Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

 

Publié par David NOËL

Le nouveau numéro de Fakir, le journal alternatif amiénois d'enquêtes sociales animé par François Ruffin vient de sortir. Fakir est allé aux portes des entreprises en lutte de Picardie, a rencontré les "Conti" et est allé au siège de la CGT à Montreuil.

Alors que les journées de mobilisation du printemps ont rassemblé des millions de personnes, pourquoi ça bloque ? La faute aux permanents syndicaux ? Au fatalisme des salariés réduits à des combats défensifs pour obtenir des indemnités de départ décentes ?

Pour ce troisième numéro national de Fakir (le numéro 42 depuis la création du journal à Amiens),  Fakir pose des questions qui fâchent et essaie, modestement, d'apporter un éclairage à tous les militants qui luttent.



Sommaire du numéro 42

Octobre 2009

Mais que font les syndicats ? Ou plutôt : qu'est-ce que peuvent bien fiche leurs directions ? Vous vous posez la question ? Ça tombe bien : Fakir a essayé d'y répondre dans son numéro 42.

« Quand Bernard Thibault vient, vous lui racontez quoi ?

- Mais il n'est jamais venu ! On ne l'a jamais vu, ici. Même pas un coup de téléphone. A part à la télé, sinon je ne connais pas le son de sa voix...
»

C'est Mickaël Wamen, le délégué CGT de Goodyear, qui se confie comme ça devant l'usine. Pour sa longue enquête - dossier d'une vingtaine de pages - , Fakir a également rencontré les délégués de Continental, de Caterpillar, et en est revenu avec ce tableau :

Entre le 1er janvier et le 1er septembre 2009, nombre de visites de Thibault, Mailly et Compagnie :

- avec les travailleurs chez Goodyear : zéro.
- avec les travailleurs chez Continental : zéro.
- avec les travailleurs chez Caterpillar : zéro.

- avec Nicolas Sarkozy à l'Elysée : huit. Soit, dans le détail :

Le 13 janvier, pour « la prévention des restructurations ».
Le 19 janvier, pour les « vœux aux partenaires sociaux ».
Le 18 février, pour un « sommet social ».
Le 30 mars, pour préparer le G 20.
Le 10 avril, pour entendre les résultats du G 20.
Le 8 juin, pour préparer le discours de Nicolas Sarkozy au Bureau International du Travail.
Le 1er juillet, pour un nouveau « sommet social ».
Le 1er septembre, on ne sait pas pourquoi.

Révélateur, non ?

On trouve aussi. Et on en a fait le thème du dernier numéro de Fakir, actuellement en vente. Avec, au menu :

Un gros dossier, donc, sur les syndicats.
On est parti deux millions en janvier, et on s'est retrouvés dix fois moins en arrivant en juin. Les fermetures d'entreprises tombent par paquets, mais les batailles sont menées boîte par boîte. Les financiers se sont saoulés de profits, et maintenant les salariés trinquent. La crise économique ne suffit pas : Nicolas Sarkozy ajoute le travail du dimanche, l'âge de la retraite, le SMIC gelé et autres fantaisies. Et tout ça sans riposte nationale. Sans que les leaders ne tonnent. Sans fâcherie avec Chérèque, Thibault et compagnie. D'où notre question : mais que font les syndicats ? Fakir se balade des usines picardes au siège de la CGT à Montreuil, du procès des Conti aux Bourses du Travail, jusqu'à la Confédération Européenne des Syndicats.

Canular : du Viagra pour mon pédophile !
Leur serment n'en parle pas : les pharmaciens peuvent-ils servir du Viagra à un pédophile ? On a testé la déontologie des apothicaires... et leur bon sens.

Grippe A et OMS : la fièvre des marchés

C'est de l'Organisation mondiale de la santé qu'est partie la pandémie médiatique sur la grippe porcine. Fakir a cherché à savoir qui étaient les «experts indépendants» de cette institution.

Le cahier région : nos plans débrouille contre la crise
Bons plans ou astuces : les médias ne parlent plus que de ça depuis que la crise est venue. On ne pouvait pas rater ça...

Mission Cotis : la camisole chimique
Quand les économistes racontent n'importe quoi sur le «partage de la valeur ajoutée», Fakir corrige le tir.

[Pour lire tout ça, rendez-vous dans votre Maison de la presse la plus proche. Ou abonnez-vous.]
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Yves LOURDEL 13/10/2009 23:24


Peut être que Sarko se démène beaucoup pour voir ou recevoir les syndicats, mais toujours sous la protection musclée d'un cordon de CRS, et avec des résultats plutôt maigres pour les
salariés comme l'illustre le cas de Gandrange. Ce qui compte c'est l'annonce au JT de 20 heures. Y.L.


hélas 13/10/2009 14:13


si l'info concernant l'arrivée de jean-louis cottigny comme responsable du P.S à hénin-beaumont est exact,
c'est que vraiment H.B.T. est devenu la poubelle des socialistes du nord-pas de calais.
apres le parachutage de chruzez,homme compromis dans l'affaire mellick (il osa déclare que l'employé avait toujours une montre en retard)
apres nous avoir imposé 2 fois gérard dalongeville,on nous envoie un homme qui a été condamné par la justice.à croire qu'il n'y a plus que ça au parti de jaures.