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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le constat est là, dans toute sa dureté : aujourd'hui, en 2006, un enfant sur trois et plus de 40 % des Français ne partent pas en vacances.

Pendant ce temps, les profits des entreprises explosent : en 2005, les bénéfices nets des sociétés du CAC 40 côtées en bourse ont progressé de 53 %. Des bénéfices largement redistribués aux actionnaires, comme chez Vivendi (55,80 % des bénéfices), Accor
(61,40 %), ou Pinault-Printemps-Redoute (61,80 %).

Ces grands groupes qui multiplient les pressions pour faire baisser le coût du travail bénéficient pourtant d'exonérations de cotisations sociales conséquentes : en 2007, les exonérations de cotisations sociales pour les patrons atteindront 23 milliards d'euros.
23 milliards d'euros dont l'absence explique pour partie le déficit de la sécurité sociale, qui est estimé à 13,3 milliards d'euros...

Tandis que les patrons et les actionnaires s'enrichissent sans compter, la France devient un pays de bas salaires.

Les communistes veulent inverser le cap et proposent notamment :

- La fixation immédiate (et pas en 2012 comme le propose le PS) du Smic à 1 500 € brut pour 35 h.

- La convocation immédiate d'une conférence nationale pour décider la réévaluation de tous les salaires en commençant par les plus bas. Cette conférence se réunirait tous les ans.

- L'augmentation immédiate des impôts sur les revenus des plus riches et taxer davnatage les profits exorbitants des entreprises.
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makhno 18/08/2006 18:58

"Inverser le cap", c'est un bel objectif ambitieux auquel j'adhèrevolontiers, dommage que les moyens proposés pour y parvenir ne soient pas à la hauteur."Le SMIC à 1500 euros" (pourquoi pas 1600 ?), nets ou pas, cela ne changera pas grand chose sur le fond, ce n'est pas ça (à mon humble avis) qu'attend de vous l'élecorat populaire.Il s'agit d'une revendication syndicale (encore une fois tout à faitjustifiée) mais certainement pas d'une mesure politique, hors c'est bien dans ce domaine (la politique) que le PCF prétend situer son action (si je me trompe qu'on me le dise).Il s'agit surtout de propositions "trade unioniste", telles que lesdénonçait Lénine dans son "Que faire ?", ce n'est pas un hasard si Fabius fait des popositions pour le moins voisines.Pour effectivement (si pas inverser), du moins changer le cap, il importe de faire des propositons susceptibles de remettre en cause vraiment (même si c'est un tant soit peu) le système et son pouvoir.Pourquoi ne pas proposer des mesures allant dans le sens d'un rééquilibrage du rapport de force capital/travail ?Faire enfin entrer un peu de démocratie dans les entreprises, modifier le droit de grève, revoir le code du travail et nous donner les moyens de le faire appliquer (en particulier dans les PME).Juste un exemple pour essayer d'illustrer mon propos, pourquoi ne pas proposer que les travailleurs d'une entreprise puissent démocratiquement (et à bulletin secret) choisir entre le système des 35 heures (avec flexibilté) et les 39 (sans aucune flexibilité) ?Bien plus que le SMIC à 1500 euros (contre lequel je n'ai évidemment rien), voilà la voie qu'il faudrait à mon sens emprunter pour redonner confiance dans le parti et commencer à lutter politiquement contre le libéralisme.CordialementMakhno

eldiablo 18/08/2006 18:45

Le commentaire de "Yann" démontre, si c'est nécessaire, ce que coûte des années d'abandons idéologiques du PCF... Toujours le sens des mots : "riches" mais pas exploiteurs, "pauvres" mais pas exploités. Petite question (pour "Yann" et les autres) : Dans une entreprise capitaliste : est-ce le patron qui avec son argent paie les ouvriers ou est-ce les ouvriers qui par leur travail paient leur patorn (avec les richesses qu'ils créent )?

el diablo 18/08/2006 13:42

 Je partage votre appréciation quant aux vraies raisons du "trou "de la sécu (maladie et retraite notamment). Deux observations néanmoins :  1/ Parler de "coût" du travail me paraît inapproprié, car seul le travail est créateur de richesses (d'ailleurs, les patrons ne manquent jamais de dire que les grèves (absence de travail)  leur "coûtent de l'argent") . Parlons plutôt de valeur de la force de travail , il ne s'agit pas de jouer sur les mots. De la même façon , l'expression "charges sociales " est à bannir absolument…. Les mots ont un sens, le capital le sait , ne tombons pas dans le piège: c'est là que commence la guerre idéologique.  2/ Que les "communistes veulent inverser le cap.." me semble parfait. Simple hic , le PCF n'est plus l'outil qu'il fut pour mener la bataille et ses slogans ne sont que des vœux pieux.

 

Yann 18/08/2006 12:41

Quel est l'objectif du parti communiste à par le fait de vouloir taxer les entreprises qui font des profits ? tout le monde sait bien qu'en taxant les entreprises à outrances que celles-ci finiront par partir et ainsi appauvrir notre économie ....les riches ne sont pas des ennemies car c'est eux par leur argent notament à travers l'impôt sur la fortune qui donne un souple à notre économie. De plus, les inégalités sont utiles car les forces les gens à donner le meilleur d'eux même pour réussir. à quoi cela servirait-il de faire de longues études si un médecin ayant bac +10 était autant payé qu'un smicar ou quelqu'un n'ayant pas fait ou peu études.....A méditer.......