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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par PCF

Offensive-russe-en-Ukraine.jpgLa tenue de la réunion de Genève, le 17 avril, et les termes de la « déclaration commune » quadripartite signée par les ministres des Affaires étrangères des États-Unis, de la Russie, de l'Union européenne et de l'Ukraine, appelant à « une désescalade », constitue en soi un acte positif qui peut contribuer à faire baisser le regain de tensions internationales après la crise de Crimée et la poursuite des affrontements dans l’est du pays. Elle peut ouvrir la voie à des solutions politiques et diplomatiques permettant de faire face aux importants enjeux politiques et stratégiques auxquels est confrontée l’Ukraine.

Mais sans donner la parole au peuple et sans respect de la démocratie, rien ne sera possible pour appliquer les deux points clés de la déclaration commune, à savoir la sécurité des citoyens et les réformes institutionnelles nécessaires qui doivent tenir compte des droits et aspirations spécifiques des citoyens des différentes régions du pays.

Pour une partie importante de la population, l’illégitimité du pouvoir intérimaire en place à Kiev (où figurent en position de force des ministres d’extrême-droite) est due notamment à la volonté manifeste des autorités politiques à Kiev d’imposer leur pouvoir par des voies totalement antidémocratiques en tentant de mettre fin à l’activité politique de partis importants, comme le Parti communiste ukrainien dont les biens sont saisis et les dirigeants agressés.

Dans ces conditions, l’appel à désarmer « tous les groupes armés » sous contrôle de l’OSCE peut certes s’avérer important pour un retour à la paix si les moyens sont investis pour ce faire et que la volonté de dialogue et de confiance existe.

Les derniers incidents meurtriers intervenus dimanche à Slaviansk dans l’est du pays, après la réunion de Genève, constituent un signe inquiétant infirmant la volonté de parvenir à un accord ; les groupes paramilitaires de Svoboda et Pravyi Sektor tenant toujours le haut du pavé sans que Kiev n’y mette bon ordre. Concernant les réformes institutionnelles, le document issu de la réunion de Genève se borne à évoquer « un large dialogue » en vue d’« un processus constitutionnel » dont les termes doivent maintenant être précisés.

Pour le PCF, les possibilités qui seront données au peuple ukrainien d’une réelle intervention est une condition sine qua non de la réussite du dialogue engagé et d’un début de solution à la crise ukrainienne.

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