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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Poches-vides.jpgDans cette situation pleine d’incertitudes où, en dépit d’une intervention sans précédent des États et des banques centrales, la croissance marque le pas en Europe et particulièrement en France, on voit bien qu’il faut chercher des idées neuves pour relancer nos économies.

Pour sauver les banques et leurs enfants naturels, les marchés financiers, les États de la zone euro se sont lourdement endet­tés et maintenant ce sont ces mêmes ban­ques et 
ces marchés financiers qui spécu­lent et réalisent d’énormes profits sur des dettes publiques dont ils sont en grande partie responsables.

Cela souligne qu’il faut à la fois déconnecter le financement des dépenses et des services publics des marchés financiers et réformer 
le système bancaire afin que la Banque centrale euro­péenne et les banques commerciales jouent un tout autre rôle.

Cela suppose d’appliquer autre chose que les vieilles recettes mises en œuvre par les libéraux et les sociaux-libéraux depuis un quart de siècle. La crise impose de faire preuve de novation. C’est dire que tous ceux qui veulent agir pour dépasser le capitalisme ont une véritable opportunité historique. L’opinion et certains cercles dirigeants de gauche peuvent être plus facilement sensibles à des idées nouvelles.

Ainsi, l’un des responsables des questions économiques du Parti socialiste, Liem Hoang Ngoc, vient de reprendre à son compte la proposition des économistes communistes d’engager une réforme déci­sive de la BCE lui permettant de financer à taux réduit la dette 
des États membres de la zone euro. Certes, il faut évaluer cette démarche à 
sa juste mesure. Pour Liem Hoang Ngoc, cette proposition ne s’imposerait que dans les situations où « les primes de risque sur les emprunts d’État, exigées par les marchés, devien­nent excessives ».

Il est vrai que le taux des emprunts grecs est aujourd’hui supé­rieur à 6 %, alors que la BCE prête aux banques à 1 %. Par ailleurs, il ne s’agit que d’une position personnelle. Le Parti socialiste ne remet pas 
en cause l’action et le rôle de la BCE, pas plus que le traité de Lisbonne.

Le dialogue doit donc se poursuivre et le mouvement social, les citoyens, ont tout intérêt à s’en mêler. La transformation du rôle de la BCE serait en effet un atout décisif pour mettre enfin la construction européenne au service des peuples.

La mobilisation permanente de sa capacité de création monétaire en faveur du finance­ment des dépenses et des services publics permettrait de donner un essor considéra­ble au développement des hommes et, dans les conditions de la révolution infor­mationnelle actuelle, à la croissance et 
à l’efficacité économique et sociale.

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