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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le risque, c'est 1997 en pire. Oui à l’union à gauche, oui à un front de gauche anticapitaliste mais non à toute liste commune avec le PS au premier tour des élections régionales de mars 2010. La nature de l’actuelle crise du capitalisme nous dicte la nature de l’union à gauche que nous devons réaliser, dans notre action politique contre le capitalisme, sa crise et lors d’élections pour le changement de société. Faire l’erreur de répondre positivement aux appels lancés par un PS qui s’est converti ouvertement au capitalisme, c’est se condamner à revivre, en plus grave, le désastre de 2002.

Devant les luttes dispersées et désespérées contre les licenciements comme celle des Fabris à Châtellerault, où le responsable CGT de l’entreprise constatait amèrement l’absence des directions syndicales nationales, il y a urgence à construire une union sur des bases anticapitalistes. Urgence aussi à l’union la plus large contre les licenciements et la destruction de l’appareil productif menée tambour battant par le gouvernement Sarkozy-Fillon et le MEDEF, encadrés par les directives de l’Union européenne, urgence à proposer une grande initiative nationale pour l’interdiction des licenciements.

Parlons clairement : un vrai front de gauche anticapitaliste est une bonne orientation, mais la direction du PCF aurait du prendre l’initiative de l’élargissement du front de gauche à toutes les forces politiques à la gauche du PS, au lieu de maintenir l’ambiguïté de l’hypothèse d’une union électorale à courte vue et contre nature avec le PS. Au premier tour des élections régionales, nous sommes opposés au principe réformiste d’avoir des candidats communistes sur les listes du Parti socialiste.

Nous préconisons deux positions, des listes communistes ouvertes de large union ou des listes d’union la plus grande, à la gauche du Parti socialiste, dans le cadre du Front de gauche, selon la situation de chaque région.

Nous devons être précis sur le 2ème tour des élections régionales. OUI à l’union républicaine avec le PS au 2ème tour face à la droite, à condition de garder toute notre autonomie de pensée, de parole et d’action, y compris dans le cas d’une gestion commune. La direction du PCF doit arrêter de balancer entre une union opportuniste et une union de classe. Un vrai front de gauche anticapitaliste nécessite un parti communiste actif, renforcé et innovant.

Nous nous prononçons pour :
- l’union la plus large pour une grande initiative nationale contre les licenciements et la destruction du tissu industriel
- l’union dans un front de gauche anticapitaliste, sur un contenu et des perspectives de classes.

Cela nécessite un PCF actif, renforcé et innovant, sur des positions marxistes.

Le 1er septembre 2009,

Caroline Andréani et Jean-Jacques Karman,
Membres du Conseil national du PCF
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Aurélien 17/09/2009 13:05

Ne nous énervons pas...C'était justement le sens de mon propos, de regarder les situations locales et de ne pas déclâmer de grandes vérités absolues.Loin de vouloir donner des leçons de pureté révolutionnaire (je n'aime pas particulièrement qu'on m'en donne non plus...), il serait intéressant d'analyser pourquoi les gens d'HB ne se sont pas retrouvés dans cette "union sacrée". C'est un peu comme la grève générale qui ne rassemble que 10% de grévistes, celà ne sert pas à grand chose.Sans rancune...

Aurélien 16/09/2009 19:09

T'es sacrément mal placé pour donner des leçons de rassemblement alors que tu continues de propulser l'alliance avec le modem dans la pseudo asso "un nouvel élan pour HB".Relis donc le discours de P Le Hyaric qu'il a prononcé à la fête de l'Huma camarade...

David NOËL 16/09/2009 21:35



Cher camarade Aurélien,

le discours de Patrick Le Hyaric, je l'ai lu et je l'ai entendu. Alors, écoute, je comprends que cet article ne te convienne pas et pour cause... Je relaie un appel de la Gauche Communiste à ce
qu'il n'y ait pas de listes communes avec le PS aux régionales et que le PCF ne participe pas à l'exécutif avec le PS. C'est ce que nous avons fait dans le Nord-Pas-de-Calais avec Alain Bocquet
en 2004. Les 19 élus du groupe PCF à la région ont refusé tout poste dans l'exécutif. Je vois qu'en Haute-Normandie, où tu milites si je ne me trompe, sur six élus, vous avez deux vice-présidents
qui gèrent la région avec le PS...
On peut gérer une ville avec le PS et s'il le faut dans des situations exceptionnelles avec des élus centristes ou indépendants, mais on ne peut pas gérer une région avec le PS dans l'état actuel
des choses... 

Tu ne connais pas la situation d'Hénin-Beaumont. Je n'ai pas de leçon de pureté révolutionnaire à recevoir. Je suis un communiste bien dans ses baskets, j'ai défendu au congrès des positions
anti-liquidatrices. Je suis pour que le PCF affirme franchement ses idées communistes. Je suis contre un Die Linke à la française. Je suis favorable à des listes autonomes du PCF aux
élections régionales et à ce qu’il n’y ait que des fusions techniques avec le PS au second tour. Je suis pour que le PCF se présente sous son propre drapeau aux prochaines élections
présidentielles.

Mais s’agissant d’Hénin-Beaumont, ma commune présente un déficit budgétaire de 12 millions d’euros, un an de factures impayées, les impôts locaux ont connu une hausse vertigineuse, les employés
municipaux sont désoeuvrés faute de matériel pour travailler parce que tout l’argent est parti en fausses factures ou pour payer des recrutements clientélistes pendant la campagne électorale
2008, alors oui, je suis favorable à une union sacrée des partis de gauche et républicains et à aller se battre auprès du préfet pour obtenir une aide exceptionnelle de l’Etat parce que je
considère que ce n’est pas aux contribuables héninois de payer l’attentisme de l’Etat et de la justice devant les malversations d’un maire voyou.

Je peux t'assurer que la volonté d'union sacrée pour sortir la ville du gouffre était une réalité. Je ne crois pas avoir trahi les attentes populaires en figurant sur une liste "d’union sacrée"
avec l’engagement de me battre pour que ce ne soit pas la population qui paie la note des malversations dalongevilliennes.
Au moment où les gens reçoivent leur taxe d’habitation qui va encore grimper après avoir déjà grimpé de 10 % l’année dernière et de 85 % en 2004, s’il faut aller trouver l’Etat avec le MJS, le
MoDem et tous ceux qui le voudront pour dire qu’il y en a marre, et que ce n’est pas aux salariés et aux chômeurs de payer la facture des malversations d’un maire PS véreux, on le fera et je
n’aurai aucun état d’âme à défiler dans l’unité avec le MoDem sur cette question-là et sois rassuré, ça ne m’empêchera pas de me battre parallèlement pour le renforcement et le redressement du
PCF.

C'est dingue de juger comme ça sans savoir...



Laurent MELY 16/09/2009 13:48

Tout à fait d'accord. En France, il y'a aujourd'hui deux gauches. L'une sociale-démocrate et l'autre anticapitaliste. Si on veut transformer la société, il faut que la gauche anticapitaliste devienne majoritaire à gauche. Cela ne peut et ne doit se faire qu'à l'occasion d'un premier tour d'une électio nationale, et pas lors de primaires.
 Ce discours est dit clairement par le Parti de Gauche, tandis que notre parti, le PCF continue de penser à « la gauche sans exclusive » et sans faire de distinction entre la gauche social-démocrate et la gauche anticapitaliste. Je le regrette profondément.
 Le PCF devrait être à la tête d'un tel rassemblement de la gauche anticapitaliste, au lieu d’être à la traîne. Je le regrette fortement

Yves LOURDEL 15/09/2009 15:58

Pas plus de listes communes avec le PS pour le premier tour des prochaines élections régionales que de "primaires à gauche" pour l'élection présidentielle. Comment accorder quelque confiance à un parti qui triche dans ses propres (je sais, le mot est mal choisi, mais je n'en ai pas trouvé d'autre!) scrutins internes?

au secours 15/09/2009 13:17

félicitations au P.C.F.débarassez nous de cette maffia socialiste.