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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

logo_vdn_carre.gif|  PREMIER TOUR |

Hormis la température et l'humidité ayant transformé la salle des fêtes en étuve, la soirée électorale d'hier ne différait presque pas des autres.

PAR LA RÉDACTION
henin@info-artois.fr

Rien de spécial, vraiment ? Ah si, contrairement aux années précédentes, des barrières isolaient les personnes chargées du dépouillement de la foule. Sans doute pour éviter la moindre source de contestation. Fidèles à leurs habitudes, les Héninois étaient venus en masse. Peut-être encore plus même. «  Je ne viens jamais mais là c'est important. Et j'espère beaucoup que la liste pour laquelle j'ai voté va passer », assure une commerçante visiblement désireuse de changement.

Aux côtés des journalistes assidus à l'actualité héninoise, pas mal d'habitants des communes voisines sont venus, poussés par la curiosité, attirés par cette ville à nulle autre pareille. Des élus aussi sont là. Portable à l'oreille comme beaucoup d'autres, Philippe Kemel, le maire de Carvin, se tient au courant des premiers résultats. Et en communique d'autres : «  Dans un bureau de vote, Briois arriverait à 48 %. » La tendance est donnée, on est parti pour une course en tête du FN. Derrière, c'est du coude à coude entre Pierre Ferrari et Daniel Duquenne. Faute de résultats affichés on se perd en conjecture. «  Ferrari est parti pour prendre une branlée », assure un connaisseur. «  Il est deuxième », corrige son voisin.

Une dame d'une cinquantaine d'années n'en revient toujours pas de la tournure des événements : « J'avais mis Gérard Dalongeville sur un piédestal. J'en reviens toujours pas, il m'a fallu un mois pour m'en remettre. » 19 h 35, résultats de Darcy : Briois cartonne, Duquenne est à 23,18 %, Ferrari à 19,9 %. Et ça ne changera plus malgré quelques victoires de la liste d'union. Dans la salle, on aperçoit quelques têtes de listes : Laurent Bocquet, Séverine Duval (NPA), Jean-Marie Monka. Un peu plus tard, Pierre Ferrari, David Noël et Jean-Pierre Policante. Sourires de façade, l'affaire est pliée.

Les résultats mettent un temps fou à tomber. Les élus de la majorité plaisantent, les agents municipaux enregistrent les données. À 20 h 30, Jean-Marc Legrand annonce les scores finaux. et alors ? Alors rien. Tout le monde enregistre en silence ce qui ressemble tout de même à un séisme. Un FN frisant les 40 %, bien peu l'auraient parié. Tout le monde se dirige péniblement vers la sortie, les caméras poursuivent Pierre Ferrari. Fidèles à leur attitude iconoclaste, les Verts font la claque pour célébrer Régine Calzia et lui offrent des fleurs. Une femme s'effondre en larmes, traumatisée par le résultat du Front. Dehors, les discussions vont bon train. David Noël et les colistiers du NPA ont une sévère explication de texte : « fallait pas partir avec le PS. » « Nous n'avons pas posé de limites sur tel ou tel », répond le communiste sur la défensive. D'autres anicroches, quelques rancoeurs s'expriment mais rien de bien méchant. Pourtant chacun a son explication sur la façon dont on en est arrivé là.


Source : La Voix du Nord
Lundi 29 juin 2009

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