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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

L'élection cantonale des 20 et 27 mars 2011 suscite bien des convoitises et des arrière-pensées. Convoitises de l'extrême droite ultra-médiatisée et qui prépare déjà les présidentielles de 2012 ; convoitises du leader du PRG qui avait cru les promesses du député Facon de lui réserver le canton ; convoitises du MRC qui a placé une adjointe héninoise comme suppléante de Jean-Marie Picque histoire de renforcer encore l'implantation du parti de Jean-Marie Alexandre à l'approche des prochaines sénatoriales de septembre 2011... Et que dire des arrière-pensées d'une fédération socialiste du Pas-de-Calais qui a eu tout faux depuis des années à Hénin et oblige le conseiller général sortant à se représenter malgré ses 75 ans et son envie de prendre sa retraite dans le seul but de barrer la route à des candidats qui pourraient défier la Fédé PS 62 ?

Mais pendant qu'on parle du casting, on ne parle pas du fond, ni des attentes de nos populations.

Le fond, c'est l'asphyxie des collectivités territoriales et notamment des départements. Depuis les années 2000, l’État a accéléré les transferts de compétence vers les collectivités locales. Le conseil général est devenu un acteur majeur en matière d’action sociale et sanitaire. C’est lui qui gère, depuis 2003, le RMI (devenu aujourd’hui le RSA), l’allocation personnelle d’autonomie (APA, depuis sa création en 2002), et la prestation de compensation du handicap (créée en 2006). Les lois organisant le processus ont prévu que l’État verserait des compensations financières, mais leur montant a été calculé à l’année du transfert, et aucune réévaluation n’a été prévue pour suivre l’évolution des dispositifs.
Les dépenses sociales ont progressé très fortement dans notre département comme partout ailleurs. Résultat, l’écart entre les sommes versées par l’État aux départements et les dépenses réellement engagées n’a cessé de se creuser, dans le Pas-de-Calais comme ailleurs.

La dette de l'État envers notre département s'élèvera en mars 2011 à un milliard d'euros. On parle de 100 millions d'euros d'économies à trouver pour boucler le budget 2011 : ce sont nos concitoyens qui vont devoir payer la facture si on ne fait rien.
La réforme territoriale concoctée par le gouvernement risque encore d'aggraver la note. A Hénin-Beaumont et à Montigny-en-Gohelle, à l'initiative des communistes, le conseil municipal a adopté la charte républicaine pour nos territoires. Le FN ne l'a pas voté. Nous saurons le rappeler durant la campagne.

Depuis des mois, les onze élus du groupe communiste au Conseil Général, autour de Dominique Watrin, conseiller général de Rouvroy, vice-président du Conseil Général et président de l'ADECR 62 ont multiplié les initiatives, comme les états-généraux d'Olhain, le 18 septembre dernier,  pour que notre département soit enfin respecté. 

Malheureusement, le PS, majoritaire au Conseil Général 62 est trop timoré sur cette question. C'est pourtant le financement des politiques d'aide sociale dont dépendent des dizaines de milliers d'habitants de notre département, le financement des actions éducatives, culturelles et sportives du département qui risquent d'être remis en cause.
On ne peut pas se permettre d'attendre 2012, c'est maintenant qu'il faut se battre !

Alors, au lieu de parler du casting, et si on parlait du fond ?


David NOËL
Secrétaire de la Section PCF d’Hénin-Beaumont
Membre du Secrétariat Fédéral du PCF 62


Télécharger le communiqué de presse

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cheforever 05/11/2010 20:37



bien vu Jean Eric



Jean-Eric 05/11/2010 13:08



Tes propos recentrent bien l'enjeu de ces canronales.


Les élus communistes peuvent  revendiquer un bon travail. Ils sont proches de leurs mandataures et, agissent rapidement.


La  fédé 62 du PS ignore le  printemps


Jean-Eric



cimares 05/11/2010 13:07



Il faut parler du fond du débat sur le département et son assemblée départementale:


1) le département est administré par un conseil général s'agissant des missions relatives à la décentralisation: il y a donc un Président du Conseil général et non un président du département. Le
représentant de l'état dans le déparetement est le préfet.Le département n'a donc pas de Président.


Cet aspect sémantique peut paraître ringard, mais le fait de faire confondre n'est pas innocent chez certains.


2) C'est vrai que pour nombre de missions transférées par l'Etat, les comptes n'y sont pas. C'est aussi vrai pour les régions.


3) Pour la partie des comptes que doivent gérer les conseillers généraux, combien ont été transférées à des associations privées qui se trouvent à gérer de l'argent public sur des actions qui
relèvent des missions propres au conseil général ?


Y a t-il toujours bien le respect des règles de délégations de service public quand le département ne prend pas ses missions en régie ? Y-a-til le conventionnement régulier et le contrôle
nécessaire de l'utilisation des fonds départementaux, notamment dans la mission principale de l'aide sociale ?


La Chambre régionale des comptes a produit un certain nombre de rapports sur le sujet depuis quelques années. Il serait bon que les élus ou que ceux qui aspirent à le devenir s'en inspirent,
plutôt que de laisser cela aux oubliettes. Peut être que les candidats du PC pourraient s'en inspirer, parce que l'on se fait peut être avoir avec les effets financiers de la décentralisation,
mais il me semble que l'on privatise quelque peu des missions de services publics en les confiant à des associations dont les dirigeant semblent disposer d'autres objectifs que le simple souci de
faire prospérer les missions de l'association.



Motivé 05/11/2010 11:22



Bien, David, pour l'article. Beaucoup de personnes ne connaissent pas les enjeux des cantonales. Il faut parler de nos attentes. On a besoin de conseillers généraux qui se battent !



phil 05/11/2010 11:17



David, merci de ta réponse


je partage le commentaire et l'analyse de l'anomyne de 9h32 même si ........


Cordialement



anonyme 05/11/2010 09:32



félicitations pour votre article ,mr david.


enfin quelqu'un qui éleve le débat,alors que certains passent leur temps à l'abaisser,comme la F.N.A.R.



phil 05/11/2010 06:36



A propos de casting , comptes-tu representer le pcf pour ces cantonnales ou soutenir Ferrari président du nouvel élan ou Piret vice-président.


compliqué non ?



David NOËL 05/11/2010 10:47



Non, il n'y a rien de compliqué. Le Nouvel Elan est une coalition de partis et une association municipale. Le Nouvel Elan n'est absolument pas concerné par les cantonales comme l'association
n'était pas concernée par les régionales. Que Patrick Piret, démocrate, se présente avec ou sans l'étiquette MoDem aux cantonales, ça ne concerne pas le Nouvel Elan ; que Pierre Ferrari,
socialiste, se présente avec ou sans l'étiquette PS aux cantonales, ça ne concerne pas le Nouvel Elan.


Comme chacun sait, le PCF a investi Edmond Bruneel pour ces cantonales et je ferai sa campagne avec toute mon énergie, mais ça ne concerne pas le Nouvel Elan. Je ne vois pas ce qu'il y a de
compliqué...


Après, que indirectement, le terrain et la notoriété des candidats aux cantonales serve à la fois leur formation politique et soit utile pour l'avenir au Nouvel Elan, c'est une chose, mais pour
le reste, le Nouvel Elan n'est en rien concerné par les cantonales.