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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Depuis le 5 juillet, les téléspectateurs de TF1 peuvent retrouver chaque mardi vers 23h les palpitantes aventures de l’agent Bauer.
Après une première diffusion sur Canal + – sous le nom de 24 heures chrono – la saison 3 de 24 arrive enfin sur TF1, et devrait rapidement sortir en DVD.

24, c’est cette série réalité qui fait sensation ; le concept y est pour beaucoup, car c’est une seule et même journée qui occupe toute la saison, mais une journée qui tiendra en haleine le téléspectateur, plongé 24 heures durant, le temps de 24 épisodes d’une heure chacun (publicités incluses) dans la vie de l’agent Jack Bauer, de la Cellule Anti Terroriste (CAT) de Los Angeles.

Série à suspense, 24 bénéficie d’un budget digne des meilleurs films d’action et d’une réalisation soignée. Les créateurs de 24, Joël Surnow et Robert Cochran, ont multiplié les effets visuels : chronomètre qui apparaît et qui égrène les secondes, interminables, split screen – écran divisé en 3 ou 4 petites fenêtres – permettant de suivre parallèlement les actions de plusieurs personnages.

Durant la première saison, Jack Bauer (Kiefer Sutherland) doit empêcher un groupe de terroristes serbes d’assassiner le sénateur David Palmer (Dennis Haybert), un démocrate noir, le jour des élections primaires de Californie. Les terroristes poussent le raffinement jusqu’à enlever la femme et la fille de Jack Bauer qui devra assassiner lui-même le sénateur Palmer s’il veut les revoir vivantes. Jack Bauer est pris au piège, surveillé en permanence par un agent double de la cellule anti-terroriste dont l’identité ne nous sera dévoilée que dans les dernières minutes de l’ultime épisode…

En toile de fond, la guerre au Kosovo, lors de laquelle Palmer avait commandité l’assassinat d’un chef serbe coupable de crimes de guerres ; c’est l’agent Bauer qui avait dirigé l’opération sur le terrain, opération sanglante qui avait coûté la vie à une partie de la famille du chef serbe.

Si la première saison traitait des thèmes de la famille, de la vengeance et esquissait déjà une réflexion politique, la deuxième saison nous emmène encore plus loin puisque la menace vient cette fois de terroristes arabes décidés à faire exploser une bombe nucléaire à Los Angeles. Pendant ce temps, David Palmer, devenu président, prépare la riposte contre les pays du Moyen-Orient soupçonnés d’avoir planifié l’attentat.
La guerre peut-elle encore être évitée ? Et si les responsables de l’attentat étaient ailleurs ? L’agent Bauer et le président Palmer vont se retrouver bien seuls pour enrayer la mécanique de guerre qui se met en place.

Les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak ne sont pas loin…
La saison 3 que diffuse actuellement TF1 est, de l’avis unanime, un peu au-dessous des deux premières saisons, mais le spectacle est toujours au rendez-vous. Jack Bauer devra affronter des terroristes en possession d’un virus mortel dont la dispersion provoquerait une catastrophe sans précédent.

Plus qu’une série d’action, 24 est la série-miroir d’une Amérique inquiète, traumatisée par les attentats du 11 septembre 2001. Bien sûr, Jack Bauer et le président Palmer parviendront au final à sauver l’Amérique, happy end oblige, mais à quel prix ? Celui du mensonge d’Etat pour Palmer et d’une descente aux enfers pour un Jack Bauer devenu accro à l’héroïne et qui ira jusqu’à tuer un de ses partenaires pour préserver sa couverture et empêcher l’irréparable.

Quand les démocraties en viennent à agir comme leurs ennemis dans une guerre contre le terrorisme – le scandale de Guantanamo le rappelle tous les jours – qui semble ne pas avoir de fin, il y a besoin de fictions de la qualité de 24 pour ne pas se perdre.

Pour télécharger ma chronique télévisuelle sur 24 parue dans le numéro du 14 au 21 juillet de Liberté 62, cliquez sur le lien ci-dessous :

"24", série miroir d'une Amérique inquiète
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