectateurs seront restés debout tandis que des chaises avaient été spécialement réservées aux élus des communes voisines. Ce traitement différencié a le don d'énerver les spectateurs.

Aucune rupture, donc, dans la disposition de la salle. Comme sous l'ère Dalongeville, les adjoints trônaient à gauche et à droite du nouveau maire, face aux autres conseillers municipaux et au public. On aurait pu imaginer une autre disposition. De même, il est assez mesquin d'avoir séparé les tables des huit élus du FN qui se retouvaient de part et d'autre de l'allée centrale sans possibilité de communiquer entre eux. 

On passera rapidement sur le cafouillage à propos du nombre des postes d'adjoints. Initialement prévu à huit (cinq hommes et trois femmes), il a finalement été porté à neuf pour qu'il y ait une parité hommes-femmes. Accessoirement, la disparition des adjoints de quartier permettra à Daniel Duquenne de présenter une enveloppe budgétaire "indemnités des élus" à la baisse, sans qu'aucun des nouveaux élus ne voie personnellement son indemnité réduite. Il aurait été autrement plus courageux de voter une baisse réelle de 30 % du montant des indemnités perçues par chaque adjoint et de maintenir des adjoints de quartier. Cet amateurisme de la nouvelle majorité et ce décalage entre les discours et les actes se vérifieront tout au long de l'interminable séance de conseil de dimanche.

De nombreuses escarmouches ont opposé Daniel Duquenne aux élus du Front National qui se plaindront  notamment de ne pas être représentés à la CAHC et de perdre un poste au CCAS. Mal à l'aise, Daniel Duquenne justifiera le passage de huit à quatre administrateurs au CCAS (trois pour la majorité, un pour le FN) par la volonté de travailler plus efficacement et de ne plus avoir un conseil d'administration pléthorique, mais dès la délibération suivante, il se contredisait puisqu'il choisissait de maintenir à onze le nombre des représentants de la ville au Conseil d'Administration de la Caisse des Ecoles où la désignation ne se fait pas à la proportionnelle et où la majorité emporte tous les sièges.

Reprenant mot pour mot la délégation générale au maire qui donnait à Gérard Dalongeville les pleins pouvoirs, Daniel Duquenne, qui avait voté contre le même texte en mars 2008 se défendra maladroitement face aux attaques de l'opposition FN, arguant que si le texte était le même, lui, se comporterait différemment et prendrait les décisions avec son bureau municipal.

Mais alors, pourquoi avoir repris au mot près la même délibération de concentration des pouvoirs ?

Autre indice de l'absence de rupture que la présence bien visible de Jean-Marie Alexandre, traversant ostensiblement la salle comme s'il était en terrain conquis. Personne n'a oublié que le maire de Souchez et président départemental du MRC 62 était le parrain politique de Gérard Dalongeville, qu'il a soutenu de bout en bout de 2001 à 2009,  appelant il y a à peine trois mois à soutenir Gérard Dalongeville et à voter contre Marie-Noëlle Lienemann et moi. Alors qu'il se murmure de plus en plus fortement que la Brigade Financière cherche à démêler les liens qui unissaient Gérard Dalongeville à Jean-Marie Alexandre, on voyait dimanche matin le leader du MRC 62 se tenir debout juste derrière Georges Bouquillon, comme un symbole de la tutelle qui pèse désormais sur la nouvelle équipe municipale aux ordres de Daniel Percheron et Jean-Marie Alexandre, sans que cela pose apparemment problème aux élus de l'Alliance Républicaine. 

Attaqué par le FN sur ce thème, Daniel Duquenne remerciera dans son discours de clôture les efforts de solidarité des villes voisines. Qui peut croire sérieusement en la solidarité désintéressée de ceux qui furent les parrains politiques de Gérard Dalongeville ?

L'unanimité se fera à la fin du conseil municipal, sur une motion du Front National demandant à ce que la ville d'Hénin-Beaumont se porte partie civile dans l'affaire Dalongeville et c'est avec un peu d'effarement qu'on verra les élus de l'Alliance Républicaine qui n'avaient pas préparé leur propre motion voter comme un seul homme cette motion du FN. Quelle erreur politique ! 

Au final, malgré un discours de clôture promettant le respect dû à ses adversaires et particulièrement au Front National - alors que les 3/5 des électeurs de Daniel Duquenne qui n'avaient pas voté pour lui au premier tour étaient oubliés - on a eu dimanche le sentiment que l'équipe Duquenne serait une équipe repliée sur elle-même, aux ordres des parrains politiques de Gérard Dalongeville et qui devra compter sur le réflexe anti-FN pour survivre, mais n'était-ce pas le but recherché dès lors que l'AR avait refusé de fusionner les listes de manière à ce que le FN soit le seul parti organisé représenté au Conseil Municipal ? Là aussi, Daniel Duquenne se place droit dans la lignée de Gérard Dalongeville. Non, décidément, ce premier conseil municipal de l'ère Duquenne aura été particulièrement décevant. 
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Commenter cet article

vice-versa 15/07/2009 06:58

Dans ce cas, vous violez vous meme le code civil en prenant en photos duquenne, alexandre et bouquillon sans leur autorisation....

lola 14/07/2009 12:19

Je me pose une question quant au droit à l'image. Les personnalités "publiques" sont-elles couvertes par les mêmes articles du code civil?

masclet 14/07/2009 10:11

en réponse a l'article de ce jour du fn merci de valider mon commentaire même lorsque l'on aime pas les idées il faut respecter les hommesIntroduction au droit à l'image
Selon les articles 226-1 à 226-8 du Code civil, tout individu jouit d'un droit au respect de sa vie privée ainsi que d'un droit à l'image,.
En vertu de ces dispositions, la publication ou la reproduction d'une photographie sur laquelle une personne est clairement reconnaissable n'est possible qu'avec son consentement préalable, que l'image soit préjudiciable ou non. Font exception à cette règle les photos de foule où la personne n'est pas le sujet centrale ou bien les photos prises de loin ou de dos.
Un document manuscrit doit ainsi être signé par la ou les personnes concernées par la photographie. Le document doit en outre faire apparaître les mentions permettant de faire référence aux photos concernées par l'autorisation et à l'utilisation qui en est faite.
Il ne peut en aucun cas être établie d'autorisation globale, couvrant tout type de photographie impliquant la personne.

David NOËL 14/07/2009 12:10



Je traiterai dans un prochain article les relents assez nauséabonds qui émanent des derniers articles du FN.