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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par Marie-Serge OPIGEZ

logo_vdn_carre.gifGérard Dalongeville chevènementiste dès 1999...
Les méandres des tractations pré-électorales sont décidément bien tortueuses. On savait ainsi que la préparation de la candidature de Gérard Dalongeville aux municipales 2001 avait été le fruit d’une stratégie au long cours très affûtée, mais on ne savait pas tout.
En effet, ce que Jean-Marie Alexandre, patron départemental du tout nouveau MRC, aura, samedi soir, lâché au détour d’une petite phrase apporte désormais une nouvelle vision sur la dernière campagne municipale : « J’ai toujours un courrier de Gérard Dalongeville qui s’engage à nos côtés avant même que de nous avoir rejoints et avant même qu’il ait été candidat ! » Et de fait, il s’avère que, dès le départ de Gérard Dalongeville du cabinet Darchicourt, début 1999, celui-ci aura frappé à la porte de Jean-Marie Alexandre, louant les options politiques de Jean-Pierre Chevènement et expliquant combien il y avait une bonne carte à jouer, sur Hénin-Beaumont, pour développer ces idées-là. Une idée qui fera son chemin du côté de Jean-Marie Alexandre mais aussi du côté du PC, alors en pleine lune de miel avec le DC.
C’est ainsi que, de concert, MM. Alexandre et Coquelle proposeront de mettre sur pieds une liste PC/MDC emmenée par Gérard Dalongeville, après que l’option de parachutage d’un certain Pons ait été abandonnée. Cette option sera loin de faire l’unanimité, certains militants MDC mettant leur veto quant au choix de l’ex-« dircab » de Pierre Darchicourt. C’est face à ce vent de fronde que, finalement, chacun choisira de partir en ordre dispersé. « Cela permettait aussi d’élargir l’offre ! » commente Jean-Marie Alexandre. Le couple PC/MDC se formera alors autour de la tête de liste revendiquée par Jean-Bernard Deshayes, Gérard Dalongeville partant de son côté avec des Verts à ce moment là peu chaud pour « frayer » dès le premier tour avec le PC. Une répartition des rôles s’inscrivant d’ores et déjà dans une perspective d’union au second tour. On sait aujourd’hui ce qu’il en adviendra…

Et le siège attend toujours...
La rumeur voulait que, pendant son bref passage au sein du MDC, le militant Dalongeville n’ait pas toujours été très régulier vis à vis du trésorier de la section. Une information aujourd’hui confirmée par Jean-Marie Alexandre : « Son adhésion, Gérard Dalongeville l’a bien réglée en 2001 mais pas en 2002... Quant à sa cotisation d’élu, il ne nous l’a jamais reversée parce qu’il s’était engagé à consacrer cet argent à la modernisation du local MDC de la rue Victor-Mathé... » « L’a-t-il fait ? » interrogera benoîtement le président Alexandre. La réponse de Georges Bouquillon sera sans équivoque. Pas un seul centime n’ayant été versé par le maire, le siège attend toujours des jours meilleurs...

Supercherie intellectuelle
La récente tentative de déstabilisation de Georges Bouquillon signée Pierre Darchicourt (notre édition de samedi dernier) n’aura pas perturbé le moins du monde l’ancien adjoint à la culture expliquant samedi dernier combien il était bien dans ses « pompes et sans états d’âme ».
Une attaque que M. Bouquillon se bornera à qualifier de « supercherie intellectuelle » rappelant qu’il n’avait pas attendu sa mise à l’écart et que, le 22 mars 2002, il avait déjà, par courrier, mis en garde le maire face à certaines dérives financières. « Grâce à ce clash, j’ai retrouvé des amis perdus et en ai découvert d’autres, je pense notamment aux Verts qui ont été exemplaires avec moi, ce que je n’oublierai pas... Lorsque Pierre Darchicourt donne des conseils, il ferait bien de balayer devant sa porte ! »

La phrase du jour
Celle de Jean-Marie Alexandre dont on sait combien il adore les jeux de piste : « Hénin-Beaumont est vraiment une ville formidable et j’aimerais tant qu’elle bénéficie enfin de calme et de sérénité. Tiens, s’il y avait ici une belle maison à louer, faites-moi signe ! »

Si ce n’est Christophe c’est donc Richard...
Autre jeu de piste à la mode que celui se jouant depuis une bonne année à Courrières. A savoir qui remplacera monsieur Albert dans le fauteuil majoral ? Il y a quelques semaines encore, Christophe Pilch, l’adjoint aux finances, faisait figure de grand favori. Une option qui aurait pris un sérieux coup dans l’aile, à telle enseigne qu’Albert Facon aurait désormais reporté tous ses espoirs sur le discret (mais néanmoins omniprésent dans la vie communale) Richard Montury, adjoint aux écoles et à la politique de la ville. Ce dernier (photo ci-contre) se formerait d’ailleurs actuellement aux arcanes budgétaires en compagnie de Christophe Pilch afin d’être prêt pour le jour J...


Source : La Voix du Nord
Mardi 11 février 2003

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