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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Juge-van-ruymbeke.jpgLors de cette perquisition, le juge du pôle financier aurait mis la main sur des documents "extrêmement intéressants", notamment "des notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006".

Le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné récemment au ministère du Budget à Bercy où il aurait saisi des notes sur les "montages financiers opaques" mis en place autour du contrat de vente de sous-marins Agosta au Pakistan, affirme mardi 23 novembre  Le Parisien/Aujourd'hui en France.

"Il y a une dizaine de jours, dans la plus grande discrétion, le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné la Direction générale des Impôts, au ministère du Budget à Bercy", affirme le quotidien.
"Lors de sa perquisition, le juge du pôle financier aurait mis la main sur des documents "extrêmement intéressants"", écrit Le Parisien qui précise qu'il "s'agirait de notes manuscrites, non signées, datées de fin 2006".
Ces notes "confirmeraient et détailleraient les montages financiers opaques mis en place autour du contrat Agosta notamment les circuits empruntés par l'argent à l'aller (vers le Pakistan) comme au retour (en direction de la France)", ajoute le quotidien.
Le contrat de la vente de trois sous-marins Agosta au Pakistan en septembre 1994 est au cœur d'une affaire de commissions et de possibles rétrocommissions qui secoue actuellement la vie politique française.

Adressées à Sarkozy ?

Dans ces notes, il "serait question de plusieurs pays (...) dans lesquels les fonds transitent", ajoute Le Parisien.
Le journal cite une "source proche du dossier" selon laquelle "ces notes manuscrites (...) étaient adressées à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur de Jacques Chirac et en pleine campagne pour l'élection présidentielle de 2007".
Cette information, assure le Parisien, "a tout d'une bombe à retardement".
La justice cherche notamment à établir s'il y a un lien entre l'arrêt à partir de 1995 du versement de commissions dans le cadre du contrat d'armement avec le Pakistan et l'attentat de Karachi en 2002 qui a coûté la vie à 15 personnes dont 11 Français.
Elle enquête également sur le versement de rétrocommissions qui auraient pu financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur de 1995.

"Cela poserait une vraie question républicaine"

De son côté, Hervé Morin, a estimé lundi que tous les documents classifiés susceptibles d'intéresser la justice ont été transmis au juge chargé d'instruire le dossier Karachi. L'ex-ministre de la Défense s'est exprimé alors que le Premier ministre François Fillon a refusé lundi au juge Renaud Van Ruymbeke l'autorisation de perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris.
"Le juge Trévidic m'a saisi une première fois d'un certain nombre de documents qui lui ont été transmis sur l'avis de la Commission consultative du secret défense", a expliqué à l'AFP Hervé Morin.
"Puis le magistrat nous a fait une deuxième demande. Et je lui ai répondu par courrier que nous avions d'autres documents en notre possession, notamment le contrat portant sur la vente des sous-marins et les avenants à ce contrat et un certain nombre de rapports de la gendarmerie", a-t-il précisé.
Selon Hervé Morin, "ce qui n'a pas été déclassifié, ce sont, par exemple, les spécificités techniques du sous-marin parce qu'il s'agit de secrets qui n'ont rien à voir avec l'instruction en cours".
"Si tous les documents pouvant intéresser la justice ne lui ont pas été transmis, c'est que l'on m'aurait menti et cela poserait une vraie question républicaine", a-t-il ajouté en se disant toutefois persuadé que cela n'a pas été le cas.
"Ce n'est pas dans des documents militaires liés à la livraison de sous-marins que se trouveront des éléments susceptibles d'apprécier l'éventuelle existence de rétrocommissions, cela n'a rien à voir", a-t-il ajouté.


Source : Nouvel Obs.com
Mardi 23 novembre 2010

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