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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes. Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de service public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation.

La Poste, les communications : un bien commun

La communication, l’échange postal entre personnes ne sont pas des marchandises mais un droit inaliènable pour chaque personne et pour l’intérêt général. Dans les quartiers populaires, les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans.

Les Françaises et les Français y sont attachés. Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers. Les communistes portent des propositions pour qu’elle s’améliore et devienne un modèle de gestion moderne pour l’efficacité sociale, la coopération, la démocratie, le financement de l’économie et pour l’Europe postale.

Mais pour moderniser, il faut avoir encore une Poste. Alors réunissons-nous largement et mobilisons-nous dans l'unité, partout en France, contre la menace de privatisation.

Seule une mobilisation de l'opinion publique pour empêcher la privatisation de La Poste pourra faire reculer le gouvernement. Solidaire des salariés de La Poste, le PCF d'Hénin-Beaumont réaffirme son opposition au projet de loi gouvernemental et relaiera toutes les initiatives du comité départemental contre la privatisation de La Poste notamment pour qu'Hénin-Beaumont prenne part au grand référendum citoyen pour La Poste prévu le 3 octobre prochain.
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cimares 05/08/2009 23:43

D'accord avec le principe d'appropriation collective des moyens de production... mais l'histoir récente du monde nous a appris que ceux qui s'en réclamaient ont souvent privatisé ces moyens dans l'intérêt de leur caste. Ainsi la caste des financiers s'est substituée à celle des propriétaires prives. Plus à l'Est, c'est au nomducommuisme qu'on a vu se développer un système bien peu scrupuleur en URSS. Même démarche en Chine. Dans un cas comme dans l'autre, les popuations n'en sortent pas plus avantagées. Il reste donc à inventer un système qui devrait être au service desplus humbles et s'y tenir. Les structures étant ce qu'elles sont il faut parallélement accepter des contre pouvoir pour éviter tout abus de pouvoir.

cimares 04/08/2009 17:21

Vous mettez le doigt là où les partis de la gauche ont failli.Tous les grands services publics qui servaient de référence et qui, pourtant, n'ont pas manqué à leur mission ont été abandonné au sort voulu par les "penseurs" de l'Europe. On a beau le payer au prix fort en cette période de remise en cause du système. Rien n'y fait; et l'on poursuit dans la même logique de perte de ce qui assurait encore un peu de lien social. L'école de la République est attaquée, les hopitaux publics sont attaqués, les grands services publics démantelés et livrés aux puissances financières dont l'intérêt naturel n'est certainement pas d'assurer une égalité de traitement entre les citoyens.Voilà tous les dispositifs y compris ceux inventés par les tenants du programme national de la résistance mis à bas.Que reste-t-il de l'unité du pays ? l'armée: elle n'est plus de conscription! L'école ? il y a déjà belle lurette que les dirigeants ont tout fait pour favoriser les établissements privés! L'université: tout démontre que l'on se tourne vers les grandes écoles et que l'université n'en sera que le parent pauvre! La télé, ah oui...le ciment de l'unité nationale avec ses emissions people ouvertes sur l'intelligence et la vie !Il reste la sécurité sociale de plus en plus ouvertement critiquée.Nous sommes arrivés dans un système du chacun pour soi: gloire aux riches et malheur aux pauvres... Ces salaud qui ne veulent même pas travailler et qui provoquent la crise chez les gentils banquiers (privés, cela va de soi).Et la gauche là dedans ? Elle se dispute, elle tergiverse, elle couvre les turpitudes de ses notables et maintient qu'elle défend les plus démunis... Ah bon ? avec quelle politique à l'appui, elle qui ne se positionne qu'en fonction du chef d'orchestre ? Est elle incapable de devenir elle-même chef d'orchestre ?

David NOËL 05/08/2009 22:30



La gauche, ce n'est pas seulement les notables du PS auxquels nous avons affaire dans le bassin minier et dans notre région, la gauche, c'est aussi tout ce "peuple de gauche", militants du
mouvement social, syndicalistes, militants altermondialistes, sympathisants de la "gauche de la gauche" non encartés qui ne savent pas pour qui voter et qui votent PS ou Verts par défaut parce
que le PC et le NPA ne réussissent pas à se mettre d'accord.

Les dirigeants médiatiques du PS ne pensent qu'à la présidentielle ? Tant pis pour eux. Ils n'ont rien compris. A nous, à la gauche de la gauche d'expliquer ce qu'est l'autre politique que nous
défendons et en quoi c'est le social-libéralisme qui est irréaliste et qui ne marche pas.
Socialisme ou barbarie... Face à la barbarie capitaliste et à ses conséquences sur nos vies, le social-libéralisme est un leurre et c'est le socialisme, l'appropriation collective des moyens de
production qui est la seule proposition réaliste.