Nord Eclair de ce matin consacre un dossier en pages région à Hénin-Beaumont et revient sur les connivences entre le Front National et l'Alliance Républicaine. Christine Coget, comme
elle l'a toujours reconnu, confirme avoir préparé avec Georges Bouquillon, Steeve Briois et Marine Le Pen le débat télévisé de la campagne 2008. Marine Le Pen l'avait reconnu elle-même en conseil
municipal.
Le FN avait également révélé dans un tract avoir rédigé le recours de l'Alliance Républicaine devant le Tribunal Administratif pour faire annuler les élections de 2008. Interrogé par Gaëlle
Caron, Steeve Briois reconnaît ce qu'il appelle une "
petite entraide mutuelle".
Face à ces révélations accablantes, Georges Bouquillon s'enferme dans une stratégie de déni.
Honteux ! L'Alliance Républicaine restera à jamais marquée du sceau de l'indignité. S'il lui reste un peu d'honneur, Georges Bouquillon doit démissionner.

«
Durant la campagne de mars 2008, je me suis rendue,
mandatée par Daniel Duquenne, à un repas chez Steeve Briois, où était également présents Marine Le Pen et Georges Bouquillon (membre de l'Alliance républicaine, carté au MRC, actuel adjoint
de Daniel Duquenne et président du groupe majoritaire, ndlr).
L'objectif de ce rendez-vous était de conclure un pacte de non agression pour le débat télévisé de France 3 », maintient
aujourd'hui encore Christine Coget, qui reconnaît avoir «
commis cette erreur » dans le seul but stratégique de faire perdre son fauteuil à Gérard Dalongeville.
Mais ce dernier réélu, les liens entre les deux partis ne se seraient pas distendus, l'AR allant jusqu'à faire rédiger son recours contre le maire, déposé au tribunal administratif de Lille, par
Bruno Bilde, la plume juridique du FN. «
Il fallait absolument que Gérard Dalongeville tombe, ce qui a donné lieu deux ou trois fois à une petite entraide mutuelle », confirme Steeve
Briois.
Pilier de la majorité en l'absence de Daniel Duquenne, victime d'un AVC en octobre dernier [...] Georges Bouquillon refuse de commenter ces allégations «
médisantes » qu'il dément
fermement. «
Tout ça c'est du cinéma, de la diffamation. Les choses sont claires comme de l'eau de roche : au PS ou au MDC de Chevènement, je n'ai eu de cesse depuis 1974 de lutter contre
toutes les formes d'ostracisme. Mes valeurs sont celles, fondamentales, de la République, aux antipodes du FN. »
La suite est à découvrir dans Nord Eclair de ce matin.
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