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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Le septième numéro du Plan B est dans les kiosques depuis le 6 avril.

Notre bimestriel de critique des médias et d'enquêtes sociales préféré a un an et fait le point (page 14).

Avec une diffusion payée de 19 000 exemplaires par numéro, le Plan B a réussi son pari. A la gauche de la gauche et dans le mouvement altermondialiste, le Plan B est devenu une référence !

N'hésitez pas à vous y abonner pour que l'aventure continue !

Ce mois-ci, le Plan B consacre, une fois n'est pas coutume, un article disponible en ligne aux "Grandes Gueules", l'émission phare de RMC.

On peut écouter cette émission en ligne sur le site du parti ultra-libéral "Alternative Libérale". Le président de ce groupuscule madeliniste, Edouard Fillias, n'a pas obtenu les 500 parrainages et appelle à voter François Bayrou... C'est aussi un des piliers des "Grandes Gueules" et comme au café du commerce, il insulte les syndicalistes, les fonctionnaires et les grévistes dès qu'on lui tend un micro.

Le Plan B fait un sort à cette émission et ça fait du bien !
Il faut dire que pas mal de camarades lecteurs du Plan B reprochent au journal de trop cibler des gens de gauche, comme l'économiste Bernard Maris, ou le philosophe Michel Onfray et d'épargner des réactionnaires ultra-libéraux.

Il y a bien d'autres articles à découvrir... L'analyse des modifications apportées par Gérard Larcher au Code du Travail (page 15) est effrayante.

Malheureusement, tant que Ségolène Royal et ses petits camarades du PS continueront de dîner avec les patrons et d'écouter les intellectuels pro-MEDEF (page 4) qui trustent les ondes de France Inter, France Culture, RTL et Europe 1 (page 5), les capitalistes continueront de s'enrichir et les salariés de souffrir comme ceux de cette entreprise sous-traitante d'Airbus (page 12-13).

Tout ça, et bien d'autres choses encore, c'est dans le Plan B, disponible dans tous les kiosques !

Au sommaire du numéro 7 (06/04/2007)

Journalistes politiques : à quoi servent-ils ? (p. 3)
Après le lancement par TF1 d'une émission politique sans journalistes, les petits soldats du Parti de la presse et de l'argent tentent de justifier l'injustifiable : leur existence.

Les intellectuels à l'assaut de l'Élysée (p. 4)
Omniprésents pendant toute la campagne, penseurs à gages et lobbyistes déguisés en experts se sont assurés que les élections ne tourneraient pas à leur désavantage.

Farandole échangiste sur les ondes (p. 5)
Une enquête du Plan B sur les invités des émissions matinales des quatre grandes radios « généralistes » nationales depuis six mois. Une grande leçon de pluralisme.

Après le réalisme soviétique de Staline, le réalisme libéral de France 2 (p. 6-7)
La chaîne sort l'artillerie lourde pour expliquer la nécessité des « réformes » libérales.

Concours de lèche à « Charlie Hebdo » (p. 8)
Philippe Val relaxé dans l'affaire des caricatures danoise, la Raison l'emporte sur les Ténèbres. Cette victoire relance la production de flagorneries en pure brillantine : tous derrière le chef vers l'avenir radieux !

La Carte du Parti de la presse et de l'argent (p. 10-11)
Qui possède quoi dans les médias ? Le Plan B publie une version actualisée de sa célèbre carte du PPA. Un document indispensable pour circuler dans la jungle de la presse sans croiser Lagardère à la tombée de la nuit.

Les peintres d'Airbus ont le mal de l'air (p. 12-13)
Enquête chez Aérotechnique Espace, une entreprise sous-traitante d'Airbus, gangrenée par une épidémie de maladies professionnelles. Mais défense de se plaindre : le donneur d'ordres n'aime pas les salariés douillets.

Qu'avons-nous fait de vos euros ? (p. 14)
Lancé en mars 2006 au milieu des cortèges anti-CPE, Le Plan B fête son premier anniversaire. L'heure de dresser un bilan de notre diffusion et de préparer les triomphes à venir.

Le Code du travail a déjà perdu l'élection (p. 15)
Camouflé par le grand barnum électoral, le gouvernement Villepin a fait passer en douce une ordonnance pour tailler en pièces le Code du travail. Détail des fripouilleries orchestrées par le ministre de l'Emploi Gérard Larcher.

Ségolène Royal souffle les 20 bougies de télé-Bouygues (p. 16-17)
Vingt ans après la privatisation de TF1 préparée par la gauche mitterrandienne et votée par la droite, Ségolène Royal confie aux Inrockuptibles sa volonté de ne pas trop importuner les propriétaires de médias. Démontage de guimauve.

La radio du « bon sens » (p. 18)
« Pourquoi certains médias de merde ne provoquent-ils pas votre opprobre ? », nous interpellait récemment un lecteur. Quelle clairvoyance ! Le Plan B n'avait en effet pas encore analysé l'émission « Les grandes gueules », sur RMC.
Lire (extrait gratuit) : http://www.leplanb.org/page.php?article=57

« Le Blanc pauvre et le Noir pauvre sont dans le même bateau » (p. 19)
Anticapitalisme ou antiracisme ? L'un et l'autre, répondaient les nombreux militants noirs américains qui, dans les années 1960, prônaient la lutte des classes plutôt que l'alliance des Noirs contre les Blancs.

Le procès de Christophe Barbier (p. 20)
Le directeur de L'Express ne tombera pas sans combattre. Découvrez la révélation fracassante qu'il fit en plein tribunal, et quel témoin vint à sa rescousse…

Et plein d'autres pépites à découvrir…
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lucien 09/04/2007 19:07

Continuez, il faut convertir un maximum d'indécis. On a besoin de tous à gauche.
Allez voir sur mon blog, vous y trouverez mon livre "vues de la France d'en bas" (un français parle aux élus) qui vient de paraître. Vous serez surpris de découvrir que le français moyen peut avoir des idées. Vous pouvez vous procurer ce livre dans les conditions décrites sur le blog.
 

CMG 09/04/2007 12:59

Un bon édito de La Riposte qui relativise aussi le pouvoir des médias dominants...


La campagne présidentielle nous offre une nouvelle démonstration de l’énorme puissance médiatique dont dispose la classe capitaliste. Les quelques groupes privés qui dominent la presse et l’industrie audiovisuelle manipulent l’opinion publique, et, selon leurs intérêts stratégiques du moment, favorisent ou marginalisent les partis et candidats. Dans ce domaine comme dans tous les autres, la « démocratie » capitaliste est une démocratie limitée, tronquée, fausse – une façade derrière laquelle le pouvoir réel est détenu par les capitalistes.
Les « sondages d’opinion » font partie, eux aussi, des instruments de propagande à la disposition de l’ordre établi. Au lieu de refléter l’opinion publique, ils servent avant tout à la façonner. Comme les faiseurs de rois d’autrefois, les médias qui décident d’appuyer tel ou tel candidat le mettent constamment en avant, faisant de lui un « phénomène ». Ensuite, les instituts de sondages comme celui que dirige Madame Parisot – connue, n’est-ce pas, pour sa neutralité en matière politique et sociale ! – s’arrangent pour démontrer la réalité d’un « mouvement d’opinion » en faveur de la personnalité en question.
Nous avons assisté à plusieurs opérations de ce type. Tout d’abord, il y a le cas de Sarkozy. Depuis des années, les moindres faits et gestes de cet homme, ses déplacements, ses discours et ses « petites phrases » ont bénéficié d’une couverture médiatique massive. Cela a contribué à l’imposer à la tête de l’UMP, avant d’en faire le candidat présidentiel de la prétendue « rupture » avec la politique d’un gouvernement dont il a pourtant été, pendant cinq ans, l’un des protagonistes les plus virulents !
L’émergence de Ségolène Royal, elle aussi, est pour une bonne part le résultat d’une stratégie élaborée dans les Conseils d’Administration des grands groupes médiatiques. Non que ces groupes souhaitent la voir à l’Elysée. Les capitalistes soutiennent Sarkozy. Ils ont besoin de la droite pour redoubler leur offensive contre les droits et les conditions de vie des travailleurs. Mais il était dans l’intérêt des capitalistes de promouvoir un candidat issu de l’aile la plus ouvertement pro-capitaliste du PS. Lors du scrutin interne au PS, la victoire de Royal sur ses rivaux ne s’explique ni par ses idées, ni par son parcours politique, ni encore par le fait d’être une femme, mais uniquement par le fait que les sondages lui attribuaient le titre de meilleur candidat face à la droite. Compte tenu de l’absence de divergences politiques fondamentales entre les différents prétendants, et étant donné que tous les représentants de l’aile gauche du parti avaient rallié le camp adverse, c’est l’argument du poids dans les sondages qui a été décisif.
Cependant, une candidate qui doit à ce point sa position aux médias en devient une proie facile, par la suite. Une fois Royal devenue la candidate officielle du PS, les mêmes médias qui jusqu’alors vantaient ses vertus ont ouvert une campagne visant à la discréditer. Elle n’aurait pas, finalement, l’étoffe d’un chef d’Etat ; elle manquerait d’expérience ; elle ferait des « gaffes » – et ainsi de suite.
Dernièrement, enfin, les médias et les fabricants de sondages ont orchestré une campagne médiatique massive pour appuyer Bayrou – un vieux routier de la droite française – en le présentant comme un homme du « centre », dans l’espoir de priver le PS d’une partie de son électorat. En quelques semaines, Bayrou serait passé de 6 % à 23 % d’intentions de vote.
A en croire les différents sondages, Sarkozy serait à 29 %, Bayrou aux alentours de 21 %, Le Pen à plus ou moins 14 %, et de Villiers à 2 %. Globalement, donc, les candidats de la droite réuniraient les deux-tiers de l’électorat. La droite n’a jamais suscité autant d’enthousiasme populaire depuis Napoléon III !
En matière de statistiques, Winston Churchill disait qu’il croyait uniquement à celles qu’il avait lui-même falsifiées. Les résultats des sondages sont faits pour le grand public, et les stratèges de la classe dirigeante ne leur prêtent pas trop d’attention. Ils savent, comme nous le savons, que peu de gouvernements, dans l’histoire de France, ont été aussi détestés et contestés que ceux de Raffarin et de Villepin. Ces cinq dernières années ont été marquées par plusieurs vagues de luttes – contre la réforme des retraites, contre la Constitution Européenne, contre le CPE, sans parler des émeutes provoquées, dans plus de 200 villes, par la brutalité des méthodes policières de Sarkozy. Tous ces événements ont eu lieu dans le contexte d’une nette dégradation du niveau de vie du plus grand nombre, d’une flambée des loyers et des prix, ainsi que d’une aggravation flagrante de la précarité et de la grande misère. Si le parti de Sarkozy est réellement aussi populaire, comment expliquer sa défaite aux élections régionales et européennes ? Et comment expliquer les résultats des élections partielles, dans lesquelles l’UMP a quasiment toujours perdu du terrain ?
Les médias capitalistes sont puissants. Ils exercent une certaine influence sur l’opinion. Loin de nous l’idée de sous-estimer l’adversaire. Mais cette puissance a ses limites, comme l’a montré le référendum sur la Constitution Européenne. Tous les grands médias étaient pour le « oui ». Jour après jour, ils matraquaient le public pour obtenir un vote positif. Mais cela n’a pas suffit.
Dans cette campagne, la principale force de la droite n’est pas tant le soutien de la machine médiatique que la faiblesse du programme de la gauche. La campagne du PS passe d’un slogan vide à un autre : « une France plus forte », « une France plus juste », et maintenant, semble-t-il, une « France présidente » ! Si la gauche devait perdre les présidentielles, en voilà l’explication. Mais nous pensons qu’elle ne perdra pas. La colère accumulée contre la droite, depuis cinq ans, s’exprimera dans les urnes.
La Riposte