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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

A quelques jours de la date de remise des parrainages au conseil constitutionnel, plusieurs candidats n'ont toujours pas les 500 signatures de maires, de conseillers généraux ou régionaux, de députés et de sénateurs qui leur sont nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle.
C'est le cas du gaulliste Nicolas Dupont-Aignan, du nationaliste Philippe de Villiers et du candidat de l'extrême droite Jean-Marie Le Pen, mais c'est aussi le cas de l'écologiste Corinne Lepage ou de José Bové.

Le cas du Front National est évidemment emblématique et on peut facilement comprendre pourquoi le FN n'a pas ses parrainages : en France, les élections cantonales et législatives ont lieu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours, un mode de scrutin qui oblige les candidats qui figurent au second tour à disposer de réserves de voix et donc à nouer des alliances.
Deux grands blocs opposés se sont constitués : d'un côté, un bloc progressiste regroupant les socialistes, les communistes et les écologistes et de l'autre un bloc conservateur regroupant les centristes, les libéraux, et les néogaullistes.

Le Front National se retrouve dans une situation assez comparable à celle des partis d'extrême gauche comme Lutte Ouvrière ou le Parti des Travailleurs qui ne se reconnaissent pas dans le bloc progressiste, qui affirment que c'est "bonnet blanc et blanc bonnet".
Le Front National ne se reconnaît pas dans le bloc conservateur et le bloc conservateur refuse toute alliance avec une famille politique héritière des ligues des années 30, du pétainisme et de l'OAS.

Sans alliés, sans réserves de voix, le Front National n'a donc quasiment aucune chance de l'emporter au scrutin uninominal majoritaire à deux tours et manque donc de grands électeurs susceptibles de lui donner des parrainages.
La démonstration serait la même pour les élections municipales qui obligent également les partis politiques à nouer des alliances.

Le Pen peut donc compter sur ses 156 conseillers régionaux élus au suffrage proportionnel. Pour le reste, il doit, comme les autres petits candidats, démarcher des maires ruraux souvent apolitiques et qui refusent de parrainer qui que ce soit.

Sur son blog, Steeve Briois ne parle que de déni de la démocratie et joue évidemment de la situation pour se poser en "victime du système", une posture classique que le Front National a souvent adoptée.

Mais sur le fond, on est bien obligé de reconnaître que l'extrême droite française occupe, depuis le boulangisme à la fin du XIXe siècle, une place sur l'échiquier politique. De l'Action Française au Front National en passant par les Croix de Feu et le PPF, l'extrême droite a su séduire une partie des électeurs sur un programme ultra-nationaliste, xénophobe et antisémite.
On peut combattre politiquement ces idées tout en admettant que le courant politique qui les porte a parfaitement le droit, tant qu'il respecte la loi, de porter son programme devant les électeurs.

Les communistes demandent depuis longtemps l'instauration de la proportionnelle aux élections législatives.

Pour l'élection présidentielle, il existe différentes pistes : l'anonymat des parrainages en est une ; on a également évoqué la possibilité d'associer un nombre revu à la baisse de parrainages de grands électeurs avec des parrainages de simples citoyens.

De toute évidence, une réforme est nécessaire.
Le débat politique est aujourd'hui plombé par la question des parrainages comme il l'était il y a cinq ans à la même date. C'est faire, pour le coup, le jeu du FN qui se pose en victime et peut faire oublier son programme antisocial, fort justement analysé lundi dans L'Humanité.

Les communistes doivent déjouer le piège et parler programme, c'est ce que les citoyens, les salariés, les chômeurs, les précaires attendent de nous.
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eldiablo 10/03/2007 23:15

Julien savez-vous lire le français ? D'autre part, qu'il y ait un président de la République ne gène pas, il faut simplement réduire considérablement  son pouvoir en renforçant, d'une même démarche celui de l'Assemblée Nationale élue à la proportionnelle intégrale et en supprimant le Sénat.

Julien ente 10/03/2007 19:08

Bonjour,tu as oublié, il me semble, plusieurs solutions comme supprimer l'élection au suffrage direct du président de la république voir même supprimer le poste de président.

el diablo 07/03/2007 16:21

En s'abstenant lors du référendum sur le quinquenat et en ne remettant pas en cause l'élection du président de la République au suffrage universel , le PCF a capitulé face à la stratégie du grand capital. Faut-il être surpris? .

simon hallet 07/03/2007 12:25

Bonjour , je suis tonbais sur votre blog par assare pour répondre déja a la quéstion si J.M  Le Pen n'a pas tout c'est vois on peux s'attendre  que tous  les élécteur qui devez  voter  pour lui  vont surment voter  M. Sarkozy .   VIVE le 6eme republique vive M.G.B Simon Hallet Coordinateur des Jeunes Communistes du Loir-et-Cher et militans PCF