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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Commemoration-Joseph-Fontaine-photo-4.jpgChers amis, chers camarades,

il y a  80 ans, notre pays connaissait une crise économique sans précédent. Entre 1931 et 1934, le chômage est passé de 2 % à 15 % dans le secteur industriel, le nombre de chômeurs secourus est passé de 40 000 à 340 000. Crise économique, montée du chômage, on est revenu en 1934 !

Notre pays connaissait une crise politique et morale sans précédent, avec des affaires de corruption comme l’affaire Stavisky qui ont discrédité le parti radical, le principal parti de gauche de l’époque. Faut-il parler de l’affaire Cahuzac, de l’affaire Kucheida, de l’affaire Dalongeville ? On est revenu en 1934 !

Dans ce contexte, les ligues d’extrême droite - il y a 80 ans, elles ne s’appelaient pas « Front national », mais les « Jeunesses Patriotes », « l’Action Française », les « Croix de Feu » - avec leur programme xénophobe, raciste, antisémite ont progressé. Comme en 1922 en Italie, comme en 1933 en Allemagne, les ligues d’extrême droite rêvaient de prendre le pouvoir pour appliquer leur programme d’exclusion contre « l’Anti-France » : Juifs, métèques ou franc-maçons…
On est revenu en 1934, et ici, à Hénin-Beaumont où la chape de plomb de l’extrême droite vient de s’abattre notamment sur nos amis de la LDH, on le ressent encore plus fortement qu’ailleurs…  

Il y a 80 ans, ici, dans cette ville, les partis de gauche ont su s’unir contre l’extrême droite. Ils avaient formé un comité antifasciste ; socialistes, communistes, syndicalistes de la CGT et de la CGTU, ligueurs de la LDH, tous manifestaient, ici, il y a 80 ans, contre un meeting de l’Action Française.

Joseph Fontaine, un militant communiste, un mineur syndiqué à la CGTU âgé de 56 ans qui venait de prendre sa retraite a été la première victime du fascisme à Hénin-Liétard, comme cette plaque nous le rappelle. Au cours de cette manifestation, il a été abattu par des Camelots du Roi, le « service d’ordre » de l’Action Française, qui étaient venus avec des revolvers dans les poches.
On ne veut pas revenir en 1934…

Mais en 1934, nous avons su nous unir, nous avons su dépasser nos différences, parce que ce qui nous rassemble est plus important que ce qui nous divise.
Et le vent de l’histoire tourne : cette unité de la gauche, partie de la base dans les défilés antifascistes, dans les manifestations du 1er mai et du 14 juillet, cette unité de la gauche a permis la victoire électorale du Front Populaire aux élections législatives de 1936. Elle a permis les plus grandes grèves que la France n’ait jamais connu à l’époque, elle a permis les 40 heures et les congés payés. C’est l’unité de la gauche, c’est le rassemblement des organisations syndicales et c’est la lutte qui permettent toujours de gagner.
On est revenu en 1934, il faut revenir en 1936.

Aujourd’hui, le PCF rend hommage à Joseph Fontaine, mais au-delà d’une commémoration, c’est le combat pour lequel il est mort que nous voulons continuer. Ce combat contre l’extrême droite, contre le fascisme, pour préparer les victoires de demain, nous sommes déterminés à le mener et nous le mènerons avec vous.
Nous vous donnons rendez-vous dans la rue dès demain, pour défiler contre l’austérité, nous vous donnons rendez-vous le 1er mai prochain dans les cortèges à Arras ou à Lille. Nos militants seront de tous les rendez-vous. Le vent de l’histoire tourne…

Vive l’unité de la classe ouvrière, vive le Parti Communiste ! 

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