Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

Archives

 

Publié par David NOËL

precarite-etudiant-salarie.jpgLa rentrée 2012 voit une nouvelle dégradation des conditions de vie des étudiants. Sans même revenir sur les 5000 étudiants qui ont dû rembourser leurs bourses cet été, alors même que les retards de versements de plusieurs semaines à la fin de l'année 2011 ont plongé des milliers d'entre nous dans la misère la plus noire, poussant certains au suicide, les chiffres sont éloquents. Le coût de la vie augmente de 3,7 % ; mais la réalité qui se cache derrière cette statistique tient du désastre. Le loyer des logements étudiants enregistre une progression spectaculaire, jusqu'à 10 % en région parisienne... Conséquence de la libéralisation des logements mise en œuvre par les gouvernements Sarkozy, et de la spéculation immobilière effrénée qui s'abat sur nous dès la rentrée. Or, le logement pèse 60 % dans un budget étudiant ; pour avoir un toit, il faut prendre un prêt, se salarier pour la moitié d'entre nous, abandonner ses études. François Hollande n'avait-il pas parlé de changement ? L'Union des Étudiants Communistes exige la nationalisation du logement étudiant et le blocage des loyers. Un tiers des étudiants est privé de mutuelle, faute de moyens ; c'est pourquoi, par exemple, les hépatites B ont doublé depuis 2007. Ce « grand bond en arrière » est inédit depuis la seconde guerre mondiale : la crise sociale se double d'une crise sanitaire.

Nous invitons le gouvernement à se demander pourquoi nos concitoyens et nos voisins d'amphithêatre l'ont porté au pouvoir : le changement, le progrès social, une vie meilleure. L'équipe Hollande, d'un côté, assure la continuité avec le gouvernement précédent ; Geneviève Fioraso ne prétend-elle pas poursuivre la politique de privatisation et d'autonomie initiée par Valérie Pécresse ? Et de l'autre, elle laisse la situation empirer, en se gardant bien de toute mesure pour répondre aux besoins des étudiants. Vivrons-nous plus mal en 2017 qu'en 2012 ? Les étudiants ne sont plus disposés à attendre qu'on veuille bien s'intéresser à eux. Nous ne nous laisserons pas ballotter entre les mains des marchands de sommeil et des prêteurs sur gages : nous voulons un statut social pour garantir nos besoins fondamentaux. Contre la loi de la jungle, un véritable service public du logement ; le remboursement à 100 % des frais de santé par la sécurité sociale ; une allocation d'études pour tous afin de subvenir aux nécessités du quotidien.

L'Union des Étudiants Communistes appelle donc les étudiants à se mobiliser dès la rentrée universitaire pour battre en brèche l'austérité qui nous est imposée. Plus question de galérer, battons le pavé !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article