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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Hénin-Beaumont  Présidentielles          

22 avril 2007

1er tour :

 

     Inscrits

18 967

%

     Votants

14 735

77,69 %

     Exprimés (en pourcentage des votants)

14 459

98,12 %

Gérard Schivardi (Parti des Travailleurs)

53

0,37 %

Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière)

354

2,45 %

Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire)

926

6,40 %

José Bové (altermondialiste)

160

1,11 %

Marie-George Buffet (PCF)

562

3,89 %

Dominique Voynet (Les Verts)

192

1,33 %

Ségolène Royal (Parti Socialiste)

3 864

26,72 %

François Bayrou (UDF)

1 772

12,26 %

Nicolas Sarkozy (UMP)

3 488

24,12 %

Frédéric Nihous (CPNT)

167

1,15 %

Philippe de Villiers (MPF)

231

1,60 %

Jean-Marie Le Pen (FN)

2 690

18,60 %

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Commenter cet article

Mélodie 30/04/2007 16:00

Moi je soutient a fond Ségoléne Royal !! je souhaite de tout coeur qu'elle va etre élue au deuxième tour !!
bisous a tous !!
( P. S :  mon adresse msn c'est melo.la.miss@hotmail.fr  !!   rajoutez moi si sa vous tente de venir me parler !!  )

el diablo 26/04/2007 17:31

 

Affligeant mais éclairant
 
Réflexions après le Conseil national du PCF du 24 avril 2007 



Ils sont contents d'eux ! Le 1,93% ne suscite aucune remise en question du côté des dirigeants nationaux du PCF. Au contraire, ils n'ont cessé au CN d'hier de se féliciter de leur « formidable » campagne. A peine certains expriment-ils une déception devant le score. Pas mérité, trop injuste ! Mais il y a des forces majeures contre lesquelles on ne peut rien : les media et surtout le « vote utile ».  Pourtant la logique du « vote utile » n'a pas balayé tout le monde et notamment pas Besancenot qui gagne 300000 voix. Pourquoi ? Pas de réponse du côté de l'équipe de campagne de Marie-George. Quelques membres du CN se hasardent à avancer des explications : les media, encore eux, auraient joué pour Besancenot parce qu'il n'a pas fait sa priorité du rassemblement et de la victoire de « toute » la gauche (derrière Ségolène). Aveu implicite que la campagne de Buffet aurait elle-même alimenté le vote utile !  Je renvoie à notre déclaration commune pour notre analyse sur les causes de l'échec cuisant et la stratégie suicidaire (meurtrière) poursuivie pendant la campagne par la direction. Mais à quoi et à qui est destinée cette véritable méthode Coué ?  Une seule chose a changé dans le discours de la direction depuis décembre. Pendant quatre mois, elle a éliminé toute référence au PCF, Marie-George allant jusqu'à se défendre dans les media d'être la candidate du Parti. Souvenons-nous que dans les consultations de l'automne, le nom de Marie-George était proposé comme « candidate antilibérale », elle-même se mettant en congé du PCF. Cette stratégie d'effacement et d'abandon du contenu du vote communiste sont, selon nous, les premières causes de l'échec. Dans les dix derniers jours de la campagne, alors que les sondages étaient au plus bas, la référence communiste est revenue timidement, en petit, « en bas de l'affiche ». Depuis dimanche soir et singulièrement au CN, la direction ne parle plus que du résultat du PCF, du recul du « vote communiste ».  On voudrait faire porter au Parti communiste le chapeau du naufrage électoral de la « gauche populaire et antilibérale », on ne s'y prendrait pas mieux ! La direction pratique elle-même la pédagogie de la fatalité du recul du PCF. Puisqu'elle exclut toute autocritique, logiquement, la direction entend poursuivre la même stratégie comme si de rien n'était. Pour le second tour, elle reprend le slogan « battre la droite et réussir durablement à gauche ». Quand il faudrait appeler à faire barrage à Sarkozy, parce qu'il porte outrageusement les options du MEDEF et de l'impérialisme, la direction continue d'entretenir l'illusion d'une véritable politique « de gauche » avec le social-libéralisme, hier engagé pour le OUI, aujourd'hui tendant la main à Bayrou ! Les remettre à « gauche » du haut du 1,9%, comme c'est crédible ! On continue à se détourner des luttes qui seront pourtant décisives dans tous les cas de figure. Même stratégie égale mêmes résultats prévisibles, notamment pour les législatives, avec des nuances locales, espérons-le.
Le CN a décidé de la tenue d'un congrès extraordinaire à la fin de l'année, en se laissant des marges sur les dates et son organisation. A priori, c'est une décision inévitable à laquelle nous appellerions dans le cadre d'un fonctionnement normal pour que la direction rende des comptes et en tire les conséquences. Mais on peut se douter que ce ne sera pas l'ordre du jour et l'on connaît la capacité des directions à boucler un congrès (malgré des failles). A la suite du CN, on peut envisager pire que la continuité. Plusieurs intervenants autorisés ont évoqué un congrès « ouvert » à des non-communistes, vraisemblablement de la gauche social-démocrate « antilibérale ». D'autres ont mentionné la tenue fixée d'un congrès du PGE à l'automne que suivrait le congrès extraordinaire. On sait que la « recomposition » des gauches avec l'éradication des partis communistes est en route en Europe et que le PGE en est un acteur zélé. Le PDS allemand finit de se dissoudre dans le « parti de la gauche » ouvertement social-démocrate et pro-européen. En Italie, Refondation communiste prépare la même transformation.  La direction du PCF envisage-t-elle un même scénario que ses comparses du PGE, d'autant plus si le rapprochement PS-UDF se concrétisait ? C'est ce que l'on pourrait déduire de l'intervention au CN de Jean-François Gau, un des inventeurs de la Mutation. Il estime que la « question de la raison d'être du PCF est posée comme elle se pose dans tous les pays ». L'adhésion à une « gauche antilibérale » pourrait ne pas être incompatible avec le maintien d'un PCF croupion, syndicat d'élus satellisés au PS, mais gardant la propriété du nom. Ce choix n'est évidemment pas incompatible non plus avec le pôle de « radicalité » que réclament les refondateurs, précurseurs du processus de liquidation qui adoptent maintenant, c'est cocasse au CN, une posture d'opposants gauchistes. Un communiste averti en vaut deux. Alors avec 10 ans d'expérience de la mutation-liquidation du Parti ! Nous connaissons aussi très bien la méthode utilisée par la direction pour se déjouer des résistances des communistes : la mise à l'écart graduelle des opposants. La dévitalisation des organisations de base du Parti éloigne les militants les plus engagés dans les luttes. A chaque congrès, à chaque stade de la mutation, des camarades opposants s'en vont. Aujourd'hui, 90% des effectifs de 1994 ont disparu. A chaque étape, la direction s'appuie sur l'attachement au Parti (parfois matériel), du légitimisme d'un nombre suffisant de ceux restent. Un des objectifs de la direction dans la campagne, pensons à Bercy, a bien été de ressouder à elle des milliers d'adhérents et de les associer au résultat. Elle a même joué pour cela de la peur de disparition du parti que ses propres orientations favorisent. En décembre, la réaction de milliers de communistes (d'ex et de sympathisants), la persistance du phénomène communiste, ont mis en échec l'opération d'élimination du Parti avec les collectifs antilibéraux. Pendant la campagne, la direction s'est évertuée à atténuer la crise de confiance pour mieux aller dans la même direction. Pourquoi rester dans cette galère nous demande-t-on souvent ? Parce que le parti communiste est un outil irremplaçable au monde du travail pour combattre le capitalisme. L'acharnement anticommuniste, sans rapport avec le 1,9% le confirme. Parce que le PCF est un acquis politique également irremplaçable (pour un bon moment encore) du mouvement ouvrier en France par ce qu'il représente dans l'Histoire et l'inconscient collectif du pays. Les limites des expériences de certains de nos (bons) camarades à reconstituer un PC en dehors me le confirment. Parce que la direction du Parti arrive à des contradictions insurmontables dans son processus de liquidation. La question du nom, de sa signification (même si elle s'applique à la dévaloriser) est essentielle. Peut-on se dire communiste et être opposé à la propriété collective des moyens de production et d'échange ? Parce que peu à peu, avec retard et frustration, de plus en plus de communistes s'organisent et se coordonnent pour faire face et défendre leur parti. Les grains de sable ont commencé à s'agréger au 33ème congrès. 
Un camarade me disait : « heureusement que les séances du CN ne sont pas retransmises à la télé ; ça dégoûterait les collègues et les camarades ». Il n'y a aucune possibilité de remettre l'appareil dirigeant sur les rails de la lutte des classes. Il n'y a aucune chance d'y remettre le parti par une bataille d'appareil. Je ne me suis jamais fait la moindre illusion là-dessus. La perspective est dans notre capacité à faire vivre le point de vue communiste malgré la ligne de la direction, en contradiction avec l'idéologie dominante de la mondialisation capitaliste et de son relais européen, l'UE. Elle est dans notre capacité à faire vivre nos organisations du parti, cellules, sections, groupes, malgré la stratégie de la direction, sur des bases de classes et sur le lieu de l'exploitation, à faire des (ré)adhésions. C'est en étant fidèles à notre engagement que nous pourrons sauvegarder et reconquérir le PCF, plus que jamais nécessaire face au capitalisme mondialisé. Tout pas dans ce sens est déjà valable en lui-même. Emmanuel DANG TRAN, secrétaire de la section PCF Paris 15, membre du CN du PCF
 
 

Jori 26/04/2007 12:55

Ne soyez pas tristes!
Certes, les échecs ont été nombreux et répétés.
La gauche hors PS est au plus bas, mais cela ne reflète pas les profondes aspirations des gens et surtout des classes populaires.
Sur Hénin, l'addition des voix de la Gauche du PS atteint presque 15%! C'est pas comme avant, mais c'est pas mal pour un contexte de vote utile qui a joué à fond au national!
Aujourd'hui, le PC cherche à sauver sa peau, comme tu l'as dit. Il ne faut pas attendre de lui du courage et de l'implication dans des luttes dures.
Par ailleurs, il y a des milliers de militants, sympathisants ou électeurs qui sont potentiellement prets à mettre leur énergie, leur enthousiasme, leurs espoirs et leur jeunesse (je parle pour moi là) pour construire une nouvelle force communiste. Car il y en a besoin dans ce pays! Un vrai parti qui défende vraiment et sincèrement la cause des travailleurs.
Aujourd'hui, la gauche anti-libérale (hors-PC et LCR), en plus d'être ultra-minoritaitaire, se montre arrogante (en tout cas sur Paris, avec Clémentine Autain). Quel dommage.
De son côté, la LCR n'a pas eu un positionnement clair au début, c'est vrai (le coup de "on fait pas d'alliance sans positionnement face au PS"), mais sa campagne s'est révélée très positive et son score conséquent. Une responsabilité en découle de fait.
Olivier Besancenot a appelé à la création d'une nouvelle force le soir du 22 avril. Il faut savoir que la LCR ne se veut pas être une matrice qui agrègerait d'autre forces. Elle se dit ouverte au regroupement. En plus, elle respecte le droit de tendance, jusqu'à un certain point, ce qui lui permet de laisser exprimer des différences sans remettre en cause son unité, absolument nécessaire face au patronat et au systême.
Au-delà du 6mai, il y a les législatives. Alors que faire. De nouveaux enjeux arrivent. L'avenir est ouvert. La carte politique de France dépendra en partie de l'attitude de la gauche du PS. Et ce dans toutes les circonscriptions. Sans force politique forte à la gauche du PS , aucun espoir pour les classes populaires.
Réfléchissez. Réfléchissons.
Ne laissons-pas la division nous affaiblir un peu plus. Un autre avenir est à portée de main. Courage, camarades.

el diablo 25/04/2007 09:43

 
Réponse à Boulegan : Sincèrement, je ne pense pas que la bonne démarche soit de reprendre sa carte au PCF et d'y militer. Aujourd'hui il y a des dizaines de milliers de communistes dans la nature, parmi ceux-ci d'anciens cadres de fédérations, de sections et même de cellules. Certes, certains sont peut être vieillissants et un peu "fatigués" mais beaucoup seraient, sans doute, prêts à "retourner au charbon" dans une organisation communiste digne de ce nom. Cette organisation reste à construire. En effet, le PCF n'est plus l'outil au service du monde du travail qu'il fut naguère. Il a abandonné les fondamentaux et, nous le voyons bien, même une déroute électorale sans précédent historique, ne l'incline pas à changer de stratégie. Pourquoi? Simplement parce que le PCF est devenu, qu'on veuille l'admettre ou non, un petit parti d'élus à la gauche du PS comme le MRG est à sa droite. Cela explique l'unique objectif de l'appareil du PCF: sauver sa peau! Le reste, croyez le vieux renard que je suis, n'est que littérature.

boulegan 24/04/2007 19:11

Ben ,je peux pas dire le contraire ,je suis parti à la mm epoque
ceci dis j'ai rien trouvé d'efficace ailleurs ,et ne pas approuver la strategie ,ne dois pas m'aveugler sur les valeurs dans lesquelles je me retrouve à la virgule prés ,
de plus ,la maniere ou sous pretexte de reconstruire une Gauche
j'ai du mal à encaisser les arguments "apolitique "hors parti" de Bové
et l'excuse de la LCR de partir seul sous pretexte de consigne de vote pour le PS ,alors qu'il fait la mm chose maintenant ,
j'ai horreur du mensonge
PS ,j'ai evidemment repris ma carte ,si le pc meurt tu verras vite
des gauches à la conh bendit ,ou les glissements dans d'autres partis comme beaucoup de trosk au chaud au PS
bises ,j'aimerai avoir tord et j'appelle le mm voeux que toi ,insuflé par la base et pas par des manipulateurs ou des autoritaires
les leaders des differents courants ont trahis la base qui appellé à une liste unique nous faisant perdre une chance historique

fraternellement

eldiablo 23/04/2007 23:02

Je me permets de poster régulièrement mes commentaires sur votre blog. Le résultat du PCF était malheureusement à prévoir compte tenu de la stratégie de ce parti  qui fut un outil précieux entre les mains du peuple. J’y ai longtemps milité très activement et assumer certaines responsabilités. Avec d’autres  camarades de ma section je suis parti sur la pointe des pieds en profond désaccord avec la stratégie de la direction nationale et avec la « mutation ». A de nombreuses reprises, et notamment lors de débats de congrès nous avions, verbalement et pas écrit alertés nos camarades du risque de suicide politique du parti. Nous fûmes accusés de vouloir « casser la baraque » et « faire revenir la droite » (c’était entre 1997 et 2002). Le débat devenait impossible : nous n’étions plus des « camarades » mais de « véritables ennemis du parti » ! Aujourd’hui j’avais envie de vous dire cela. Pourquoi tant d’aveuglement de camarades sincères qui confondent fidélité à des convictions avec fidélité à une organisation, devenue moribonde ? Que les communistes se rassemblent pour construire un outil au service du monde du travail ! En ce lendemain du 22 avril, c’est mon seul souhait.

boulegan 23/04/2007 19:30

Ben ,oui tu as raison ,reste plus qu'à leur faire perdre leurs elus qui s'occupent trop des affaires des "pommés" c'est facile il y a qu'à faire pareil que pour les presidentielles diviser et rediviser une voie royale pour la machine à broyer l'humain s'ouvre enfin Marie george merci ,c'etait parfait ,par rapport au contexte :(les electeurs çà va çà vient (surtout ceux qui ont une télé) mais "notre cabine telephonique contient du monde " et l'histoire n'est pas fini bises à tous les camarades sinceres

marc d HERE 23/04/2007 15:24

Echec complet de MGB  qui a eu tort de vouloir imposer sa candidature aux anti liberaux qui n'en voulaient pas......Et ils avaient bien raison.....Petit à petit, le PC disparaît...par sa faute