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Interviews et reportages sur Hénin-Beaumont

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Publié par David NOËL

Photo-CM-09-04-14.jpgTout le monde est désormais prévenu : pendant ces six années de mandat, les séances de conseil municipal devraient prendre des allures d’arène où chaque coup encaissé par la majorité sera rendu au double. La preuve par l’exemple, ce mercredi soir, où les défenseurs de la Ligue des Droits de l’Homme se sont, de manière inattendue, retrouvés piégés et assommés par une volée de fond de court inattendue signée Jean-Richard Sulzer.

L’événement, cela devait être le retour de Gérard Dalongeville dans ces salons d’honneur qui furent sa cour de récréation huit années durant. Sauf que d’événement il n’y eut point, l’ancien maire d’Hénin-Beaumont ne pipant mot pendant la séance, votant même sans sourciller chaque délibération.

Un conseil qui, sur le fond, promettait d’être expéditif, les 3/4 de la séance étant dédiés aux répartitions des élus dans chacune des commissions sur la base de deux élus de la liste Binaisse dans chacune de ces commissions, plus la présence de Gérard Dalongeville.

Une séance qui commence par les interrogations de Sandrine Rogé suite au déplacement de force publique, à l’extérieur, et de service d’ordre privé, à l’intérieur, lors du conseil d’installation où il fallait montrer patte blanche : « Trouvez-vous acceptable ce filtrage discriminatoire ? »

Vote de deux collaborateurs pour Briois

Seconde salve de protestation lorsque le conseil a à voter le principe de l’embauche de deux collaborateurs au cabinet de Steeve Briois. Geoffrey Gorillot s’en inquiète : « Pourquoi en avez-vous besoin de deux ? » Steeve Briois se retranche derrière un laconique, « C’est la loi ! ». Et parce que le conseiller d’opposition insiste, Bruno Bilde sort alors l’artillerie lourde : « Je tiens à vous rappeler que le collaborateur de M. Binaisse touchait 3 900 € nets et une voiture de fonction : à eux deux, les collaborateurs recrutés ne toucheront pas ça ! »

Après une passe d’armes entre David Noël et Steeve Briois autour du récent verdict du faux-tract de Jean-Luc Mélenchon où l’élu communiste sera taxé de « repris de justice » viendra bien évidemment sur la table l’affaire de la LDH. Marine Tondelier monte au créneau en reprochant au maire d’avoir voulu « détruire un contre-pouvoir » parce que ça l’arrangeait, évoquant « un choix politique et délibéré ». Une attaque balayée d’un revers de manche par Steeve Briois : « Je veux remettre tout à plat ; votre système de copinage et de favoritisme, ça suffit ! »

« Rendez l’argent ! »

Et lorsque David Noël s’empresse d’en rajouter une couche, il est cueilli à froid par Bruno Bilde, lâchant : « On fait tout un foin alors qu’il y a 14 adhérents dont MM. Noël et Binaisse et tout le PC local ! » C’est le moment que choisit alors l’adjoint aux finances, Jean-Richard Sulzer, pour lancer une bombe : « M. le maire, je demande que vous entriez en procédure du recouvrement dû par cette association. On peut évaluer le loyer à 600 € par mois en y incluant les charges, soit 72 000 euros sur dix ans, mais comme il y a prescription au-delà de 5 ans dans ce type de recouvrement, c’est 36 000 € que vous devez émettre soit sur la section d’Hénin, soit sur la Ligue nationale ! Je vous invite d’ailleurs, s’il y a débat, à saisir le procureur financier ! » « Rendez l’argent ! » crie alors un élu. Rude mandat en perspective !

Légende photo : Un combat de tranchées, mais souvent à armes inégales du côté de l’opposition.


Source : La Voix du Nord
Jeudi 10 avril 2014

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