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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

Rails.jpgL'expertise de l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, qui causa la mort de 7 personnes, souligne "l'état de délabrement jamais vu ailleurs" du réseau, ainsi que la mauvaise gestion de la maintenance des rails. Ce n'est pas une surprise pour ceux qui suivent ce dossier de près. Depuis des années, la CGT tente d'alerter quant à l'usure et au délabrement du réseau. En vain.

Comment garantir la sécurité des voyageurs alors que le service public du rail est en plein démantèlement, et que la mise en concurrence menace à l'horizon? Sous l'impulsion de Guillaume Pépy, la SNCF n'a pas cessé de réduire ses investissements de maintenance tout en exigeant davantage d'efforts de la part de ses salariés, voire en sous-traitant des activités essentielles, comme le remplacement des rails, à des intervenants privés et sous-qualifiés. De son côté, l'Etat s'est de plus en plus désengagé, réduisant continuellement le montant de ses dotations.

Si l'on cherche des responsabilités dans cet accident, il faut avant tout admettre qu'il aurait pu être évité si les mises en garde des cheminots avaient été entendues, mais la course à la rentabilité l'a emporté, et la SNCF a préféré investir dans le transport routier ou en acquérant des parts de capital d'entreprises étrangères.

Le démantèlement des services publics tue. En 2000, suite à un accident ayant coûté la vie à quatre personnes, le Royaume-Uni avait décidé de revenir sur la privatisation du rail, comprenant que les exploitants privés du réseau ferroviaire n'étaient pas à même de garantir la sécurité des voyageurs.

La mise en concurrence, le démantèlement ou encore la remise en cause du statut de cheminot sont autant de menaces pour la sécurité et l'efficacité de notre système de transport et pour les Français.

Nous ne devons pas attendre un nouvel accident mortel avant de comprendre qu'un grand service public ferroviaire est indispensable. Il doit être garanti, conserver le monopole du rail, et soutenir l'investissement que nécessite le réseau ferré français, qui doit demeurer l'un des meilleurs au monde.

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