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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le Conseil National du PCF se réunit depuis hier et devrait prendre une décision. Le Monde d'hier et Libération de ce matin indiquaient qu'après avoir imaginé de présenter Francis Wurtz à la présidentielle en lieu et place de Marie-George Buffet, rejetée par nos alliés associatifs, la direction nationale du PCF va reconsulter les communistes pour valider à nouveau la candidature de notre secrétaire nationale.

Si les militants communistes l'approuvent, alors, le PCF pourrait partir enfin en campagne avec les militants antilibéraux sincères et respectueux du choix des collectifs. Rappelons que Marie-George Buffet a été choisie comme candidate de rassemblement antilibéral par 55 % des collectifs qui se sont prononcés !

Tous les adhérents de la section d'Hénin-Beaumont ont été consultés par courrier et ont approuvé à l'unanimité la motion proposée par le Bureau Fédéral.

J'ai donc écrit jeudi à Marie-George Buffet (la lettre est téléchargeable ici) pour lui faire connaître la position des communistes d'Hénin-Beaumont.

Notre position a visiblement été entendue puisque la presse évoque un changement d'alliances de la direction nationale du PCF.

Marie-George Buffet et ses proches auraient apparemment compris que la stratégie des refondateurs qui veulent fondre le PCF dans un nouveau mouvement sur le modèle du Linkspartei allemand, nous mène à l'impasse. Surtout, cette stratégie ne nous permettra pas de reconquérir les classes populaires orphelines de représentation politique.

Espérons que le Conseil National du PCF prendra donc la bonne décision et que nous pourrons bientôt entrer en campagne et proposer aux citoyens, avec Marie-George Buffet, un autre choix de société.

 


 
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Faisons vivre le PCF 18/12/2006 21:20

Conseil national des 15 et 16 décembre.
 Encore une consultation (bâclée)! Pour quoi faire ? Veut-on faire cautionner par les communistes la poursuite de la stratégie qui mène le Parti dans le mur?
 Déclaration du secrétariat du PCF Paris 15
Quel paradoxe ! Cela fait maintenant des mois que le Parti, ses organisations sont englués dans les procédures politiciennes interminables des collectifs. Elles sont aux antipodes des préoccupations de ceux qui veulent battre la politique au service du capital. La réunion nationale de ces « collectifs » des 9 et 10 décembre a fini de faire la démonstration de l’impasse totale que représente cette démarche aussi bien pour l’alternative politique que pour le PCF. Au CN, de nombreux intervenants ont décrit le spectacle affligeant, évoqué le « traumatisme » vécu par les communistes qui y ont participé, dénoncé, ce que nous faisons depuis le début, l’anticommunisme virulent de bon nombre des « figures » des collectifs et singulièrement du collectif national. Pourtant la décision finale de direction du PCF, votée par le CN, persévère dans cette stratégie et essaye d’amener les communistes à la cautionner. Une nouvelle « consultation » des communistes, complètement irréaliste, est décidée pour mercredi 20 au sujet de la candidature à la présidentielle. Encore une procédure supplémentaire à l’image du mode de fonctionnement des « collectifs », digne d’un congrès des Verts. Quelle valeur aura-t-elle alors que l’avis des communistes exprimés précédemment est balayé par le collectif national et la direction du Parti ? La réunion du collectif national pourra encore tout modifier etc… Les communistes ont mieux à faire dans les luttes qu’à s’épuiser à convaincre les membres des collectifs !
Le bulletin de vote proposé par le CN est profondément biaisé. Il se restreint à deux choix qui l’un comme l’autre avalisent une aggravation de la stratégie des collectifs.
Dans un cas, on propose aux communistes de retirer la candidature de la secrétaire nationale pour trouver une autre candidature plus acceptable par les « collectifs », moins « marquée » par le parti communiste. Le nom de Francis Wurtz a été avancé avec insistance par certains membres du CN, sans doute parce qu’il est plus compatible avec les positions ouvertement favorables à l’intégration européenne de certains « ténors » des collectifs. Dans l’autre cas, on incite les camarades, notamment ceux qui craignent le plus l’effacement du Parti, à maintenir la candidature de la secrétaire nationale mais aux conditions des collectifs : qu’elle se mette en congé du Parti, qu’elle défende leur programme, que le directeur de campagne soit une « personnalité » des collectifs (Claude Debons, ex secrétaire de la CFDT-SNCF est pressenti) comme la porte-parole (C. Autain)… Aux communistes de coller les affiches, de payer les frais de campagne, d’apporter signatures et temps de parole officiels à ceux qui ne cessent de cracher sur leur parti !
Une telle obstination dans cette voie de la part de la direction du Parti confirme à nos yeux la volonté d’accélérer l’effacement du Parti, de son organisation, de ses positions, de s’inscrire dans une recomposition politique, dès les candidatures aux législatives.
Une question naturelle n’a jamais été posée aux communistes, sans doute parce qu’ils auraient massivement approuvé : présenter un candidat communiste sur un programme communiste. 
C’est, une fois de plus, ce que nous avons proposé au CN et nous appelons les communistes à intervenir dans ce sens également pour imposer des candidats communistes aux législatives. Le rassemblement de ceux qui luttent, du monde du travail, de ceux qui ont le plus intérêt à battre la politique au service du capital est la raison d’être du PCF. Pas de la nouvelle organisation, c’est flagrant, qu’on tente de mettre sur pied avec les « collectifs ».
Il implique une rupture, dans les mots et dans les faits, avec le choix de la « Mutation » que poursuit la stratégie des collectifs. C’est dans la sape des organisations du Parti, dans la priorité accordée aux institutions sur les luttes, dans les expériences de « gauche plurielle », dans l’affadissement de nos positions théoriques par exemple contre l’UE du capital que se trouvent les raisons des 3,37% de 2002.
Pas dans notre identité de Parti communiste, plus actuelle et nécessaire que jamais !

eldiablo 17/12/2006 00:35

Voir sur mon blog l'appel pour un congrès extraordinaire du PCF-Salut et Fraternité-EL DIABLO
 

David NOËL 20/12/2006 17:28


Jean-Claude Danglot a évoqué cet appel lors du comité fédéral d'hier. Il est clair que l'heure n'est pas à la réunion d'un congrès extraordinaire. Il faudrait vraiment un courage politique hors du
commun pour convoquer un congrès extraordinaire en janvier, changer d'orientation, et entrer en campagne, mener une campagne communiste dès la fin du mois de janvier et il y a peu de chance que cet
appel aboutisse.

Le temps nous presse. Mais il faudra de toute façon revenir devant les adhérents pour prendre acte de l'échec de la stratégie de rassemblement antilibéral et en tirer toutes les conséquences.


eldiablo 16/12/2006 15:49

Le PCF, depuis sa « mutation »,  n’est plus que l’ombre d’un parti communiste. Néanmoins, il fait sans doute encore illusion puisqu’il provoque des réactions anti-communisme que je qualifierais « d’un autre âge ». C’est ainsi. Soyons clairs, je n’ai pas particulièrement la nostalgie de la vieille époque mais je n’oublie pas l’apport du PCF « stalinien » dans les luttes qui ont permises d’obtenir un peu de bien-être pour les travailleurs (congés payés, sécurité sociale, droit syndical à l’entreprise, retraites par répartition…etc…). Ceci dit, ce parti, en coupant son lien historique avec le monde du travail, ne représente plus grand-chose : ainsi, il y a  plus de communistes à l’extérieur (comme moi) qu’à l’intérieur. Restent, en son sein, des élus (dont le siège dépend du bon voir du PS), quelques opportunistes (parfois aussi élus d’ailleurs..), des permanents (« je te paie donc tu la fermes ! ») et, c’est vrai,  des militants  sincères et dévoués qui, souvent par fidélité aveugle, ont refusés de quitter le navire à la dérive. Dans ce contexte, autant dire que ce que fait le PCF tout le monde s’en fout, alors les « collectifs anti-libéraux » pensez donc => « C’est qui çà ? » Certes une démarche originale, de « rupture » est aujourd’hui indispensable. Mais en faisant abstraction du « qui »au profit du « pour quoi ». Manifestement, en l’absence d’un outil de lutte révolutionnaire (un véritable parti ancré au plus profond des couches populaires et laborieuses( excuse pour ce langage mais c’est pour être très clair) , le conditions ne sont pas réunies pour faire « turbuler » le système avec une candidature « à gauche du PS ». Il faudrait, et la période s’y prête, poser des jalons pour que la (re)construction d’un tel parti puisse s’esquisser…