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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Il était dit que les débuts du mandat de Daniel Duquenne seraient placés sous le signe de la fébrilité. Daniel Duquenne en a administré la semaine dernière une nouvelle preuve en annonçant mardi dernier dans les colonnes de La Voix du Nord le report à la fin août-début septembre du conseil municipal initialement prévu ces jours-ci.

Chacun se souvient que Daniel Duquenne promettait le 12 juillet dernier, à l'occasion du conseil municipal d'installation, la tenue prochaine d'un nouveau conseil municipal pour y présenter le budget modifié suite au rejet par la Chambre Régionale des Comptes du budget primitif voté le 30 mars par l'équipe Dalongeville, un budget modifié impliquant très vraisemblablement, à la demande de la CRC une hausse des taux d'imposition. La tenue d'un conseil municipal et le vote d'un nouveau budget étaient attendus avec angoisse par de nombreuses associations de la ville, comme le Football Club Féminin ou l'Escapade, victimes du non-versement des subventions municipales, en redressement judiciaire et qui ont besoin de certitudes pour que le Tribunal de commerce décide la poursuite des activités.

Or, on apprenait mardi que le nouveau maire a finalement renoncé à organiser un conseil municipal fin juillet et laisse les mains libres au préfet du Pas-de-Calais pour fixer d'autorité le nouveau budget et une hausse des impôts locaux que Daniel Duquenne se refuse à endosser. Pierre de Bousquet de Florian, le préfet du Pas-de-Calais, parle d'une manière pour Daniel Duquenne de "se défausser".

Daniel Duquenne se justifie en avançant l'idée que "ça aurait été récupéré politiquement. Le FN aurait dit qu'il aurait été possible de faire des économies." L'argument est difficilement recevable, d'abord parce que personne n'aurait osé accuser Daniel Duquenne du déficit de son prédécesseur, mais aussi et surtout parce qu'il donne l'impression que le nouveau maire d'Hénin-Beaumont n'ose pas affronter l'extrême droite parce qu'il ne maîtrise pas ses dossiers.

Au final, le report du Conseil Municipal est une décision peu courageuse et qui manifeste toute la fébrilité et l'impréparation de l'équipe Duquenne ; lourde de conséquences pour les associations qui attendent leurs subventions et qui resteront dans l'incertitude, la décision de reporter le conseil municipal montre le peu de cas que Daniel Duquenne fait de sa parole.
Comme le soulignaient hier nos camarades du MJS sur leur blog, Daniel Duquenne s'était engagé en conseil municipal, le 12 juillet, à organiser rapidement un nouveau conseil municipal. Une semaine et demie plus tard, c'est par voie de presse, qu'il revient sur ses engagements, affirmant avoir découvert le 9 juillet lors d'une réunion avec les services de la CRC l'ampleur du désastre financier. De deux choses l'une, ou Daniel Duquenne a menti volontairement le 12 juillet en promettant la tenue rapide d'un nouveau conseil municipal, ou c'est aujourd'hui qu'il ment en présentant des arguments fumeux qui cachent mal son impréparation.

Apparemment, les revirements ne dérangent pas plus que ça le nouveau maire et sa majorité qui étaient les premiers à fustiger à juste titre - et je n'ai jamais hésité à le dire en bureau municipal où je m'étais battu en vain pour faire avancer le vote du CA 2008 et du BP 2009 - la légèreté de Gérard Dalongeville en la matière. Autre temps, autres moeurs chez l'Alliance Républicaine...
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le bal des cocus 05/08/2009 09:02

Et nous verrons comment les aveugles d'aujourd'hui se comporteront quant D.Duquenne s'en ira quémander quelques places auprès de ceux qu'ils eut tant de plaisir, pour exorter ses troupes, à mettre au pilori... Quant à G.Bouquillon, sa rentrée devrait suffire à montrer quel homme politique il est réellement. Faut quand même être naïf ou plein de bonnes intentions personnelles pour oser penser que l'équipe Duquenne est en capacité d'affronter ce pourquoi pourtant elle a été élue.Au 1er rang des saint-bernard : Alexandre, Bruno, Jean Pierre et Daniel.Au second, Alain qui piaffe d'impatience pour accéder au 1er et attend 2010Le plus caustique dans tout ceci, c'est que notre démocratie prendra des allures de régime monarchique. Le roi et sa reine ... et le peuple après. Quoi le peuple ?

David NOËL 05/08/2009 22:37



Depuis l'élection de Duquenne, on peine à trouver la trace d'un article, d'une prise de position un tant soit peu incisive contre les parrains politiques de Dalongeville que sont Jean-Marie
Alexandre et Daniel Percheron himself. Je me demande quelle tête feront les adhérents de l'Alliance Républicaine quand Duquenne et Bouquillon rejoindront le sillage de ceux qu'ils critiquaient
hier.
Gageons qu'une partie des élus et des adhérents de l'AR avalera la couleuvre. Et dire que ces gens-là nous accusaient de complicité avec Dalongeville ! Mais que fait Duquenne, exactement, si ce
n'est rallier le système PS en prévision des régionales pour lesquelles il est sans doute déjà en train de négocier un poste pour lui ou son épouse ?



bleu et blanc 02/08/2009 00:11

Calmez vous monsieur noel,l enervement et mauvais pour la santé et ce que vous pourrez dire ne changera pas les 70 dizaines de voix(ce que vous appellez quelques) d ecart,(2% repesente environs 500 voix).Ce que vous avez fait du temps de dallongeville?montez doucement de temps en temps la voix ,mais pas trops souvent,en esperant qu ils ne vous retire pas votre delegations et vos indemnitées,pourquoi ne pas avoir démissionné quant vous vous etes rendu compte que ce qu avaient dit monsieur duquene,bouquillon et madame coget etait vrais,manque de courage,ou financier?combatre de l interieur na servi a rien ,vous avez attendu d etre ecarté!.Ce que je peus vous dire c est que si monsieur Ferarri et vous auriez démissionnés peu de temps apres l election de 2008,vous auriez pas ete accusé d avoir collaboré avec dalongeville,le regard de la population aurez etait different et le resultat du vote aussi

David Noël 02/08/2009 11:33



En réalité, il n'y a que 362 voix d'écart au premier tour et pas 700 voix. 362 voix sur 19 000 inscrits, c'est un écart très faible.

Ce que vous dîtes ensuite est faux. J'ai toujours su que la rupture entre Gérard Dalongeville et moi était inévitable et j'ai toujours considéré Gérard Dalongeville comme un adversaire politique
à abattre. Là où je confesse avoir fait une erreur, c'est que je me préparais à un combat sur six ans et que je m'attendais à être viré au bout d'un an et demi-deux ans d'opposition interne.
Ensuite, j'aurais été dans l'opposition pendant quatre ans sans doute aux côtés de Daniel Duquenne qui connaissait parfaitement mes vrais sentiments sur Dalongeville, contrairement à ce qu'il a
dit pendant la campagne.
 
La stratégie était donc de s'opposer de manière claire et de se préparer à être viré, mais en s'arrangeant pour que ce soit Dalongeville qui soit l'agresseur pour que ça puisse être utilisé
politiquement contre lui.

Une anecdote à ce sujet : il y a un an de ça, en août 2008 quand j'écrivais des courriers sur la situation de l'Escapade et celle des professeurs non-titulaires de l'école de musique qui
n'avaient pas été payés durant l'été, je concluais mes courriers au maire en écrivant :
"Aussi, je ne peux pas cautionner cette décision arbitraire qui a été prise sans que j'en aie été informé et qui est la conséquence d'une gestion financière passée que je condamne."

Un certain nombre de copains à qui j'ai fait relire m'ont convaincu qu'écrire ça, au mois d'août dans des courriers au maire, c'était donner au maire une raison de me retirer ma délégation, de me
faire passer pour quelqu'un qui perd ses nerfs et qui ne maîtrise pas ses dossiers, qui est dans la polémique politicienne au lieu de faire des propositions...
Prendre le risque de se faire retirer sa délégation en plein mois d'août, quand tout le monde est en vacances, que personne ne lit le journal et que le maire risquait d'avoir le beau rôle,
plusieurs proches m'ont dit que ça aurait été maladroit, que je pouvais atténuer la fin de mon courrier, que je pouvais dire la même chose entre les lignes et que j'aurais d'autres
occasions de rompre avec fracas et en mettant Dalongeville en difficulté.

Je n'ai aucune raison de m'énerver. Aujourd'hui, je suis serein parce que cette phrase dans ce courrier, je l'ai pensée, je l'ai écrite, j'ai imprimé ce courrier que j'étais sur le point
d'envoyer. La seule raison qui m'a poussé à ne pas le faire, c'est parce que j'ai pensé que  tactiquement, c'était préférable de ne pas passer dans l'opposition dans l'indifférence générale,
au détour d'un courrier.

Parler de raisons financières au fait que je reste est risible venant d'une équipe de gens qui ne sont pas dans les partis et qui ne reversent pas leurs indemnités comme je le faisais...

Dire que ma volonté de passer dans l'opposition au bon moment et avec fracas m'a fait passer aux yeux de la population comme quelqu'un qui aurait collaboré avec Dalongeville, c'est complètement
absurde. Si je suis resté, c'est parce que je voulais passer dans l'opposition avec fracas, devant les caméras de télévision à l'occasion d'un conseil municipal décisif comme celui sur le
budget.
Sauf à avoir passé les dix-huit derniers mois en vacances sur Saturne, personne à Hénin ne peut ignorer ce que je pensais de Dalongeville et tout le monde sait que seul le risque (que je
surestimais en 2008) d'une victoire FN m'a poussé à m'allier avec Dalongeville sans le cautionner une seconde.

J'ai été un opposant de l'intérieur et un opposant résolu, j'ai été exclu du Bureau Municipal au bout de seulement six mois et je ne faisais donc plus partie de l'exécutif. Isolé au service
culturel, je n'avais plus part aux décisions. Je suis passé de l'opposition interne à l'opposition franche à l'occasion du vote du CA 2008 et du BP 2009.
Alors, oui, j'ai commis une erreur, d'appréciation, c'est de ne pas avoir anticipé que Dalongeville serait out au bout de seulement un an et qu'on viendrait me dénier le combat que j'ai
mené de l'intérieur, mais si j'ai commis une erreur d'appréciation, au moins, je sais que je conserve toute mon intégrité tandis que les gens qui m'ont accusé pendant la campagne 2009 d'avoir été
complice de Dalongeville ont perdu tout honneur et toute crédibilité en me salissant alors qu'ils savaient quelles étaient mes relations et mes sentiments envers Dalongeville. Les mensonges et
les saloperies de campagne finissent toujours par se payer.



vandevelde 27/07/2009 21:08

Laissez donc la nouvelle majorité se mettre en place et travailler pendant quelques mois avant de tirer à boulets rouges. Le rendez-vous logique après une élection est à 6 mois puis ce sera un an de mandat. Dans tous les cas, le rendez-vous général est dans 4 ans. En attendant, collectivement, il faut espérer que l'équipe en place réussisse à remettre de l'ordre dans les fiances. il faut l'encourager au lieu de la critiquer. C'est vitale pour HB et ses habitants. Le redressement financier de la ville permettra enfin de porter des projets ambitieux : le renouvellement urbain , l'arrivée du tramway, le développement économique, le développement durable, une politique de logement digne de ce nom ...     

David NOËL 27/07/2009 22:46



Hors de question de se taire. Je ne me suis pas tu quand j'étais adjoint de Dalongeville et je n'ai jamais hésité à exprimer publiquement mes désaccords sur la vidéosurveillance, sur la gestion
ou encore sur les méthodes vis-à-vis de l'opposition.

Daniel Duquenne qui m'a accusé d'être associé à Dalongeville a visiblement oublié de raconter que je lui ai transmis à lui et à Georges Bouquillon le planning des élus qu'il ne recevait pas et
que je lui envoyais pas mail après l'avoir scanné et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. Il a oublié de raconter qu'en janvier, il m'invitait chez lui avec Georges Bouquillon et Pierre Ferrari
pour étudier le DOB...
M. Duquenne a prouvé lors des élections qu'il n'avait pas de mémoire et pas de parole, alors, je ne vais pas certainement pas l'encourager à gérer la ville dans la confusion et le manquement à la
parole comme le révèle ce revirement à propos du conseil municipal. Je ne vais pas encourager Daniel Duquenne à trahir les 32 % d'électeurs qui ont voté pour lui au second tour et qui n'avaient
pas voté pour lui au premier tour.
Daniel Duquenne ne représente que 20 % des électeurs, nous en représentons 17 % - quelques dizaines de voix d'écart - qui se sont reportés sur lui au second tour et qui attendent de nous que nous
soyons vigilants.
 
Certains m'ont reproché de ne pas être assez virulent dans mes critiques de la gestion Dalongeville, alors hors de question de se taire. Je ne me tairai pas un an, je ne me tairai pas six mois,
je ne me tairai jamais quand il faut défendre les habitants d'Hénin-Beaumont.