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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Pierre-Laurent-congres-10-02-13.jpgLe Parti communiste français a reconduit Pierre Laurent à sa tête avec 100 % des voix lors de son 36e congrès, dimanche à Aubervilliers (93).

«IL est grand temps de rallumer les étoiles.» Le mot d'ordre du 36e congrès du PCF qui s'est terminé dimanche à Aubervilliers (93) est explicite. Les communistes ont peut-être retiré la faucille et le marteau de la carte des adhérents à leur parti, mais ils continuent, inspirés par Apollinaire, à rêver de pouvoir éclairer le ciel du grand soir. Fort, dimanche, d'une réélection à 100 % - il était seul candidat au poste de secrétaire national -, Pierre Laurent a insisté sur l'urgence du «changement nécessaire» et s'est donné six mois pour réorienter la politique sociale-libérale du gouvernement. Avec l'aide «de toutes les forces de la gauche».

Plusieurs sujets sont à la source du bras de fer que Pierre Laurent veut tenter avec le gouvernement. En particulier, outre l'interdiction des licenciements boursiers, le droit de vote des étrangers, ou encore l'accord sur l'emploi qu'il n'est «pas question de retranscrire en l'état». «Un accord minoritaire ne peut s'imposer à la représentation nationale», a-t-il indiqué, soulignant la responsabilité des parlementaires de gauche.

Un appel tout aussi solennel a été lancé aux parlementaires européens pour rejeter le budget. «Nous ne sommes pas cantonnés dans l'opposition, nous sommes une force en mouvement», a-t-il martelé dans son discours de clôture devant la troupe des quelque huit cents délégués, fier d'un «congrès rassembleur, combatif et qui montre un dynamisme évident du PCF». En guise d'avertissement, une adresse au PS : «Personne n'a intérêt à mépriser ces forces de gauche.»

Il faut dire qu'une partie des socialistes a décidé de ne pas laisser impunies les attaques du Front de gauche contre le gouvernement. Dimanche dans Le Parisien, le président PS de l'Assemblée, Claude Bartolone, a déclaré que le PC ne pourra pas «demander» les voix des socialistes aux municipales s'ils n'ont comme «seul objectif d'affaiblir le président de la République et le gouvernement». «Personne, aucun ultimatum, chantage de je ne sais quoi ou qui nous fera renoncer à notre boussole», a répondu Pierre Laurent, tout aussi ferme à l'égard du ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, qui s'est interrogé sur Europe 1 sur «l'utilité» des communistes qui, contrairement à l'époque Jospin, ne sont pas dans le gouvernement. Laurent lui a rappelé que «la séquence s'est très mal terminée puisque la gauche n'était pas au deuxième tour après cinq ans de gauche plurielle…».

Une délégation du PS

Une délégation PS conduite par son numéro deux, Guillaume Bachelay, s'est rendue au congrès du PC, sans entrer cependant dans le hall où étaient réunis les délégués. Le PS a proposé au PCF des groupes de travail. Les communistes ont accepté d'en discuter, «à condition, indique Laurent, qu'ils ne portent pas sur des sujets sur lesquels nous sommes déjà d'accord». Secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, Éric Coquerel s'est agacé de la proposition PS: «On ne peut pas mener une politique qui divise d'un côté et vouloir tenter de rassembler de l'autre.»

Sophie De Ravinel

Légende photo : Pierre Laurent lors du discours de clôture du 36e congrès du PCF, dimanche à Aubervilliers. Crédits photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro


Source : Le Figaro
Dimanche 10 février 2013

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Yves Lourdel 13/02/2013 11:09


On appréciera "la troupe des quelque huit cents délégués". Le Figaro rivalise avec Libération dont l'article de lundi dernier était intitulé "Le communiste Pierre Laurent
capitalise".


Du grand n'importe quoi...


Yves Lourdel