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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

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evrard 10/02/2015 11:16


Région > Hénin-Beaumont et ses environs


Hénin-Beaumont: rue Teodorowicz, l’insécurité a cimenté la solidarité de quartier





Par la rédaction pour La
Voix du Nord, Publié le 10/02/2015


PAR PASCAL WALLART






    






Avec ce fameux « mur » interdisant désormais l’accès à la « Borne aux loups », les riverains de la rue Teodorowicz, qui ont pour la plupart vécu des infortunes liées au caractère outrageusement
passant de cette artère, pourtant originellement résidentielle, ouvrent leur cœur. Et il est plein à ras bord...





Le drame vécu par Rudy a en quelque sorte joué le rôle de déclencheur de cet esprit solidaire.


Depuis une semaine, la rue Teodorowicz est devenue impasse, un mur de gabions la fermant symboliquement. Et les riverains s’en félicitent... Car cette artère a priori paisible du
Bord-des-Eaux, longeant la ligne de démarcation noyelloise, était depuis quelque temps au bord de la crise de nerfs. Il a suffi, ce samedi, que les Jeunes écologistes du secteur viennent faire un
happening autour de ce mur, pas forcément bien perçu de l’extérieur, pour que les langues se délient. Et que les traumatismes soient mis à nu... Emblématique représentant de ce quartier
que Rudy qui, en octobre dernier, après avoir surpris des cambrioleurs chez lui, s’est fait poignarder à deux reprises. Son drame a été le point de départ d’un travail ville-police pour trouver
des solutions à un climat d’insécurité naissant dans ce tout jeune lotissement entre « Borne des loups » et « Bord des eaux ». L’homme, aujourd’hui, fait partie de l’équipe de « voisins vigilants
» qui, dès que possible, patrouille dans le secteur.



Son agression, Rudy ne se lasse pas de la ressasser : « Vous savez, j’avais plein de sang sur moi j’ai réellement failli crever... Mon agression, dans ce quartier où les vols commençaient à
se multiplier, a fait accélérer les choses. Et puis, cela a permis de nous connaître, de parler entre nous et de nous rendre plus solidaires alors qu’avant c’était juste bonjour, bonsoir !
» Et Rudy raconte les rondes nocturnes effectuées entre, désormais, amis, chacun ressassant les problèmes rencontrés avant cet automne : cette gamine de 13 qui s’est retrouvée nez-à-nez avec
des cambrioleurs ; cette mère de famille qui a découvert sa voiture, désossée, sur parpaings,.. Et puis la dangerosité de la rue servant de raccourci pour les automobilistes. Un riverain
explique avoir comptabilisé plus de 100 véhicules l’heure dans la petite artère « avec des pointes allant jusque 250 le matin ! » Aujourd’hui, ce mur nu, ils voudraient en faire un
vrai élément décoratif. « On va en faire quelque chose beau mais je peux comprendre que des gens soient choqués par sa présence » concède Rudy. Rappelant la voix lasse, que le problème
de mal-vivre dans ce quartier mal fini « avait déjà fait l’objet d’une petition auprès de Dalongeville ». En vain.


« Si on avait su, jamais on ne serait venus ici ! »


On se souvient de la genèse compliquée de ce lotissement, dont la trame transparaît dans l’affaire d’Hénin-Beaumont, à travers son volet d’extorsion de fonds concernant les deux lotisseurs à
l’origine du quartier.


Une naissance dans des circonstances abracadabrantesques dont les riverains subissent aujourd’hui encore les conséquences. « Tiens, regardez cette maison là-bas ! Au départ, elle ne devait
pas être là puisqu’on devait avoir un rond-point afin de fluidifier la circulation dans le quartier ! » explique avec une moue explicite un habitant de la rue Teodorowicz. « Et puis on
a remarqué un beau jour qu’elle sortaient de terre et venait à la place du rond-point ! »Chez les propriétaires de cette artère terminant naturellement sa course à la Borne-aux-loups,
avant l’érection, la semaine dernière, du fameux mur de gabions, beaucoup d’amertume d’avoir été mené en bateau quant aux « finitions » de ce quartier. Et les témoignages s’empilent, comme
autant de manifestations de rancœur quant à un quartier quelque part resté en friche : « Regardez, on n’a même pas de trottoir de ce côté-ci, rien n’est fini ! Et puis, côté paysager, c’est
la catastrophe, pas d’arbres, pas de fleurs, alors que c’était pourtant prévu. Et je vous assure que, quand on a un gamin qui fait de la trottinette, il faut le surveiller de près ! » Car
avant que la route ne soit barrée, côté Borne-aux-loups, le trafic était apparemment infernal, les automobilistes se servant de la rue Teodorowicz comme raccourci entre la RN 43 et la zone
commerciale. Un père de famille, la mine déconfite, ne cache pas son désarroi : « Vous savez, si on avait su tout ça auparavant, jamais on ne serait venus ici, ça, c’est clair ! »

David NOËL 10/02/2015 11:57



Je connais bien la rue en question, qui n'est pas plus passante que les autres rues du secteur. J'habite moi-même le long d'un grand boulevard qui mène au centre commercial, il y a du passage et
il ne me viendrait pas à l'idée de demander à la mairie de clôturer mon boulevard en construisant un mur pour en faire une impasse...


Quant à l'entraide et la solidarité entre voisins du même quartier, oui, il faut développer le vivre ensemble, mais il n'y a pas besoin de patrouilles de voisins vigilants pour ça...