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Interviews et reportages sur Méricourt

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Publié par David NOËL

Dalongeville-CRC-avions-taxis.jpg|  ON EN PARLE |

Un bon mois après une première audience avortée, Gérard Dalongeville et Guy Mollet se retrouvaient, hier après-midi, face à face devant les magistrats de la Cour des comptes où l'affaire de gestion de fait des deniers de la commune d'Hénin concernant les avions-taxis était jugée en appel. Les couteaux étaient, comme prévu, de sortie...

PAR PASCAL WALLART
henin@info-artois.fr
PHOTO ARCHIVES ÉMILIE DENIS

Pas déçu des retrouvailles avec celui qui fut antan le promoteur numéro un de son image, Gérard Dalongeville... Après de nombreuses années de collaboration efficace avec Guy Mollet, les rapports entre les deux hommes avaient déjà, depuis avril 2009, pris une saveur amère. Celle du désamour.

Avant de basculer progressivement dans quelque chose de plus puissant.

Hier après-midi, tous deux se retrouvaient devant la Cour des comptes en appel du jugement prononcé l'an passé par les magistrats arrageois de la CRC.

Claude Chopin, présent voici un mois lors de l'audience avortée, n'était cette fois-ci pas au rendez-vous... Des magistrats qui auront pris à froid Gérard Dalongeville en rejetant d'entrée de jeu sa demande le sursis à exécution de la prise hypothécaire qui lui avait été signifiée voici un an... Pas plus de chance pour l'ancien maire d'Hénin (ne bénéficiant pas plus que Guy Mollet de l'assistance d'un avocat), lorsqu'il tente de soulever l'incompétence de la Chambre des comptes... D'autant que les réquisitoires du rapporteur comme du procureur financier seront accablants concernant cette affaire qui, rappelons-le, tourne autour d'une vingtaine de déplacements en avion-taxi aux frais de la Ville pour quelque 101 512,85 €... Une somme pour laquelle MM. Dalongeville, Mollet et Chopin avaient été déclarés conjointement comptables de fait en juillet 2010 par les magistrats de la CRC. Et même si l'ancien maire, ne niant pas un instant la gestion de fait, reconnaîtra avoir été défaillant et négligeant, il n'en démord pas : il a été abusé par Claude Chopin. Une tactique qui fera pester à plusieurs reprises Guy Mollet taxant son ancien ami de lâche et menteur dans sa volonté d'accabler l'ex-adjoint aux finances, à la santé désormais bien précaire.

Écoutes téléphoniques

Et Guy Mollet de faire monter la tension d'un cran en faisant état de lettres exonérant Gérard Dalongeville expliquant qu'elles ont été dictées sous la menace par trois personnes armées et cagoulées. Et d'aller encore plus loin en affirmant avoir reçu des appels, apparemment aujourd'hui entre les mains de la justice dans le cadre d'écoutes téléphoniques, dans lesquelles l'ancien maire lui promettait une somme de 110 000 € s'il le dédouanait et se désignait comme l'unique responsable des faits. Stupéfaction chez les magistrats et suspension de séance... Électricité dans l'air pendant l'interruption des débats... Et retour tonitruant des magistrats acculant Gérard Dalongeville dans ses retranchements. Lui qui clame depuis le début n'avoir pas signé de « service fait » concernant les déplacements en avion-taxi, reconnaît, à la demande des juges, avoir néanmoins signé les factures. « Mais à quoi cela servait-il de signer ces factures ? » s'étonneront les magistrats. Un ancien maire se plaignant de ne trouver dans le dossier de la Cour des comptes que des pièces à charge et non pas celles à décharges comme les témoignages de deux chefs de service de la Ville le dédouanant quelque peu... mais qui ne pipe mot lorsque, après avoir asséné encore et encore que le dossier de Léon et des avions-taxis était de la seule responsabilité de Claude Chopin, il entend Guy Mollet rétorquer : « C'est faux ! Le dossier de Léon c'était lui et uniquement lui qui s'en occupait, c'était même sa chasse gardée ! »Rendez-vous en septembre pour connaître la décision des magistrats parisiens.


Source : La Voix du Nord
Vendredi 22 juillet 2011

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